Petit Polio – Tome 3- Mémé d’Arménie – Farid Boudjellal

images-9Le quotidien de Petit Polio va changer avec l’arrivée de mémé dans le petit appartement où toute la famille habite. Comment réagir avec cette mamie qu’il n’a jamais vu?

Un télégramme arrive à l’appartement. Quelque chose de particulier s’est passé car jamais il n’en est déposé. Le père de Mahmoud le lit et se trouve bouleversé. Son père est mort. Il va alors héberger sa mère qui habite en Algérie. La petite famille de cinq enfants va accueillir leur grand-mère.

Très vite, Mahmoud va se lier d’amitié avec sa mémé d’Arménie surtout des moments des brocantes. Il souhaite comprendre un peu la culture de sa grand mère qui est chrétienne. En effet, c’est la mère qui transmet la culture religieuse chrétienne mais c’est le père qui transmet la culture religieuse musulmane. Il apprend une autre religion mais aussi pourquoi sa grand mère est différente dans sa culture. Elle vient d’Arménie. D’ailleurs, une personne essaie d’en savoir plus sur le génocide d’Arménie qui a touché sa famille et par conséquent son histoire. Mais l’histoire est trop douloureuse pour cette grand-mère qui a perdu toute sa famille. On le comprend à la fin de l’album, où la mémé présente sa famille à Petit Polio et qu’il ne reste plus qu’elle. Une très jolie fin d’histoire toute simple et pourtant si émouvante.

Une nouvelle histoire ou l’innocence croise la sensibilité de la jeunesse. J’ai souri lorsque Mahmoud appréhende la circoncision. J’ai été touchée lorsqu’il apprend le départ de son ami et qu’il ne le verra plus. Une agréable rencontre avec ce jeune garçon qui j’espère pouvoir poursuivre.

Les autres tomes
Petit Polio – Tome 1 – Farid Boudjellal

Roman sur l’Algérie
L’allumeur de rêves berbères – Fellag

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Petit Polio – Tome 1 – Farid Boudjellal

images-7Farid Boudjellal nous propose à travers le personne de Petit Polio plusieurs tomes racontant une histoire plus au moins autobiographique. Alors pour aller à sa rencontre, j’ai commencé par le tome 1.

Farid Boudjellal issu de l’immigration algérienne, vit à Toulon avec sa famille dans un petit appartement. A l’âge de huit mois, il a contracté la  poliomyélite l’handicapant dans certaines activités dans sa jeunesse. D’ailleurs, ses soeurs aiment beaucoup se moquer de lui. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir des amis et de faire des courses à pied sur une jambe.

Il adore la bande dessinée et dessiner également. Il recopie avec talent les personnages qu’il rencontre dans le magazine Kiwi. Un jour De Gaulle défile en voiture dans les rues de la ville. Il avait croqué le général montrant ces fesses. Par malchance le papier s’envole et finira dans les mains du président. Cela le fera sourire et dira : Ce Mahmoud a un brillant avenir de caricaturiste devant lui!.

La guerre d’Algérie fait rage et la ville est tendue. Il assiste à une scène où des gens tabassent un arabe sous le prétexte qu’il aurait pris le trolley sans payer. Face à cette violence et cette injustice, il se sent blesser et triste à la fois. D’ailleurs pour échapper à cette incompréhension, il va s’imaginer entouré de ces héros de bande dessinée préférée pour le réconforter.

Une bande dessinée qui nous emmène dans l’univers d’un enfant avec ces peines, ces joies simples, l’amour de la famille, la solidarité.. avec une sincérité touchante.

Auteur algérien
L’allumeur de rêves berbères – Fellag

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Yotsuba & – Tome 1 – Kiyohiki Azuma

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4ème de couverture
C’est une petite fille de 5 ans, pleine d’énergie et extrêmement joyeuse ! Elle adore évidemment son père, Jumbo, mais aussi la famille Hayase chez qui elle passe une bonne partie de son temps…
Les caprices et les découvertes de cette jeune enfant portent souvent à rire !
Son prénom signifie « quatre feuilles », en référence à sa coupe de cheveux (verte et 4 couettes). Peut être que cette même coupe de cheveux fait référence à la chance qu’ont les personnages de connaître Yotsuba, car malgré ses facéties, elle apporte à chaque fois la joie à chacun.

Yotsuba n’est pas une petite fille ordinaire. Elle déborde d’énergie, de folie et d’imagination. Comment ne pas être séduite?

Cette petite de 5 ans a été adoptée mais cela ne semble pas la déranger. Elle adore son père, traducteur, qui aime se balader en caleçon à la maison et qui un ami très très grand. Ces questions peuvent surprendre, par exemple elle ne sait pas qu’est ce qu’une balançoire ou qu’est-ce qu’un climatiseur. Toutefois cela la rend attachante, d’ailleurs les voisines tombent sous son charme.

Un manga charmant qui se compose d’une succession de saynètes du quotidien de cette famille atypique. Un vrai régal à mettre en toutes les jeunes mains.

Dans le même genre
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Pan’pan Panda

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43, rue du vieux-cimetière – tome 2 – Il faudra me passer sur le corps – Kate & M. Sarah Klise

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4ème de couverture
Le MIASME – Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants – a décidé que Lester Perrance, onze ans, ne pouvait plus vivre « sans ses parents » au manoir Vranstock, 43, rue du Vieux Cimetière. Ignace Bronchon, auteur de best seller et locataire du manoir, tente de convaincre Dick Tatter, le président du MIASME, que le jeune garçon et lui y vivent parfaitement heureux et en sécurité. Depuis quelques mois en effet avec le fantôme d’Adèle I. Vranstock, ils écrivent et publient des histoires de fantôme très appréciées du public. Mais Dick Tatter ne veut rien entendre : il fait interner Bronchon dans un asile de fous, envoie Lester à l’orphelinat et annonce qu’il projette de faire exhumer le corps d’Adèle. Heureusement, les trois habitants du manoir ne sont jamais à court d’idées et n ‘ont pas l’intention de vivre séparés plus longtemps. D’ailleurs, ils réservent à Dick Tatter une surprise d’halloween dont il ne se remettra pas de sitôt…

M. Bronchon et les autres habitants de la maison auraient pu continuer à vivre tranquillement si le responsable de Miasme (Mouvement International Autoritaire pour la Sauvegarde Morale de nos Enfants ) n’était pas venu mettre son grain de sel.

Tout s’effondre aussi bien l’équilibre au sein de la maison que la confiance des lecteurs. Quelques stratagèmes vont être développés afin de reconquérir le bien-être au quotidien. Et comme dans le tome 1, je me suis laissée avoir par l’histoire, les personnages et la présentation. Toujours des échanges de lettres, le journal de la ville et les fameux dessins de Lester qui rend la lecture facile et agréable.

Mais le côté très enfantin ressort par rapport à certaines situations. A force de lire des romans pour grands, je trouve que certains détails auraient pu être plus recherché ou plus crédibles. Lester est adopté par un fantôme et le vieux grincheux grâce à une lettre que ces parents avaient rédigé en disant ne pas l’aimer. Et la marmotte dans l’histoire, elle emballe le chocolat.

Malgré un petit hic, je vais essayer de pouvoir lire le troisième tome si j’arrive à le trouver dans une bibliothèque.

Mon avis sur le  tome 1

L’avis de Sharon

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L’attrape-coeur – J. D. Salinger

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Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super-copain et lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie. 

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4ème de couverture
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’oeuvre,  » L’attrape-coeurs « , roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

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L’évocation du nom J. D. Salinger évoque un petit quelque chose à beaucoup de personnes. Mais peu en rattache un livre : L’attrape-coeurs. Son seul et unique roman. Publié aux Etats-Unis en 1951, il s’est déjà vendu dans le monde à plus de 60 millions d’exemplaires. Il est devenu un classique de la littérature américaine. Même s’il se trouve un peu décrié par certains parents et professeurs à cause des sujets abordés et du vocabulaire. D’ailleurs, il figure sur la liste « Banned books list » (Liste des livres bannis, ou censurés) aux Etats-Unis.

Le personnage principal, un jeune garçon, Harolf Caufield, 16 ans, se fait expulser encore d’une école privée, Pency Prep. A trois jours de Noël, il décide de partir de l’école et de profiter de New-York avant de devoir rejoindre la demeure familiale. Il raconte ces aventures à la première personne dans un style parlé avec des phrases incomplètes, des répétitions, des gros-mots… Une traduction qui lui rend bien justice. J’ai beaucoup apprécié le terme « bicause » dans l’histoire. Il parle de sujet qui l’inquiété : son avenir, l’amour et le sexe. Il faut dire que les hormones travaillent à cette âge. Un âge rempli d’incertitude aussi sur sa vie, sur ce qui nous entoure. La période de flou, de date de mal-être où on vous dit qu’il est temps de grandir, d’être un homme.

Bienvenue dans une Amérique de la réussite, du tout-parfait, du lisse. Le père travaille et réussit, la mère est une bonne ménagère légèrement dépressive depuis la mort d’un de ce enfants. Harold se débat avec un monde où il ne trouve pas sa place et se noie dans la peur, l’amour et le vice.

Un roman qui se lit avec plaisir où les pages se tournent trop vite. A peine, je m’en étais rendue compte, je l’avais fini. Cela m’a donné envie de revoir Le club des poètes disparus. Un bon moment de lecture.

L’avis d’Asphodèle
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L’avis de La Jument Verte