La montagne magique – Jirô Taniguchi

Unknown

« Si la lecture de mes livres peut apporter une certaine sérénité au lecteur j’en suis très heureux. C’est même sans doute le plus grand bonheur pour moi en tant qu’auteur de bandes dessinées. »

                                                                                                                                            Jirô Taniguchi

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1967. Ken’ichi, 11 ans, orphelin de père, passe l’été dans la ville provinciale de Tottori, en compagnie de sa petite soeur et de ses grands-parents. Bien que ce soit les vacances, l’ambiance est pesante : la mère de Ken’ichi vient d’être hospitalisée pour une grave maladie. C’est dans ce contexte de tensions et de menaces, alors que le garçon esseulé erre chaque jour sans but dans les ruines d’une bâtisse perchée sur la montagne de Tottori, réputé héberger des créatures fantastiques, que Ken’ichi vit une expérience extraordinaire. Il est “contacté” télépathiquement par une grande salamandre, captive d’un vivarium au musée local… L’animal lui propose un pacte : exaucer n’importe lequel de ses voeux si le garçon lui redonne la liberté et lui permet de regagner son royaume, sous la montagne du château, où jaillit une source merveilleuse… La sensibilité et l’humanisme de Taniguchi conjugués à la mémoire magique et éblouie de l’enfance : un enchantement.

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Dès les premières pages, j’ai été emmené dans l’univers de mon dessin animé préféré Mon voisin Totoro. J’avais l’impression de pouvoir aller à la rencontre de Totoro, parce que au plus profond de moi je crois en l’esprit de la forêt. Et qu’en un clignement d’oeil je tomberai sur le ventre de Totoro, puis je m’endormirai paisiblement. Ken’ichi lui a rencontré l’esprit de la forêt matérialisé sous la forme d’une salamandre japonais qui sont géante. L’innocence des enfants, l’amour de la famille, le plaisir de communiquer avec la nature, tout m’a plu. La lenteur qui permet de mieux connaître la situation. J’attendais le passage du chat bus pour emmener les enfants à l’hôpital voir leur mère. La bd est présentée comme une bd à l’européenne dans la structure mais l’univers me rappel de nombreuses histoires des studios ghibli. Une belle aventure poétique.

Du même auteur
L’homme qui marche
Un ciel radieux
Le promeneur
Un zoo en hiver
Quartier Lointain
Le Gourmet solitaire

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Le vieux qui lisant des romans d’amour – Luis Sépulveda

LevieuxromansLe vieux qui lisait des romans d’amour
Luis Sepulveda
Editeur : Points
Nombre de pages : 121
Traduit de l’espagnol par François Maspero
Publication en France : 1992

Partez à la découverte de cette magnifique ode à la nature. Il ne faut pas hésiter et suivez l’appel de la peinture de couverture du Douanier Rousseau.

Luis Sepulveda a rédigé ce premier roman en hommage à un de ces ami, Chico Mendes qui c’est fait tuer car il protégeait la forêt amazonienne. Ici, le personnage principale, est le vieux Antonio José Bolivar Proaño. Il a quitté une ville de la Cordillère des Andes avec sa femme Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupiñan Otavalo pour s’installer sur les rives du Nangaritza près d’El Idilio. Mais après deux ans de la vie intense et très difficile une maladie l’emporta. Il se retrouve seul, mais les shuars qui peuple la forêt vont lui apprendre à chasser, pêcher et manger les fruits comestibles.

Il va découvrir une autre culture qui vit en harmonie avec la nature. Un mode de vie qui lui convient très bien en plus qu’il a découvert une passion, lire des romans d’amour. Un jour qu’il devait s’inscrire pour voter, il apprit qu’il savait lire, il ne restait plus qu’à trouver quoi lire. Le dentiste passe tous les 6 mois et à cette occasion, il remet deux livres au vieux qu’il connaît bien.

La société change et évolue, il s’en rend vite compte. On détruit la nature, des maisons se construisent et les chercheurs d’or sont de plus de plus présents et de moins en moins prudents. On en retrouve souvent mort emportés par les fortes pluies ou tuer par des animaux sauvages. D’ailleurs, il entra en conflit un jour avec le maire surnommé la limace, car il accusa deux shuars d’avoir tué un homme, un chercheur d’or pour le voler de ces biens. Le vieux était là, il les a défendu en prouvant que l’homme possédait encore sur lui tous ces biens et aussi que c’était un animal qui l’avait tué. Une femelle ocelot qui folle de rage a voulu tuer ce gringo qui a abattu ces petits.

A partir de là, le maire va lui chercher des ennuis et le menace de l’expulser de sa maison. Il va aider à tuer cette femelle vengeresse pour éviter quelle attaque le village. Mais le voilà face à un conflit intérieur, face à un choix culturelle de la vision du monde que les shuars lui ont inculqué.

Un sublime livre sur la nature, qui l’instant de quelques pages m’a fait voyager et d’autant plus rendu compte l’importance de la nature et des cultures présentes. On apprend les rites de vie et de mort dans ce peuple qui vit au rythme des saisons. On ne tue pas de bébés, on ne capture que des animaux adultes pour ce nourrir. J’ai aimé le rite quand les personnes meurent, où on enduit leur corps d’une substance ce rapprochant du miel. Puis on dépose le corps dans la nature. Le lendemain, on vient récupérer les os qui ont été nettoyé par les fourmis. Et on découvre, avec stupeur la destruction de la nature sans se préoccuper autre chose que le profit, l’installation de l’homme moderne qui se croit supérieur et meilleur.

Prix
1992 : Prix Relay du roman d’évasion
1992 : Prix France Culture étranger

Cinéma
Adapté en 2001, par Rolf de Heer

L’avis des participantes au challenge Le nez dans les livres
Book Addictes : thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/08/18/21791301.html
Le petit livre de Mia : hibiscus971.eklablog.com/le-vieux-qui-lisait-des-romans-d-amour-l-sepulveda-a21426377

L’avis d’un participant au challenge Romans Cultes
Ps aime lire : psaimelire.blogspot.fr/2013/03/le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour.html

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