Long week-end – Joyce Maynard

imgres-24ème de couverture
Une chaleur caniculaire règne sur la côte est. Henry, treize ans, et sa mère Adèle doivent faire les dernières courses pour la rentrée des classes. Une rencontre fortuite au supermarché va venir tout bouleverser : Franck, un taulard en cavale, leur demande de l’héberger. Le temps d’un long week- end, le trio va vivre en huis clos une expérience qui bouleversera leur vie à jamais…

Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59

 

 

 

Vous avez l’habitude de vivre avec votre mère tranquillement à la maison et parfois vous allez au supermarché faire des courses. Le monde peut stresser votre maman, alors comment peut-elle réagir quand un inconnu vous aborde et vous demande d’aller chez vous?

Et bien, pas trop farouche la maman. Tranquillement, Henry, 13 ans, le narrateur accompagné de sa mère, se font abordés dans un supermarché par un inconnu, un peu blessé et très aimable. Sans être menaçant, Franck qui s’est enfui d’une prison en sautant par une fenêtre suite à une opération de l’appendicite, demande d’être emmené chez la petite famille le temps de se remettre sur pied. On pourra s’attendre à un grand moment de panique ou de stress, mais pas trop.

Très vite, Franck dans la maison trouve sa place. Il fait la cuisine et explique à Henry l’importance de bien savoir faire. Mais surtout, très vite il se lie d’amour avec Adèle ce qui déplaît fortement au fils, jaloux. Pour calmer sa colère, il va partager son secret avec une inconnue rencontrée à la bibliothèque. Une rencontre qui le rassure et l’inquiète en même temps, car les hormones sont là et son corps change. Le lien familiale qui se créé ne va toutefois pas pouvoir se poursuivre, du moins pour un long moment suite à ce long week-end.

Un huit clos surprenant et totalement saisissant. Il est assez rare de voir un partie pris où un prisonnier qui s’est échappé devient un membre d’une famille et rencontre l’amour de sa vie. A chaque jour passé au sein de cette maison, il montrer son humanité et sa tolérance. L’histoire présenté par le point de vue d’un enfant devenu adulte donne un côté véridique et touchant. J’ai ressenti l’amour d’un fils envers sa mère et s’aiment plus que tout.

Le livre se dévore avec délice sans voyeurisme ou scène choquante. Un très beau récit qui m’a donné très envie de découvrir la plume de Joyce Maynard.

Ce qu’en dit la presse
Marine Landrot, Télérama : Un roman frémissant, plein d’espoir et de drôlerie.