Une lettre de vous – Jessica Brockmole

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Mars 1912. La jeune et obscure poétesse Elspeth Dunn ne connaît d’autres horizons que celui de l’île de Skye, au large de l’Ecosse. Aussi est-elle à la fois étonnée et ravie de recevoir sa première lettre de fan de David Graham, un étudiant originaire de la lointaine Amérique. Tous deux entament alors une correspondance. Ils se confient leurs auteurs préférés, leurs espoirs les plus fous et leurs secrets les plus chers. Très vite, cet échange épistolaire donne naissance à une amitié profonde qui a tout d’un amour inavoué. Mais lorsque la Première Guerre Mondiale éclate et que David se porte volontaire comme ambulancier, Elspeth ne peut que l’attendre sur son île en espérant qu’il survivra, à moins de forcer le destin… 
Juillet 1940, Edimbourg est bombardé. Dans l’appartement familial dévasté, Margaret découvre des dizaines de lettres adressées à une certaine Sue. Le lendemain, sa mère a disparu et il lui reste pour seul indice une unique lettre d’amour. En partant à sa recherche, Margaret va petit à petit lever le voile sur les mystères qui entourent sa famille et ce père dont on refuse de lui parler.

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Une lettre de vous raconte les histoires d’amour d’une mère et d’une fille sur toile de fond conflit mondial par le biais de lettres. Une rencontre avec l’Amour qui ferait presque pâlir Harlequin s’il existait une collection guerre 14/18.

Le livre se structure entre deux couples de personnages. D’un côté, nous avons Elspeth Dunn, jeune poétesse vivant sur l’île de Skye qui correspond avec passion avec son fan numéro 1, David Graham, un jeune américain. Ils vont débuter à correspondre en 1912 et ne vont s’arrêter qu’à la fin de la première guerre mondiale. Plus les courriers s’échangent et plus ils vont s’aimer. De l’autre côté, Margaret Dunn et son amoureux Paul à qui elle va raconter son enquête pour découvrir l’histoire de sa mère par le biais de lettres pendant la seconde guerre mondiale. 

A chaque chapitre, une des héroïnes est plus mise en avant. Ainsi comme dans une enquête on découvre les deux femmes et leur conception de la vie à travers l’Amour. J’aurais presque envie de prendre mon mouchoir entre deux moments de flagellations. Est-ce que je peux t’aimer ou pas? Ai-je le droit ou pas? Est-ce moral ou pas? Aller hop une petite prière et on se sent mieux. Heureusement que le contexte historique est là pour donner un contexte car sinon cela d’une platitude sans nom. Déjà que le fait que le courrier arrive très vite quelque soit la situation géographique des gens m’a beaucoup dérangé quelque soit la période historique. Même la poste est très performante dans les camps de rétention allemand en France. Il manquerait presque un salon de massage entre la réception des colis et des courriers. Que dire du style? Et bien pas grand chose, quelque soit le personnage féminin ou masculin que cela soit en 1914 ou en 1945 le style est identique tout comme le vocabulaire.

J’avoue, je me suis ennuyée de ces lettres remplis d’une mièvrerie terrible et sans surprise. J’ai trouvé que c’était une très mauvaise copie du Cercle littéraire des amateurs des épluchures de pommes de terre dans une structure qui ressemble trop avec un petit air de 84 Charing Cross Road, d’ailleurs légèrement cité. Toutefois, cela se lit bien et facilement. Pas de prise de tête sur le vocabulaire ou sur la longueur des mots. Le point positif c’est que j’ai très envie de relire le club des épluchures de pomme de terre. Donc merci Presse de la Cité.

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la Cité pour l’envoi de ce livre dans le cadre d’une opération spéciale Masse Critique

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