Le voyant – Jérôme Garcin

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Le visage en sang, Jacques hurle: « Mes yeux! Où sont mes yeux? » Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d’azur, de lilas et de muguet, il entre dans l’obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs.
Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient «The Blind Hero of the French Resistance». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans.

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Histoire d’Alice, qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) – Francis Dannemark

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La vie d’Alice est un roman.
Un roman dont les chapitres, les uns après les autres, portent le nom de ses maris. Le jeune résistant, le confiseur italien, le jazzman, le journaliste américain, le médecin indien… Elle a follement aimé chacun de ces hommes et s’en est fait follement aimer. Huit fois veuve et neuf fois amoureuse ! Un don pour la vie, une terrible envie de mordre l’existence à pleines dents brûlent chez cette sémillante vieille dame à l’accent so british

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Besoin d’un peu de douceur pour finir ou débuter l’année? Alors pour cela, il suffit d’aller à la rencontre d’Alice, 73 ans. Sous ces apparences de femme ordinaire, ce cache une femme qui a donné de l’Amour toute sa vie.

C’est lors de l’enterrement de sa mère, en 2001, que Paul, 56 ans, rencontre Alice, sa tante pour la première fois. Et cette rencontre va chambouler toute sa vie. Car sous ces airs de vielles dames apparaît une femme pétillante, pleine d’esprit et de mystère. Elle invite son neveu chaque soir à venir à sa rencontre à l’hôtel où elle est pour le moment afin de lui raconter son incroyable vie amoureuse. La vie est précieuse et peut-être courte. Elle connaît bien cela car marié 8 fois et veuve autant de fois. Tous disparus de mort plus au moins banal comme une crise cardiaque dans le jardin ou mourir suite à un coma. Mais une chose est certaine, elle a aimé sincèrement ces hommes et a profité de chaque moment avec chacun d’eux. Ainsi, elle a pu suivre son coeur en traversant le monde durant 50 ans.

Alice a des difficultés à dire non et aidé par son amie et ex belle-mère, elle va prendre la vie avec simplicité et légèreté. Une chose qui va toucher Paul mais tout autant la lectrice que je suis. Un bel ode à la vie, à l’amour, à l’amitié, au sexe et surtout à la capacité de l’homme de pouvoir aller de l’avant. On oublie souvent que ce n’est les choses merveilleuses qui manquent mais notre capacité à nous émerveiller. Ce petit roman porte vite le sourire et l’émerveillement. L’histoire bien qu’improbable est raconté avec subtilité et talent ce qui fait que les pages se tournent avec curiosité. D’autant plus que chaque paragraphe porte le nom d’un homme différent, alors bien entendu que j’ai envie de savoir qui il est, comment ils se sont rencontrés et comment et pourquoi, ils se sont aimés.

Le roman se lit avec une douceur bien agréable et le plaisir de lecture est réel. Pourquoi se privée d’un moment de bonheur de lecture simple et authentique?

L’étrange contrée – Ernest Hemingway

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Miami était étouffant et humide et le vent de terre qui soufflait des Everglades apportait des moustiques même le matin.

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Un écrivain désabusé voyage en Floride avec une femme beaucoup plus jeune que lui : ils vont au restaurant, boivent un verre, parlent de la guerre d’Espagne, de leur vie, d’avenir et font l’amour… Soudain tout se trouble, le soupçon de l’inceste rôde, les difficultés à écrire et à vivre resurgissent et, avec elles, l’inexorable fatalité. Réflexion sur l’écriture et l’amour, ce court roman rassemble toutes les obsessions d’un des géants de la littérature américaine.


C’est parti pour un voyage aux Etats-Unis avec un auteur qui pourrait-être Ernest Hemingway et une jeune demoiselle, forte charmante.

Le couple fuit. Roger, vide son compte bancaire, laisse sa femme et ces enfants derrière lui. Il achète une voiture et part avec la jeune Hélèna. Les voilà sur les routes des Etats-Unis où ils s’arrêtent pour boire et manger. Elle, demande sans cesse  si lui, l’aime. Encore et encore et encore. Et lui, dois lui répondre de façon affirmative pour éviter ces questions tellement répétitives. L’image de la femme n’est pas glorieuse. Belle donc forcément crétine et étrange. Et l’homme, lui plus sérieux, terre à terre et qui aime boire. Le pauvre sans alcool, il serait totalement perdu, égaré.

De motel en motel, ils prennent deux chambres séparées, changent de noms, se font passer pour le père et la fille ou un couple. Roger, essai de savoir ce qu’il se passe en Espagne, la guerre approche. Elle s’en cogne, elle veut juste savoir si lui il l’aime et est content d’être avec elle. Quel ennui…. Il ne se passe rien et les échanges sont totalement stériles. En plus, il appel sa compagne « Ma fille », je trouve cela malsain. L’auteur aurait du boire encore un peu pour travailler ce texte. En tout cas, maintenant, c’est moi qui en a besoin.

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Mon vélo et autres amis – Henry Miller

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En sa présence, on ne met pas longtemps à se rendre compte qu’en dehors du théâtre, il a la passion des femmes. Il les aime comme un jardinier aime les fleurs.

Quand Joe aimait un livre, il n’arrêtait pas d’en parler. Il le conseillait à tout le monde et à n’importe qui sans s’occuper d’instruction ni de culture. « Lisez-le! disait-il. Ca vous fera du bien ».

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Dans cet ouvrage, véritable cantique à l’amitié, Henry Miller dessine les portraits colorés de ses compagnons des bons et des mauvais jours, comme il a commencé à le faire dans Le Livre des amis.
S’ils sont moins connus qu’Anaïs Nin, Alfred Perlès ou encore Conrad Tericand, le  » diable au paradis « , ces autres amis n’en méritaient pas moins l’hommage vibrant que leur rend ici l’auteur des Tropiques et de La Crucifixion en rose.

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Cette édition rassemble trois livres écrits par Henry Miller : Le Livre des amis, Mon vélo et autres amis et Joey.  En effet, ces écrits son très cohérents puisqu’il parle de ces amis et des femmes qu’il a connu ce qui compose en grande partie sa vie. Lorsqu’il parle de ces amis qu’il a aimé de façon très sincère il parle de lui bien entendu et des femmes avec qui il a couché. Il y a les femmes qu’il a rencontré et celles que ces fameux amis lui amenaient.

Son univers se résume à ces amis masculins d’un côté et les femmes en général de l’autre. Il a un côté assez obsessionnel sur le sexe. Toutes les deux pages, on trouve au moins une évocation que cela le concerne ou non. Un élément indispensable à sa vie, à la perception de ce qui l’entoure. Il aime les femmes mais n’est pas fait pour vivre avec, pour preuve son nombre de mariages et de divorces.

J’ai eu quelques difficultés à rentrer dans les descriptions mais à partir de 50ème page, c’est bon, j’ai accroché. Une fois que l’on comprend que c’est une personne égocentrique, égoïste et macho, on se laisse aller dans les pages. On rencontre ces amis qui partagent beaucoup de ces traits de caractères et parfois ces femmes de tempérament qui l’ont occupé le temps d’une autre rencontre.

Il trace un portrait de sa vie, d’une époque et d’un mode de vie. Il rencontre ces amis artistes et partagent la même passion de la littérature, de la musique, de la peinture, du voyage, de la bonne nourriture, de l’alcool, des femmes et du sexe. J’imaginais ces rencontres un peu partout dans le monde où le rire côtoie la déchéance humaine. Bienvenue Anaïs Nin, Raymond Queneau, Blaise Cendrars, Alfred Perlès… qu’il fréquente à l’occasion ou sur du long terme. Un autre univers est ouvert, un que je ne connais pas que je peux replacer dans un autre temps, avec d’autres moeurs.

Bref, une lecture bien sympathique à la rencontre d’Henry Miller qui s’aime beaucoup et d’une Amérique d’une autre époque. L’auteur du Tropique du cancer n’aurait pu faire autre chose qu’écrire et son meilleur ami est un vélo.

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Tu penses vraiment qu’à ça?!!

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Les couples, qu’est-ce que l’on peut rire d’eux. Il y a de quoi aussi. Vous ne trouvez pas?

Vincent Varnier qui a écrit la pièce et qui interprète l’homme, raconte avec sa compagne, l’histoire de deux êtres qui se rencontrent, qui apprennent à se connaître et à s’aimer. On pourrait croire que le sujet tellement de fois vu et entendu, il ne pourra que ressembler à tant d’autres. L’écriture ici est assez ingénieuse, car les échanges sont ponctués par une voie off qui exprime la pensée des interlocuteurs.

Quelques blagues clichées bien entendu, mais beaucoup de travail dans les jeux de mots, dans les situations… Un spectacle bien joué et bien écrit. J’ai passé une bonne soirée, et d’autres une excellente puisqu’ils sont sortis en pleurant de rire.

Actuellement au Temple

Plus d’informations : www.theatreletemple.com/spe_penses.php