A la découverte du Cambodge

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Après la visite globale du musée Guimet, les yeux pétillants de curiosité, la guide annonce qu’elle va faire la prochaine visite. Mais qu’elle est le sujet de cette prochaine viste?, lui demandais-je. Avec un sourire, la guide me répond : Le Cambodge.

En effet, toute les semaines, on peut découvrir une zone géographique du musée Guimet. J’en dénombre 7 : l’Inde, le Cambodge, l’Afghanistan-Pakistan, le monde himalayen, deux zones de la Chine et le Japon. Cette semaine, c’est le Cambodge qui est à l’honneur, situé dans l’Asie du Sud-Est. La création du département d’art de l’Asie du Sud-Est résulte de la réunion de deux grandes collections d’art khmer, entre 1927 et 1931 : celle du fonds ancien du musée d’Emile Guimet -avec l’ensemble d’art du Cambodge réuni par Etienne Aymonier (1844-1929) – et celle de l’ancien Musée Indochinois du Trocadéro dont Louis Delaporte (1842-1925) avait été l’initiateur et le conservateur. L’ensemble de sculptures khmères permet d’illustrer les grandes périodes de l’art du Cambodge, des origines à nos jours. Le Cambodge est l’État successeur de l’Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur pratiquement toute la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècle. Les habitants du Cambodge portent le nom de Cambodgiens ou Khmers en référence à l’ethnie khmère.

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Il est 16h00, nous sommes 5 dont 3 personnes qui connaissent très bien le pays de la thématique et qui y sont allés très récemment en voyage. Par chance, la visite du musée m’avait permis d’acquérir certains mots de vocabulaire qui allait devenir indispensable pour mieux comprendre l’art khmers. Tout d’abord, notre guide nous informe que l’art du Cambodge, présent dans le musée est divisé en trois période historique : pré-ankgorienne, ankgorienne et post-ankgorienne. Par contre, je n’ai pas noté les dates. Au fur et à mesure de la visite d’1h30, on va voir l’évolution des représentations de la triade hindoue : Visnou, Brahma et Shiva et bien entendu Bouddha. 
Pour mémoire :
– Shiva :  dieu de la destruction et de la dissolution. Il est reconnaissable grâce entre autres à son troisième oeil frontal, et à son le trident/morceau de lune qu’il porte sur sa coiffe.
– Brahma : dieu de la création. Il est traditionnellement représenté avec quatre têtes.
– Vishnou : dieu de la protection. Il porte une petite maison dans sa coiffe et un cakra (arme de jet en forme de disque).

guimet7Selon les trois périodes citées ci-dessous, on voit clairement que les divinités vont changer que cela soit dans leurs tissus, dans leur forme et dans les visages. Des modifications qui vont être influencer par des guerres et surtout le commerce. Les visages évoluent. Au départ, ils sont assez semblables, puis leur apparaît une fine barbe qui longue le visage, et qui se délimite des cheveux avec des sortes de petits crochets de parts et d’autres du visage. Les sourcils qui étaient tout simplement une ligne droite deviennent deux sourcils distincts. Puis une fine moustache apparaît au dessus des lèvres. Et dans la période post-angkorienne, les divinités ferment toutes leurs yeux, elles méditent. De même pour leur robe qui vont passer de tissus lisses à des tissus drapés, plissés. Des motifs floraux vont apparaître, tout comme sur les tissus qui se vendent à cette époque. Les » jupes » masculines vont se porter plus haut avec une ceinture plus riche d’ornements. Les ornements ne sont plus rajoutées sur les statuts, elles sont directement sculptés.Guimet6
Les formes des statuts changent aussi. Les hommes avaient des jambes fines car les statuts étaient soutenus par des des arcs, mais à la disparition des arcs, les hommes sont devenus plus massifs afin que la statut puisse avoir de l’équilibre. Les visages finissent par se rapprocher des personnalités importantes dirigeantes.
On y voit quelques linteau qui se trouve au dessus des temples avec la représentations de la trimûrti. Mais d’autres éléments comme la présence du dieu serpent, de l’éléphant et de la nature par le biais de feuillage.

Bref, un beau voyage dans l’art hindouiste et bouddhique au Cambodge. Le partage de la découverte de se pays avec des personnes ayant visiter les temples en vraie, à apporter un plus. Il m’a manqué des cartes pour mieux situer les choses, mais le musée est fâché avec les cartes. Je ne connais pas l’histoire du pays, et encore moins celle de ces dirigeants. Une petit frise historique m’aurait aussi beaucoup aidé à mieux appréhender l’évolution du pays. J’ai beaucoup aimé, et je pense que la semaine prochaine, je vais prendre un rendez-vous pour un autre voyage, celui pour le Pakistan.

Plus d’informations sur l’art cambodgien : www.culture.gouv.fr
V
oir des oeuvres : www.insecula.com

Informations pratiques
Musée Guimet
6, place d’Iéna
75116 Paris

Tarifs : www.guimet.fr

Visite libre
Droit d’entrée :
-Collections permanentes : plein tarif : 7,50€ – tarif réduit : 5,50€
-Exposition temporaire : plein tarif : 8€ – tarif réduit : 6€
-Collections permanentes + exposition temporaire (billet jumelé) : plein tarif : 9,50€ – tarif réduit : 7€.

Visite guidée
Billet d’entrée à acquitter en sus du droit de conférence indiqué ci-dessous :
-1 heure : plein tarif : 4,20€ – tarif réduit : 3,20€
-1h30 : plein tarif : 6,30€ – tarif réduit : 4,80€.

Gratuit : Enseignants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RMI ou du RSA, titulaires du minimum vieillesse, mutilés de guerre, personnes handicapées (titulaires de la carte d’invalidité ou de priorité).

Gratuit pour les enfants : moins de 18 ans, 18-25 ans ressortissants et résidents de l’Union Européenne, étudiants de l’Ecole du Louvre, étudiants des universités et des écoles d’art publiques

Site officiel : www.guimet.fr

Transports
Métro
– Ligne 9 : station Iéna, au pied du musée.
– Ligne 6 : station Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iène

Bus
– 63, arrêt Albert de Mun ou Iéna
– 82, arrêt Iéna
– 30, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna
– 22, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna
– 32, arrêt Albert de Mun ou Iéna

Vélib’
– Station 4 Rue de Longchamps (n° 16007)
– Station 1 Rue Galilée (n° 16008)