Le nez dans les livres prolongé de deux ans

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Les livres de George renouvelle son génial challenge Le nez dans les livres pour deux ans, alors comment résister?

Je rempile pour la deuxième fois pour la troisième catégorie Lira bien qui lira le dernier : 10 livres ou plus.

Donc pour mémoire le challenge consiste à lire des romans dont le titre contient le mot : Lecture, livre, lecteur, auteur, librairie ou bibliothèque ou tous mots en rapport direct avec notre occupation principale : Le Lecture  !

Inscrivez-vous ici : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2013/07/28/challenge-le-nez-dans-les-livres-saison-2/comment-page-1/#comment-48879

Le baron perché – Italo Calvino

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Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs; ils avaient avec eux leurs fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque.

Il comprit que les associations renforcent l’homme, mettent en relief les dons de chacun et donnent une joie qu’on éprouve rarement à vivre pour son propre compte : celle de constater qu’il existe nombre de braves gens, honnêtes et capables, tout à fait digne de confiance. (Lorsqu’on ne vit que pour soit, on voit le plus souvent les gens sous leur autre face, celle qui nous force à tenir constamment la main sur la garde de notre épée).

Côme devait le comprendre plus tard : lorsque le problème comme n’existe plus, les associations perdent leur sens, et mieux vaut alors être un homme seul qu’un chef.

Tout cela était bien beau : mais moi, j’avais l’impression que mon frère, outre sa folie, tombait dans l’imbécilité chose plus grave et douloureuse; soit en bien, soit en mal, la folie est une force de la nature, mais l’imbécilité n’en est qu’une faiblesse, sans aucune contrepartie. 

C’était comme une broderie faite sur du néant, comme ce filet d’encre que je viens de laisser couler, page après page, bourré de ratures, de renvois, de pâtés nerveux, de tache, de lacune, ce filet qui parfois égrène de gros pépins clairs, parfois se resserre en signes minuscule, en semis fins comme des points, tantôt revient sur lui-même, tantôt bifurque, tantôt assemble des grumeaux de phrases sur lit de feuilles ou de nuages, qui achoppe, qui recommence aussitôt à s’entortiller et court, court, se déroule, pour envelopper une dernière grappe insensée de mots, d’idées, de rêves – et c’est fini. 

Côme Laverse du Rondeau
Il vécut dans les arbres
Aima toujours la terre
Monta au ciel

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4ème de couverture
Monté à douze ans dans les arbres, Côme, baron du Rondeau, décide de ne plus jamais en descendre. Nous sommes en 1770. Des années plus tard, toujours perché, il séduira une marquise fantasque et recevra Napoléon en grande pompe.
Autoportrait, conte philosophique, Le Baron perché est une éblouissante invention littéraire, où Côme circule au milieu des yeuses comme Calvino dans les lignes.

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Côme n’est pas un homme ordinaire. Suite à une dispute avec son père il décide de monter dans les arbres et ne plus jamais de sa vie il ne descendra. Cela peut paraître simple comme résumé mais bien d’autres choses en découle. Partagé entre un conte philosophique et les folles aventures du baron de Munchausen, j’ai été emmené à la cime des arbres.

Côme cite Voltaire, devient un noble particulier à la fois sage et fou. Les arbres et la nature n’ont plus de secret pour lui. D’ailleurs les hommes aussi commencent à ne plus avoir de secret pour lui. De branches en branches, de feuilles en feuilles, d’arbres en arbres, de saisons en saisons, il disparait mystérieusement et réapparaît de façon toujours aussi énigmatique. Léger, secret, mystérieux, il ne reste insensible à personne. Surtout pas à moi-même. Pas à un seul moment je me suis ennuyée dans cette lecture. Bien au contraire, je tenais mes pages pour suivre les aventures de cette famille vu par le jeune frère qui aime son frère de tout son coeur.

Un délicieux moment de lecture que j’avais déjà eu lors d’une autre lecture de la trilogie Nos ancêtres. Quel écriture légère, précise et rempli d’imaginaire. Douce critique de la société en pleine effervescence qui nous fait réfléchir sur notre société, sur notre rapport aux autres et au monde.

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Les mots du dictionnaire
Apostat : Personne qui abandonne une doctrine, une opinion, un parti.
Caroubier : Grand arbre méditerranéen du bord des eaux, dont le fruit en gousse (caroube) contient une pulpe comestible, sucrée, antidiarrhéique, d’usage alimentaire et médicinal.
Muscadin : Après le 9-Thermidor, jeune élégant vêtu de façon excentrique et adversaire actif des Jacobins.
Pisse-vinaigre : Esprit chagrin et renfrogné.
Théisme : Doctrine qui affirme l’existence d’un Dieu personnel, cause du monde.

L’avis de Plaisir à cultiver avec qui j’ai eu le plaisir de faire cette LC : plaisirsacultiver.wordpress.com

Du même auteur
Le chevalier inexistant

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La côte 400 – Sophie Divry

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Etre bibliothécaire n’a rien de valorisant, je vous le dis : c’est proche de la condition d’ouvrier. Moi, je suis une taylorisée de la culture.

Comme il était américain, vous connaissez le sens pratique, Dewey a lancé une entreprise de menuiserie pour fabriquer des meubles adaptés aux bibliothèques, la Library Bureau Company. Excusez mon anglais. Son entreprise existe toujours. Ca, c’est très américain. Ils vendent des meubles de qualité. Ils en ont quelques-un à Beaubourg.

C’est ainsi : les guerres tuent toujours les fils et jamais les pères qui les ont décidées.

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4ème de couverture
Elle rêve d’être professeur, mais échoue au certificat et se fait bibliothécaire. Esseulée, soumise aux lois de la classification de Dewey et à l’ordre le plus strict, elle cache ses angoisses dans un métier discret. Les années passent, elle renonce aux hommes, mais un jour un beau chercheur apparaît et la voilà qui remet ses bijoux. Bienvenue dans les névroses d’une femme invisible. Bienvenue à la bibliothèque municipale, temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs, chacun dans son univers. Mais un jour ce bel ordre finit par se fissurer.

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L’auteure s’adresse à moi, la lectrice qui s’est fait enfermée dans la médiathèque. Pendant qu’elle vaque à ces occupations dans son sous-sol entre ces rayons histoire et géographie. Le temps d’une lecture, on devient sa confidente. Dés le début, elle me paraît hautaine, hargneuse, aigrie, psychorigide et maniaque. Elle déteste les gens, ceux qui aiment l’architecture, ces collègues, les gens qui n’aiment pas lire, les bourgeois, les politiques… S’aime t’elle d’ailleurs. Vivant dans sa solitude, blessé dans son coeur, elle vit seule sans ami, avec comme compagnon les livres. Un jeune garçon vient de temps en temps travailler, Martin, elle rêve de lui en se faisant une obsession sur sa nuque. Mais jamais, elle ne tente quelque chose à part mettre une paire de boucle d’oreilles ou être proche de lui parfois lorsqu’elle range les livres.

Une fois passé le côté pathétique de la bibliothécaire vielle fille, je me suis laissée porté par le livre. Je n’ai pas trouvé l’esprit de la médiathèque où je vais régulièrement. Elle n’aime pas trop les grosses nouveautés, les livres des grosses rentrées littéraires. La médiathèque privilégie des livres d’apprentissage de langues, des livres en japonais, sur la culture arménienne, sur l’art de la pousse du bio… J’avoue que je suis très rarement tenté par les nouveautés. Et en ce qui concerne les conseils, j’ai juste le droit à « Regarder dans la brochure des coups de coeur » ou « il y a un coeur sur la tranche« . Cet accueil souvent peu chaleureux dans un espace assez froid, je me ballade pas très longtemps.

J’ai beaucoup aimé cette phrase « Je fais un métier courageux, utile, intéressant, qui demande un tas de qualités. Quand ils rendent les livres : « J’aime beaucoup aussi, cela vous a plu?« .  J’adorerai rendre mes livres et en discuter avec le bibliothécaire sans devoir regarder ma montre. Un jour peut-être…

Ce livre est sympathique sans être transcendant, surprenant ou autre. Une petite lecture agréable avec en bonus un peu d’histoire sur les bibliothèques.

L’avis d’Aurelie : labibliothequedelilou.hautetfort.com/archive/2012/08/10/la-cote-400-de-sophie-divry.html
L’avis des Livres de Georges : leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/03/09/la-cote-400-de-sophie-divry/

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Bouquiner – Annie François

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Bouquiner
Annie François
Editeur : Le point
Nombre de pages : 199

La médiathèque a proposé une thématique sur le livre, parmi les ouvrages proposés Bouquiner d’Annie François, qui m’a parlé avec sa couverture et sa quatrième de couverture.

Annie François nous parle de ces habitudes de lectrice, de sa passion pour l’objet livre, de l’amour de lecture, du partage avec ces amis et sa famille. Elle n’aime pas les marques pages adore marqué les livres avec ces ongles. Elle aime acheté des livres qu’elle aime en plusieurs exemplaires pour les offrir à ces proches. Chez elle, les livres sont partout et classer par genre, aussi bien dans la salle de bains que dans la chambre, sous une table basse ou dans le bureau. Et la lecture se fait partout, où presque tant qu’elle reste à l’abri de bruits extérieurs. Elle aime lire dans son lit, dans son bain et va même jusqu’à noyer son livre.

Quelle ode à la lecture. J’ai été conquise par le livre qui se lit très rapidement et structuré en paragraphe. Cela ma poussé à voir aussi comment je me comporte avec mes livres, mes habitudes, les choses que j’aime ou pas. J’ai envie aussi de faire de la reliure de livres, je vais personnaliser mes livres en dessinant sur la dernière de couverture. J’ai envie aussi d’acheter des livres, de faire des emballages, de créer une petite carte, de la personnaliser et de l’offrir à quelqu’un en espérant qu’il prendra autant de plaisir que moi à le lire.

 

L’avis de Minou : minoualu.blogspot.be/2012/09/bouquiner-autobiobibliographie-annie.html
L’avis de Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/05/26/2813bouquiner-autobiobibliographie-annie-francois/
L’avis de l’oeil qui fume : loeilquifume.wordpress.com/2013/03/08/bouquiner/

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Notes – Songe est mensonge – Boulet

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Notes
Songe est mensonge
Saison 4 : Juillet 2007 – Juillet 2008
Editeur : Shampooing

Songe est mensonge est le tome 4 des aventures d’un blogeur. C’est un mec qui rajoute sa vie de… Boulet.

Boulet est un mec qui raconte sa vie en bulle sur le net. Un tome correspond à une année environ, ici de juillet 2007 à juillet 2008. Il parle de quoi?? Et bien de ces rêves très étranges en mode poisson le bien souvent, de ces problèmes gastrique et de dos, des rencontres avec d’autres auteurs, les festivals, les dédicaces, les enfants, des planches rendues en retard…

C’est un ami à Pénélope Bagieu dit Joliecoeur, avec qui d’ailleurs elle a travaillé sur l’album La page blanche. Cela m’a donné très envie de découvrir ces livres. J’avoue que je n’ai pas été conquise par la blog, trop imaginatif pour moi peut-être. Le résultat reste le même pour le livre. Je ne suis pas conquise du tout. Je suis allée jusqu’au bout quand même. Quelques pages m’ont fait sourire quand même. Par chance, la médiathèque n’a acheté qu’un seul de ces livres, alors pas besoin d’en lire un nouveau pour me refaire une opinion.

Lien vers son blog : www.bouletcorp.com

Du même auteur
La page blanche avec Pénélope Bagieu

Mémoires d’une bibliothécaire – Brigitte Sibertin-Blanc Durand

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Mémoires d’une bibliothécaire
Brigitte Sibertin-Blanc Durand
Editeur : Confluences, Le Amis de la bibliothèque de Compiègnes et La Société historique de Compiègne
Nombre de pages : 122
Publication : 1 avril 2004

« Il faisait un temps délicieux ce jour-là, « un ciel pur, un azur sans nuage », ce premier septembre de l’année 1962, à Compiègne : c’est le jour où, fraîche émoulue de l’Ecole de Chartres et âgée de vingt-quatre ans, je prenais ma fonction de conservateur de la Bibliothèque municipale de la ville, et m’installais dans le petit bureau vitré de la place du Change, ignorant encore que j’y accomplirais toute ma carrière, c’est-à-dire toute ma carrière, c’est-à-dire trente six ans et demi ! »

L’histoire débute ainsi. Brigitte Sibertin-Blanc Durand raconte son parcours professionnel au sein d’un bibliothèque. Après l’école de Chartres, elle va faire toute sa carrière au sein d’une même ville. Elle raconte le développement d’une bibliothèque aussi bien au niveau économique avec l’augmentation du nombre d’habitants et par conséquent d’abonnés et de nouveaux espaces à créer. Qui prend en compte aussi avec l’évolution dans les supports présents, l’informatisation, l’apparition des cd, des dvd, le partenariat avec des structures locales que cela soit le musée ou le libraire. Le fond local est la plus value de ce lieu qui s’enrichit au cours du temps.

On suit l’évolution des liens, des intérêts de cette femme passionnée, par le lieu pour en créer un vrai endroit de partage, de découverte et aussi d’échanges. Un bon moment de lecture qui me donne envie d’aimer encore plus ma médiathèque.

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Captain Blood – Rafael Sabatini

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Captain Blood
Rafael Sabatini
Phébus – Libretto
Date de publication : 1922
Nombre de pages : 232 pages

Lecture : décembre 2012

Comment devient-on flibustier? Voilà une bonne question que ce passionnant roman nous propose à travers le portrait du Captain Blood.

Peter Blood, fidèle à sa fonction de médecin, soigne les blessés quelque soit leur camp. Voilà son erreur et elle va transformer sa vie. Il ne voulait pas prendre part aux révoltes contre le roi Jacques II d’Angleterre. Il sera jugé comme les autres et échappe de peu à la mort. Il est envoyé avec ces compagnons d’infortune travailler sur les nouvelles conquêtes du royaume d’Angleterre,  l’île antillaise de la Barbade en esclavage. Le labeur est difficile. Du moins, moins pour lui que pour les autres. Sa connaissance lui permet quelques passe droit et ces compétences sont reconnues. La belle Arabella, la nièce de l’horrible colonel Bishop qui dirige la plantation, ne reste pas insensible au charme de cette homme. L’attirance est réciproque.
Lors d’une attaque espagnol, les bagnards en profite pour s’enfuir à bord d’un magnifique galion  et le passé de Blood refait surface. A partir de ce moment, débute une vie de flibuste et de combats et devient Captain Blood (alias M. Le Sang, alias don Pedro Sangre). Il va mettre à feu les Antilles et se faire beaucoup d’ennemies de toutes nations au bord de l’Arabella. Sa bravoure, son insoumission et son respect de l’honneur, lui procure un équipage fidèle prêt à le suivre dans l’aventure. Après moult rebondissements, tout est bien qui finit bien.

Les pages se tournent avec un ravissement non dissimulé. Mon charmant libraire, m’en a parlé avec tellement de passion, que le plaisir de le lire n’a été que plus grand. Je me voyais sur ce bateau voguant sur toutes les mers, affronter les bateaux espagnols, français ou anglais. J’étais présente à chaque moment et quel délice. Et comme tout bon roman de pirates, une histoire d’amour basé sur une attirance certes mais aussi sur l’entente moral. Un vrai bijou qui m’a donné envie de découvrir l’île aux pirates. Laissez vous tenter par ce roman. Allez conquérir ce trésor et vous enrichir d’images et de rêves.

Cinéma :
Adapté au cinéma en 1935, titre éponyme par Michael Cruz avec Errol Flynn et Olivia de Havilland.

Ce qu’en dit la presse : 
Daniel Martin – La Montagne : « L’histoire est classique, certes, mais l’écriture est un bonheur : rigoureuse, aventureuse, porteuse de suspense et d’émotion. Une merveille !« .

Si vous avez aimé, vous devriez aimer :
Roman : 
L’île au trésor

BD :
De capes et de Crocs