Digital Détox sur Canal +

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Pierre-Olivier Labbé, journaliste a décidé de se couper du monde virtuel avec 90 jours sans connexion à internet. Un vrai défi qui l’a amené à se poser des questions sur le rapport que nous avons à nos objets connectés et notre addiction.

Ce mercredi 25 février 2015, Canal + décide de diffuser en prime time un documentaire qui se nomme Digital Detox. Pierre-Olivier Labbé ne quittait jamais son téléphone et jamais d’ailleurs il ne l’éteignait. 150 fois par jour, il dégainait son smartphone, passait plus de 4h sur Facebook, puis on ne va rien dire sur son temps sur sa boîte mail, twitter ou Snapchat. Il a décidé de raconter en 90 minutes ces 90 jours d’abstinence de connecté.

Il a du dire adieu à Google, Facebook, Skype du 1er septembre au 1 décembre 2014. Avant de commencer le sevrage, il va voir un psy qui parle de cette nouvelle addiction aux réseaux sociaux et à l’internet. D’ailleurs, ces gens hyperconnectés les américains les prénomment les fubber. Et leur plus grande peur se nomme le FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de rater quelque chose. Il faut apprendre à accepter que le monde continue à tourner sans nous. Apparemment, chose de plus en plus difficile. D’ailleurs, un nouveau terme apparaît avec la nomophobie qui est la peur de perdre son portable. Le journaliste se rend compte qu’il est accro car il n’avait même pas éteint son téléphone alors qu’il allait discuter avec un professionnel et qu’il était filmé.

Le psy parle de Richard Bartle qui a écrit une théorie sur les joueurs en réseau qui s’applique aussi aux consommateurs des réseaux sociaux. Ce dernier catégorise les gens en quatre catégories : performeur (je poste et je veux du commentaire et du like), l’observateur (voyeur), le socialiseur (interagir avec les autres) et le troll (créer le chaos dans les réseaux sociaux). Tout le monde devrait pouvoir s’identifier à un ou plusieurs de ces critères.

Puis le réalisateur de 42 ans, décide de partir alors en Lozère. Pourquoi là-bas? Et bien, étant la zone le moins habité de France c’est celui aussi qui à le moins de réseau. Mais avant, il ne peut pas partir sans téléphone. Alors, il va acquérir ce que l’on nomme de nos jours un dumb phone, traduit littéralement en téléphone pour idiot car il est impossible de se connecter à internet avec. Par contre, on peut envoyer des sms et enregistré 200 contacts. Le téléphone retrouve sa fonction première : contacter des gens avec la voie et par des petits mots. Alors, lorsqu’il doit prendre la route pas de google maps pour indiquer le chemin. Rien de tel qu’une bonne carte routière et du contact humain pour se retrouver isoler du monde pour apprécier de lire au soleil ou aller à la pêche.

Le journaliste Pierre-Olivier Labbé a vécu 90 jours sans smartphone ni Internet pour un film diffusé sur Canal+ le mercredi 25 février en prime time.

Un sentiment de bien-être commence à le gagner mais voilà les 90 jours ne sont pas à la campagne. Il doit retourner à la capitale et refaire des choses du quotidien sans internet. Heureusement que l’on peut encore faire des virements sur papier à sa banque ou lire la presse sur du papier. Il va faire un teste pour comprendre le mouvement des yeux. Un article en ligne avec des pubs qui clignotent nuisent beaucoup à sa lecture. Et cela, il n’en avait pas conscience.

100 milliard de requêtes mensuelle sur Google.

Puis, direction les Etats-Unis, la Silicon Valley, là ou le net a pris naissance tout comme la digital detox. Là-bas, des soirées s’organise où les gens doivent laisser leur téléphone portable et autres objets connectés avant de rentrer en soirée. Ici pas tweet ou d’instagram, on profite du moment avec des vraies gens en faisant des activités comme la peinture sur cailloux ou des massages.

56 millions : nombre de clichés partagés sur Instagram, l’année dernière. 

De retour en France, il s’interroge sur le rapport qu’ont les jeunes avec les outils connectés, ceux qui sont nés dedans. Il va discuter avec deux adolescentes et aussi une classe où les portables sont à déposer avant les cours et que l’on récupère en sortant. En plus, on leur apprend à se servir de leurs mains. Ceux, ont un discours qui porte sur l’éloge du papier et du stylo à l’heure ou l’Education Nationale s’interroge pour mettre le tout numérique dans les écoles.

3 milliards de like par jour

Puis un nouveau voyage en direction de la Corée du Sud, le pays le plus connecté au monde. D’ailleurs, il pense développer le 5G partant dans le pays d’ici 2020. Le pays vit et respire en étant connecté. Tous le monde marche avec son téléphone en main, des écrans géants tactiles tous les 20 m sur la plus grande avenue de Séoul. C’est ce pays qui a crée des trottoirs réservés au fubber. Incroyable non? Et même le principe de maison intelligente est poussée à son paroxysme avec des murs intelligents qui proposent aussi bien d’accéder à ces réseaux sociaux, que proposer des plats pour le régime ou commander des vêtements avec une image de son avatar. Une expérience qui l’a bluffé. Il va faire aussi un electroencéphalographie  pour voir si son cerveau serait très atteint par le web. Le résultat est un peu quand même.

Steve Jobs interdisait l’usage de la tablette à ces enfants.

Puis de retour en France, un nouveau sujet l’interroge. Le mail et le travail, comment gérer les deux tout en différenciant le travail et le reste du temps dit libre. Faut-il répondre au mail du chef à 23h00 qui exige une réponse immédiate. Le burn out se répand de plus en plus et comment réagissent les grandes entreprises et l’état? L’un et l’autre essaient de créer des engagements avec l’aide des syndicats à mettre des frontières pour le bien-être des salariés car oui, un salarié heureux est un salarié qui travaille mieux.

Les 3 mois sont passés, il va pouvoir allumer son portable et voir combien de messages en tout genre il a reçu. Même si, il n’a pas réussi à son sentiment de manque il va utiliser l’outil très différent. Son portable ne va pas rester tout le temps allumer et fini les notifications. Moins d’internet et plus de relations avec de vrais gens dans la vraie vie. Il est difficile de vivre sans internet à part si l’on vit en Lozère mais on peut réfléchir à l’usage que l’on en fait.

Réseau(x) – Tome 1 – Vincent Villeminot

9782092542422

Titre : Réseau(x) – Tome 1
Auteur : Vincent Villeminot
Editeur : Nathan
Parution : 12 septembre 2013
Nombre de pages : 448
Prix : 15/17 pour l’année 2014 de La Foire du Livre de Brive

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4ème de couverture
Sur les réseaux tout le monde pense connaître tout le monde. Tout le monde aime, surveille, espionne tout le monde. Mais désormais, une guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie, 15 ans, est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants…

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Vincent Villeminot propose un roman saisissant avec Réseau(x) qui va nous emmener au coeur d’une société moderne en prise avec les réseaux sociaux. Une fois que vous aurez passé les quelques premières pages, vous ne pourrez plus le lâcher. Etes-vous prêt à la tentation?

Tous le monde ou presque, est présent sur les réseaux sociaux. Ici, on ne parle pas de Facebook, Twitter et confrères mais d’autres réseaux où l’on peut déposer ces humeurs mais aussi ces rêves et ces cauchemars diurnes (DKB (DreamKatcherBook)) et nocturnes (MDP (MyDarkPlaces)). Bien entendu, le jeux est présent. Sinon comment Nada#1 aurait-il pu gagner autant d’argent? Il a crée les PIFR (Play It For Real, des jeux de guerilla urbaine qui se déroulent partout en Europe et qui s’inspirent des jeux vidéos) dans lesquelles on trouver les Black Clowns Army. Se sont des personnes qui joue à la révolte avec des armes blanches dans la vie réelle tout comme dans les jeux. Un jour Nada 1 et 2 décident de lancer la révolution partout afin de montrer la vérité au monde sur l’hypocrisie judiciaire et politique.

Dans le monde réel, on rencontre Sixie, belge, 16 ans qui fait des rêves prémonitoires et des cauchemars toutes les nuits depuis son plus jeune âge dit Sixtine (SixieDREAMY). D’ailleurs cela lui a causé beaucoup d’ennui car elle a du quitté son établissement scolaire pour aller habiter avec sa grande soeur, Mathilde. Sa vie va commencer a basculé quand un groupe de cinéastes amateurs reproduit en snuff movies ces cauchemars. Il a Maud, étudiante qui fait la grève en France contre l’augmentation des frais de scolarité et son ami Jérémy, fumeur de joint et qui suit le profil de Sixtine. Fanelli, honnête et bon flic qui s’est fait blacklister à cause d’un flic corrompu qui va être au coeur des évènements. Alice Kowacks de la brigade numérique chargée de surveiller le PIFR en France. Et puis tous les autres personnages clés comme César, Théo, Justine…. qui vont contribuer à faire changer et évoluer les mentalités.

L’histoire n’est pas très facile à résumer mais on retrouve au coeur de l’histoire des suicides,  des meurtres, des complots, des mensonges, des manipulations, des enlèvements… tout comme l’Amour et de l’Amitié. Puis petit à petit, les noms et usages des réseaux sociaux deviennent familiers ainsi que ces personnages qui vont tous se rencontrer à un moment ou à un autre. Les cours paragraphes, les échanges de mails, de courrier, les appels téléphoniques dynamisent et rend de façon agréable la lecture. Bien entendu, très vite je m’attache aux divers personnages et je veux savoir ce qu’il leur arrive. Alors qu’elle frustration lorsque j’arrive à la dernière page car oui c’est une série. Pour en savoir plus va falloir lire le tome 2 mais aussi le tome 3.
Dans un voyage à travers l’Europe, ces héros et rebelles des temps modernes provoquent le chaos pour notre plus grand plaisir de lecture. Tout part dans tous les sens, mais c’est nécessaire de semer les petits cailloux pour trouver ce qui rassemble ces personnes du monde entier : une idée de justice. Une lecture palpitante qui m’a donner envie de lire la suite très bientôt.
Le plus : trois pages avec les références citées dans le livre et les remerciements.
Merci à Valentyne de m’avoir fait gagné ce livre.

Lien vers l‘éditeur