43, rue du vieux-cimetière – tome 2 – Il faudra me passer sur le corps – Kate & M. Sarah Klise

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4ème de couverture
Le MIASME – Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants – a décidé que Lester Perrance, onze ans, ne pouvait plus vivre « sans ses parents » au manoir Vranstock, 43, rue du Vieux Cimetière. Ignace Bronchon, auteur de best seller et locataire du manoir, tente de convaincre Dick Tatter, le président du MIASME, que le jeune garçon et lui y vivent parfaitement heureux et en sécurité. Depuis quelques mois en effet avec le fantôme d’Adèle I. Vranstock, ils écrivent et publient des histoires de fantôme très appréciées du public. Mais Dick Tatter ne veut rien entendre : il fait interner Bronchon dans un asile de fous, envoie Lester à l’orphelinat et annonce qu’il projette de faire exhumer le corps d’Adèle. Heureusement, les trois habitants du manoir ne sont jamais à court d’idées et n ‘ont pas l’intention de vivre séparés plus longtemps. D’ailleurs, ils réservent à Dick Tatter une surprise d’halloween dont il ne se remettra pas de sitôt…

M. Bronchon et les autres habitants de la maison auraient pu continuer à vivre tranquillement si le responsable de Miasme (Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants ) n’était pas venu mettre son grain de sel.

Tout s’effondre aussi bien l’équilibre au sein de la maison que la confiance des lecteurs. Quelques stratagèmes vont être développés afin de reconquérir le bien-être au quotidien. Et comme dans le tome 1, je me suis laissée avoir par l’histoire, les personnages et la présentation. Toujours des échanges de lettres, le journal de la ville et les fameux dessins de Lester qui rend la lecture facile et agréable.

Mais le côté très enfantin ressort par rapport à certaines situations. A force de lire des romans pour grands, je trouve que certains détails auraient pu être plus recherché ou plus crédibles. Lester est adopté par un fantôme et le vieux grincheux grâce à une lettre que ces parents avaient rédigé en disant ne pas l’aimer. Et la marmotte dans l’histoire, elle emballe le chocolat.

Malgré un petit hic, je vais essayer de pouvoir lire le troisième tome si j’arrive à le trouver dans une bibliothèque.

Mon avis sur le  tome 1

L’avis de Sharon

challengeus Wonderpatate

Le complot contre l’Amérique – Philip Roth

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Je n’avais jamais aussi bien compris à quel point la vanité éhontée des imbéciles peut faire le malheur d’autrui. 

C’est si déchirant, la violence, dans une maison; c’est comme de voir des vêtements accrochés dans les arbres après une explosion. On peut se préparer à l’image de la mort, mais pas à celle des vêtements dans l’arbre. 

4ème de couverture 
Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s’empara des juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux Juifs de pousser l’Amérique a entreprendre une guerre inutile avec l’Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des Etats-Unis, il s’empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth.
Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l’Amérique, un roman de Philip Roth, qui avait sept ans à l’époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille – et des millions de familles semblables dans tout le pays – lors des lourdes années où s’exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire. Ce faisant il nous offre un nouveau chef-d’oeuvre.

L’histoire est originale. Charles Lindbergh qui inspire beaucoup de romancier, même Agatha Christie, devient président des Etats-Unis et sympathise avec Adolf Hitler et ces amis. Lui doucement, rassure son pays que ce dernier n’entrera pas en guerre. Mais la communauté juive commence à sentir les prémisses de l’antisémitisme.

Attention, ce n’est pas présenté comme un livre d’Histoire vraie. L’angle est celui d’une famille juive, celle de l’auteur d’ailleurs. On perçoit l’histoire sous l’angle d’une communauté, dans un quartier, dans une ville. Toutefois, on entend et on connaît tous les points de vue. L’enfant devenu grand racontant son histoire fait véridique. En effet, beaucoup d’évènements, de discours, de groupes politiques et de personnages qui ont vraiment existé à cette période sont cités. Mais, quelque chose manque.

Je n’arrivais pas à m’arrêter de lire, j’étais séduite par l’écriture, la justesse du ton, des mots employés pour en arriver à cette fin. Même maintenant, je reste mitigée sur mon jugement concernant le livre. Cependant, l’écriture m’a beaucoup plu et je pense aller vers un autre roman. Et le complément d’informations en fin de roman qui présente les personnages réels du roman.

L’avis de Plaisir à cultiver

challengeus 

Sacrés américains! Nous, les Yankees, on est comme ça

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Et puis, le président doit aussi penser à récompenser ceux qui ont « aidé » sa campagne (et payé tous ses spots publicitaires) : se sont ces fameux lobbys, ceux qui parlent, au choix, au nom des banquiers, des fanatiques du port d’armes, des anti-IVG, des géants de l’industrie pharmaceutique, des patrons du Big Business, des marchands de canons et autres amoureux du processus démocratique. 
Sans ces gars-là, nos élections ne seraient qu’un grand débat d’idées, à la française. Dieu nous en préserve. 

Les Etats-Unis totalisent à eux seuls 43% des dépenses militaires de la planète, et les 1 400 dollars dépensés par tête d’habitant par nos armées expliquent bien des aspects de la société américaine : deux semaines de vacances par an, pas de Sécu, et de nombreux laissés-pour-compte. Tout cela pour s’offrir une belle machine de guerre. 

Reste que la pus belle victoire de notre etablishment militaire est de réussir à faire croire au public américain qu’il n’a jamais perdu de guerre. L’épisode de la guerre de 1812 où les Britanniques ont tout de même réussi à brûler notre Maison Blanche? Zappée des manuels d’histoire. La Corée et le Viêt-nam? Des matchs nuls, joués à l’extérieur, donc une performance honorable! Et chacun d’oublier le « génie » militaire du général Westmoreland responsable de la perte de 55 000 GI face à un adversaire qui n’avait ni hélicoptère ni porte-avions.

« On s’est gouré en tirant sur eux, on a même tué le grand-père, et malgré cela il nous adorent », s’était félicité le sergent de l’unité, qui a donné l’ordre à ses hommes d’aider à enterrer la victime sur place. Cet officier n’avait évidemment rien compris : les survivants, terrorisés à la vue de ces hommes surarmés et faisant feu à volonté sur des civils, les imploraient simplement de les épargner. On est loin d’une quelconque reconnaissance pour le libérateur. 

Selon David Cay Johnson, auteur d’un livre sur la fiscalité aux Etats-Unis, en 1999, le revenu des 1% les plus fortunés égalait – après impôts ) celui des 100 millions de leurs concitoyens les moins payés. En 1980, un PDG américain gagnait 40 fois le revenu d’un salarié moyen. Depuis 2000, l’écart est monté à 400. Les gros revenus totalisent 210% du revenu moyen (par rapport à 150% en France).

Si je mourrais après avoir ingurgité un steak bien rouge, ma famille pourrait attaquer en justice le restaurant et sa compagnie d’assurances, gagnant ainsi des millions de dollars. Ainsi vont les choses en Amérique. 

4ème de couverture
Après Sacrés Français !, son impertinent best-seller, Ted Stanger récidive. À l’issue de dix années passées en France, notre Yankee parisien est retourné chez lui, dans l’Ohio, et nous livre ses impressions sur une Amérique qu’il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse, sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l’Amérique profonde. Ted Stanger décrypte avec humour le système électoral diaboliquement complexe de ce pays où les lois changent d’un État à l’autre. Il raconte la patrie du dieu dollar et des fous de Dieu ; le sexe à l’américaine où puritanisme et sexualité débridée se côtoient allègrement ; l’apocalypse gastronomique qui sévit au pays du fast-food et nous menace déjà…
Anti-américain ou pro-américain, chacun se régalera à la lecture de ce livre qui nous permet de mieux comprendre le nouvel Empire.

Ted Stanger, journaliste d’origine américaine à voyager et vécu dans beaucoup de pays dans le monde. Il est resté quelques temps en France avant de retourner dans son pays natal. Son retour, était pour lui l’occasion de rédiger un ouvrage sur ces homologues à l’attention de nous les petits français. Une rivalité nous opposé ainsi qu’un océan.

Il nous présente un portrait loin de l’image véhiculée par la multitude de films et séries que nous pouvons voir. Et certains clichés restent exactes comme par exemple que les américains ne sont pas très cultivés, qu’ils sont nuls en géographie, qu’ils ne pratiquent pas beaucoup de langues étrangères. J’ai été surprise par beaucoup d’informations qui m’a conforté dans certains choix de vie en France.

Par exemple, les élections se déroulent un mardi, un jour où beaucoup de gens travaillent. Personne ne pose une journée pour aller voter, le patriotisme ne va pas si loin. Mais chaque état qui vote pour un grand électeur qui va élire un président  possède un bulletin de vote différent car de nombreuses informations sont demandés. En effet, on ne vote pas seulement pour un grand électeur, mais aussi pour son shérif, le sénateur, le maire, le médecin légiste…. Ainsi pour une vingtaine de personnes ce qui ne facilite pas le comptage des votes qui sont toujours inexacte. Un système complexe qui favorise les manipulations des deux côtés. Deux, car aux Etats-Unis il n’existe que deux gros partis politiques.

Les américains adorent leur voiture même si elle consomme 30l/100, la marche n’est pas leur sport favori, tout faire dans leur voiture, porter plainte pour tout et n’importe quoi, Dieu qui est présent aussi bien au tribunal, à l’école ou sur la monnaie tout en étant un pays laïque, les stéroïdes, le football américain même si il ne se passe jamais grand chose….

Bref, un pays avec de nombreuses particularités qui l’a rend aussi à part des autres, même si elle tend à étendre son mode de vie via le cinéma et les séries. Cela ne m’a pas dissuadé pour autant de pas aller là-bas même si les français ne sont pas trop apprécié. Sacré guerre du golf. Je suis persuadée de vivre un vrai choc culturel surtout si en plus je visite plusieurs états.

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Le chat qui lisait à l’envers – Lilian Jackson Braun

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– Comme détective, Jim, vous êtes un grand critique d’art! 

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Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu’il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contrebalancer celui d’un féroce critique d’art, attaché au même journal et détesté de tout le monde. Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d’un fin gourmet et l’homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K’o Kung – Koko pour Qwilleran – qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l’envers les manchettes de journaux. Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c’est grâce au flair de Koko…

Le chat qui lisait à l’envers est la premier tome, d’une longue série policière écrite par une américaine, paru en 1966 dans un style so british. On découvre un personnage qui va être celui que l’on va suivre dans les autres histoires. Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel devenu journaliste artistique. Il n’y connaît rien en art, mais c’est d’autant mieux. Son trait physique caractéristique c’est sa moustache qui le titille par moment. Il n’aime pas l’alcool et adore boire des jus de tomates.

Bienvenu au coeur d’un journal, avec l’odeur du vieux papier, le bruit des machines à écrire et aussi le fameux Club de la presse où le serveur connaît pleins de ragots. Son journal le Daily Fluxion, était surtout réputé pour sa rubrique artistique avec les articles de George Bonifield Mountclemens III qui n’hésite pas à être acerbe et sans pitié. Ce dernier va être au coeur de l’intrigue qui va composer l’histoire. Jim va rencontrer George chez lui et toute sa vie va se transformer.
Suite à cela, il a un petit appart pour pas cher juste à l’étage en dessous de son compère journaliste et un nouvel ami très spécial. Un chat siamois à l’instinct développé au nom Kao k’o Kung dit Koko.

Le patron d’une agence d’art meurt assassiné, puis George Bonifield Mountclemens III, un artiste nommé Ciseau mais qu’est-ce qui relit toutes ces personnes? Un tueur en série? Il veut mener l’enquête pour comprendre et le chat va beaucoup l’aider. D’ailleurs, sans lui il n’aurait rien compris, il serait d’ailleurs même mort.

L’histoire n’est pas structurée comme peut l’être à un Agatha Christie. Ici tout est lent, calme et tranquille. Pas de précipitation pour découvrir la ville, les gens, les artistes, on a le temps. L’avantage, cela vide la tête. La lecture ne stress pas et ne perturbe pas. La lecture d’un nouveau tome dans quelque temps n’est pas à exclure.

L’avis de Les livres de Georges 
L’avis d’Asphodèle 

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I Love my blender – 4ème – Paris

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Je suis allée voir le très charmant et sympathique libraire de I love my blender au coeur du marais, pour lui demander des coups de coeurs en littérature américaine.

 

 

 

 

 

Voilà ces deux conseils du moment :

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Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka
4ème de couverture
Empruntant largement à l’histoire de ses grands-parents, déportés comme des centaines de milliers de citoyens américains d’origine japonaise, après l’attaque de Pearl Harbour, Julie Otsuka retrace le destin d’une paisible famille de Berkeley. Dans ce climat de psychose et de peur collectives où chacun est soupçonné d’être un traître au service de l’empereur, commence une lente descente aux enfers… Alors que le père est déjà interné, la mère et ses deux jeunes enfants sont envoyés dans un camp de l’Utah aux confins du désert. Un exil fait de privations et de souffrance, où les pires sévices sont perpétrés dans l’indifférence générale. Trois ans plus tard, lorsque le monde sort de sa folie et qu’arrive le temps des retrouvailles, c’est une famille brisée qui doit réapprendre à vivre avec ses voisins.

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Huit saisons – Justin Cronin
4ème de couverture
– Mes parents ne sont pas là, explique 0’Neil. Ils sont morts il y a longtemps. Je me marie tout à l’heure et c’est peut-être ça qui me préoccupe. – Ça ne m’étonnerait pas, dit Alice. C’est très dur, dans ce genre d’occasions. Ils doivent vous manquer. – Il me reste ma soeur, en revanche, dit 0’Neil. Et Mary, évidemment. J’ai Mary. – Alors vous avez une famille, dit Alice. Une famille, c’est ça, d’après moi : des gens qui veillent sur vous. Et c’est l’histoire d’une famille, sur une génération, qu’on découvre dans Huit saisons, au fil de huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. Chacun de ses membres va son chemin, les études, le travail, le mariage, les enfants… Mais chez Justin Cronin, ce n’est jamais un chemin facile, car chacun a son secret : un amour qui n’ose pas se déclarer, une grave maladie qu’on tente de cacher, un drame vécu autrefois qui revient vous hanter… Sous l’apparente banalité des jours et des destins, sous le tissu protecteur de l’affection et de l’entraide, se dissimulent bien des angoisses et des détresses.

I love my blender
36 rue du temple
75004 Paris

 

Site : www.ilovemyblender.fr

La médiathèque de Sèvres

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La médiathèque de Sèvres vous propose une liste d’ouvrages cultes de la littérature américaine, sur New-York pour les adultes et les enfants.

Lien vers les suggestions adultes : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/litt_am_adu.pdf

Lien vers les suggestions enfants : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/bibliojeunesseusa.pdf

Lien vers les suggestions autour de livres sur New-York : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/new_york_bio.pdf

Lien des suggestions de films américains : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/cine_us_bio.pdf

Lien vers des suggestions de bande-original de film : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographiebandesoriginalesdefilmsaus.pdf

Lien vers des suggestions pour découvrir le jazz : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographiejazzus.pdf

Lien vers des suggestions des compositeurs américains : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographielescompositeursdemusiqueclassiqueus.pdf