A la rencontre de Guy Debord

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La BNF propose actuellement et jusqu’au 13 juillet une exposition surprenante sur Guy Debord. J’ai pris la direction de la BNF pour une visite guidée, haute en couleurs.

Le nom de Guy Debord m’était très familier et d’ailleurs dors toujours tranquillement dans ma bibliothèque « La société du spectacle » que j’aurais du lire il y a quelques années de cela. J’ai oublié mes cours de fac sur Guy Debord, alors l’occasion était bonne pour redécouvrir cet homme qui a marqué les théories de la communication.

Du moins, c’est ce que je croyais avant de faire l’exposition. Accompagné de 5 autres personnes venus aussi pour découvrir l’homme, nous partons dans son histoire, ces convictions, ces combats. L’homme ne travaille pas, vie de rente du travail de sa femme. Il prône qu’il ne faut pas travailler. Toujours facile quand on gagne de l’argent à ne rien faire. Facile quand ne repose pas sur vous la survie et le bien-être d’une famille. Des gens riches critiquent une société tout en y étant en grande partie extérieur. D’un côté eux, qui pouvaient parler de tout de rien en allant dans les bars, puis s’égarer pour reconquérir l’espace urbain.

GuyIl a plusieurs corde à son arc, puisqu’il est sociologue, écrivain, cinéaste, journaliste, rédacteur, provocateur, chef de bande… Il crée les lettristes, puis les situationnistes puis l’Internationale situationnioste pour révolutionner le quotidien. Puis quitte son mouvement pour en créer un autre. Il se fait un réseau d’amis qui lui permets de publier des livres et de diffuser ces essais cinématographiques.

« C’est au milieu du siècle, quand j’avais dix-neuf ans, que j’ai commencé à mener une vie pleinement indépendante ; et tout de suite je me suis trouvé comme chez moi dans la plus mal famée des compagnies. »

Mai 68 passe par là, mais lui n’agit pas. Il voit les étudiants de la Sorbonne descendre dans les rues, les ouvriers manifestés. Il voit une société en changement. Il critique la société qui met sa propre mis en scène, tel est le sujet de « La société du spectacle« .  Il se suicide en 1994 car atteint d’une grave maladie il ne veut pas devenir souffrance.

Une magnifique muséographie qui permet de découvrir l’homme au fur et à mesure du temps qui passe. Une exposition très complète qui présente aussi bien des lettres, des livres, des magazines, des peintures, des vidéos… dans un espace judicieusement clair et lumineuse. Concernant la visite guidée, j’avoue m’être sentie souvent bête. Je ne connaissais pas les lettristes et d’autres références qu’apparemment j’aurai du avoir. Mais sans complexe j’ai demandé que l’on m’explique les yeux remplis d’innocence comme les enfants. J’ai aimé quand même, même si dans un sens je trouve que ces mouvements révolutionnaires sont des passes temps de gens aisés.

Ne travaillez jamais