La princesse attaque ! – Delphine Chedru

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4ème de couverture
Aide la princesse Attaque à libérer son compagnon, le fameux chevalier Courage ! Ce dernier est prisonnier de l’ignoble cyclope à l’oeil vert… Y parviendras-tu ? Dans chaque scène, de la flotte de drakkars jusqu’au ciel étoilé peuplé d’animaux fantastiques, tu trouveras un jeu d’observation. Et à chaque page tu devras faire un choix, afin de continuer l’aventure. Aux côtés de la princesse, tu seras maître(sse) de ton destin, et tu pourras recommencer ta quête autant de fois que tu le souhaites.

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Delphine Chedru propose d’aider son Chevalier Courage fait prisonnier par un ignoble cyclope par son amoureuse la Princesse Attaque. Il est hors de question de rester à rien faire pendant que son compagnon est coincé. Ni une, ni deux, elle se vêtit de son armure avec un médaillon autour du cou avec le portrait du chevalier et part le secourir.

Protégée avec son armure jaune moutarde, la Princesse attaque armée de son épée va partir traverser le monde en rencontrant les Vikings qui va l’emmener dans l’empire Ottoman. Pour délivrer son prince charmant, elle va devoir résoudre des énigmes, affronter des chevaliers, développer son sens de l’orientation. Mais bien entendu, elle ne pourra s’en sortir sans le fidèle lecteur qui va l’aider à choisir et traverser les pages.

Un livre d’aventure pour les petites filles qui elles aussi ont le droit à l’aventure et non plus être une femme précieuse et superficielle. Car sans le courage et la bravoure de la princesse, le Chevalier Courage serait peut-être mort. Je ne doute pas que les petites filles vont adhérer à ce moment d’aventures avec un adulte. A offrir et à partager sans aucun doute.
Du même auteur
Le Chevalier Courage

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses – Leslie Plée

9782266198219Titre : Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou comment j’ai cru devenir libraire
Auteur : Leslie Plée
Editeur : Pocket

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4ème de couverture
Comment raconter son expérience de libraire en grande surface ? Leslie Plée s’est servie de son blog et de ses dessins pour dépeindre le décor où les chefs décomplexés comparent les livres à des bouteilles de bières, où les clients ont des demandes toujours farfelues, il y a de quoi rire… jaune. Loin des clichés, elle nous offre une autre vision de la librairie, et de la culture en général. Elle évoque notamment la culture de masse, le livre devenu un produit marketing etc. Son expérience dans la grande distribution va la traumatiser et l’inspirer pour son blog.

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Leslie avait un rêve incroyable, combiné son amour de littérature avec un métier. Mais voilà, en sortant de l’école pas facile de faire sa place pour travailler dans une librairie. Impossible, diraient certains mais à coeur vaillant.

Voilà qu’à la suite d’un déménagement sur Rennes pour rejoindre son amoureux, une opportunité professionnelle se présente à elle. En effet, ce n’est pas la petite librairie dans un quartier sympathique au centre ville, c’est dans une grande surface de biens culturels, pour ne pas la nommer, la Fnac. Pleines d’envies car elle veut faire ces preuves pour son nouveau travail, la déception va vite frapper à sa porte. Interdiction de s’assoir lors des séances d’étiquetage, pas de partage, surcharge de travail, pas de respect…. un contexte qui au bout d’un moment ronge le moral. De plus, ce dernier plonge quand les collègues démissionnent ou sont en arrêt maladie.

Qu’elles sont les alternatives pour s’en sortir? pour aller mieux? Surtout que son véritable rêve est de faire de la bande dessinée. Mais ne serais-ce pas une superbe idée que de raconter sa vie dans un boulot pourri? Est-ce un signe qu’il y a une opportunité à saisir? Une thérapie par le dessin va alors s’opérer pour le bonheur du lecteur. Car Leslie Plée possède un talent certain pour raconter des histoires, d’ailleurs ce n’est pas moins que Pénélope Bagieu qui découvre cette artiste.

Pour avoir travailler à la Fnac, j’ai retrouvé plusieurs choses qui m’étaient familières. En effet, travailler dans une grosse entreprise même si elle en vend aussi des biens culturels n’est pas aussi sympa que l’on peut l’imaginer. Mais sans cela, Leslie Plée n’aurait pas eu d’histoire à nous raconter. Une échappée bien sympa dans le monde d’un travail où l’on oublie que l’être humain n’est pas un robot.

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Mon gras et moi – Gally

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Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d’autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle… Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim !

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Notre vision du corps tient un rôle important que cela soit dans le regard que l’on porte soi-même ou que cela soit celui des autres. Et lorsque ce dernier n’est pas dans les normes, cela devient difficile. Gally partage avec nous son quotidien de femme grosse et ce n’est pas facile tous les jours.

Gally nous raconte sa vie de femme grosse. Elle commence l’histoire ainsi Aujourd’hui, je pèse officiellement 40 kilos de trop par rapport à mon poids idéal…. Le ton est donné. Son surpoids est présent tous le temps et dans les moments d’oubli, il y a toujours quelqu’un pour vous le rappeler que cela soit la famille, un inconnu ou un professionnel de la santé. Bien entendu, le jugement le plus dur est celui que l’on s’adresse. Pas besoin d’entendre les remarques d’autrui sur comment on devrait gérer notre vie.  Qui ne sait pas qu’il ne faut pas tout manger n’importe quoi et n’importe quand? Mais savoir et faire sont deux choses bien difficile à appliquer surtout quand on a rajouté l’esprit et ces contradictions. Par chance, elle un réconfort, un homme qui l’aime comme elle est.

Une bande dessinée qui se lit bien avec un choix de couleur légèrement surprenant. En effet, le noir côtoie le rose, ouf c’est une bd pour fille. Il est intéressant de plonger dans la vision d’une femme ronde d’elle et de son quotidien. On peut se retrouver facilement dans cette femme qui se sent mal dans son corps. Il est bien aussi de voir aussi des images de femmes qui ont dépassé le 38 depuis très longtemps. Alors mesdames, mesdames un peu de gras dans vos lectures.

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Le Chant du Drille – Ayerdhal

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4ème de couverture
Aujourd’hui l’être humain vit 200 ans. Il a depuis longtemps quitté la Terre originelle, essaimé vers des systèmes planétaires lointains, fondé ses colonies et ses lois interstellaires. Aux confins de la fédération Homéocrate, Taheni est une planète vierge et paradisiaque dont l’équilibre écologique est menacé par les installations humaines. Les Drilles, animaux humanoïdes semblables à des lémuriens et doués d’un chant merveilleux, se pressent par milliers aux portes des villes pour s’y laisser mourir. Lodève, inspectrice générale des Colonies, est dépêchée pour décrypter cette énigme et enquêter sur les corruptions et complots de la petite société tahenite, qui mettent en cause l’ensemble du système homéocrate

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Les humains ont conquis une nouvelle planète mais ont-ils pris en compte les habitants locaux? Ni a t’il pas des affaires louches qui impliqueraient le pouvoir en place? Une seule personne pourra de nouveau rétablir un semblant de tranquillité et de justice : Lodève Dalellia.

Sur Taheni, l’invasion humaine veut se faire au détriment de la population locale : les Drilles. Une espace qui se rapproche du lémurien. Leur milieu naturel se fait détruire et sont dirigés vers des camps loin d’un espace où ils vivent naturellement. Ces derniers commencent à agir de façon étrange. Ils s’assied dans les villes humaines et se laissent mourir tout en émettant un chant. Cette musique plonge beaucoup d’humains dans une profonde dépression allant jusqu’au suicide. Ce phénomène parmi d’autres font que la xénologue, Lodève Dalellia est mandaté pour agir sur la planète. L’opération semble rude surtout quand le plupart des gens décident de garder le secret. Mais voilà, la jeune et très charmante enquêtrice va à force de rencontre et d’échanges va mettre bout à bout des morceaux de cette histoire.

La xénologue est d’autant plus impliquée que son ancien amour, le journaliste Vernang Lyphine est au coeur du complot. Il lui reste à savoir si c’est en tant que victime ou d’investigateur. D’ailleurs, la réponse ne sera jamais vraiment évidente. La certitude qui restera sera l’amour qu’elle lui a porté malgré l’étrangeté de la personne.

Elle est aussi bien partie à la rencontre des Drilles, des personnes pouvant communiquer avec eux comme Elvie et Emalia que ceux qui souhaitent leur mort. Mais l’affaire est-elle aussi simple? Son instinct va l’a guider vers la vérité malgré les battons dans les roues que l’on va lui mettre sur la route. Comme une Sherlock Holmes futuriste sur une planète lointaine, elle va beaucoup observer ce qui l’entoure et bien écouter entre les mots. Corruption, meurtres, assassinats, manipulations, rien ne va avoir de secret pour elle.

J’ai adoré ce roman de science-fiction où les femmes sont mise en avant. Elle sont les héroïnes au coeur de l’histoire, on ne peut pas passer à côté d’elles. Chose rare dans la science fiction où les personnes principaux ou les héros sont des hommes. Ici, malgré le charme et son intelligence, elle réussit, ce n’est pas une criminelle, une femme vénéneuse et ni une prostituée. Un grand bravo et un grand merci à l’auteur de cette prise de position. Et bravo aussi à l’auteur pour sa plume qui décrit avec talent cette autre planète, les relations avec les personnages et l’invention de terme comme xénologue.

On m’a conseillé ce livre et je suis ravie de cela car seule je ne suis pas certaine que je l’aurais emprunté à la médiathèque. Un voyage dans le futur à la rencontre d’une autre culture et d’un autre univers qui étrangement à beaucoup d’écho à notre société. Il me reste un auteur à découvrir apparemment.

Gravity – Alfonso Cuaron

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Le réalisateur mexicain, Alfonso Cuaron avait un rêve tout petit, celui de devenir astronaute. Sept ans après Le Fils de l’homme, il réalise cet objectif en réalisant son premier film de science-fiction, un thriller spatial, Gravity. Une belle occasion de prendre un ticket vers l’espace.

J’appréhendais de voir ce film en 3D car beaucoup de productions choisissent ce choix de rendu mais cela n’apporte rien. Technologie inventée tout de même en 1896. Ici, je ne sais pas comment on pourrait le voir sans. Bienvenue dans une aventure spatiale ou Ryan Stone – Sandra Bullock se retrouve perdue dans l’espace avec pour seul compagnon, en réel ou en imaginaire, Matt Lowalski – George Clooney. Comment survivre dans l’adversité? Voilà la question qui résume le film. Car dans cette situation catastrophique d’être perdue dans l’espace, le cauchemar, la peur prennent le pouvoir jusqu’à la révélation de la volonté de vivre.

Les yeux grands ouverts, j’ai la nausée lorsqu’elle tourne sur elle en attendant de se stabiliser. Je ne suis plus sur mon siège au théâtre, je suis ailleurs. Mon coeur s’affole doucement et je vis au rythme du souffle de Stone qui s’apaise doucement au fur et à mesure du film. Un lien intime se créé. De la résignation à la force de vouloir s’en sortir, je l’accompagne, je l’a soutient. Chaque geste que l’on fait compte, peut avoir un impact et la façon de réagir joue également. Alors lors d’impact de débris, de perte d’un objet ou d’un blocage de parachute, on se calme, on réfléchit et on agit. Certaines scènes évoquent la naissance comme le lien presque ombilical qui lie Ryan à Matt qui doit être rompu pour être protégé et rester en vie. La position foetal qu’elle doit prendre pour rentrer dans un sas de décompression. D’autres scènes évoquent le fait de devoir choisir un chemin comme celles avec les deux objets religieux. D’une part, un saint Christophe, saint patron des voyageurs qui va l’aider à traverser un passage dans la première partie du trajet. Puis un bouddha chinois, pour lui porter chance et réussite dans son dernier voyage inter-spatial . Et bien entendu, la volonté d’avancé et de se battre s’illustre avec la scène de fin. Tombée dans l’eau, elle remonte à la surface, puis évolue à quatre pattes pour se remettre debout et marcher. On pourrait critiquer cette narration minimaliste basée sur le ressenti. Mais les films ne sont-ils pas aussi là pour nous faire vivre des sensations, être dans un instant hors du temps et de raison?

Le réalisateur a fait aussi le choix de mettre une femme alors que les astronautes sont presque toujours représentés par des hommes. Elle n’est pas parfaite. Elle n’a pas réussi certains tests de crash. Elle a peur. Il a fait le choix de mettre en premier plan, un être humain dans toute sa complexité et son authenticité. D’ailleurs, difficile de tricher car Sandra Bullock est presque toujours en premier plan. Elle nous propose un grand jeux d’actrice qui va redorer sa filmographie. Un rôle bien loin de Miss Detective ou de Speed. Plusieurs prix l’ont récompensé pour sa performance de jeux : Africain-American Film Critics Association Awards 2013, Alliance of Women Film Journalists Awards 2013, Kick Ass Award 2013, Kansas City Film Critics Circle Awards 2013, Festival international du film de Palm Springs 2014…. Il a fait aussi le choix du réalisme avec l’IMAX, des vraies tenues d’astronautes de la NASA, en travaillant pour pouvoir donner en rendu la gravité zéro, l’apesanteur, la non-résistance… Une grande réussite à mon goût surtout pour une première réalisation de science-fiction et de non-connaissance pratique des nouvelles technologies utilisées.

Un film qui va laisser une trace dans l’Histoire du cinéma que cela soit pour la prouesse technologique, pour le rendu très réaliste, pour le choix de mise en scène ou l’image de l’homme face au désarroi. L’espace ne m’a jamais vraiment attiré mais cela m’a donné envie d’aller me replonger dans une salle de planétarium et que l’on me raconte de vraies histoires d’étoiles et de planète. Une réalisation que je ne vais pas oublier tout de suite, j’en garde des étoiles dans le coeur et de l’envie d’avancer.

 

Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski

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4ème de couverture
Aux États-Unis, rien ne se discute, rien ne s’écrit, sans que d’une façon ou d’une autre Bukowski n’y soit mêlé. Or que raconte cet Américain de cinquante-sept ans, né en Allemagne et ancien facteur de son état ?
Tout simplement que l’époque n’a pas bonne mine, que nos mœurs ne s’améliorent pas et que la vie ne vaut d’être vécue qu’entre un comptoir et un lit. Toutes choses que chacun de nous sait mais que Bukowski redit sur un ton inimitable, entre pleurs et rires. À peine lues, ses histoires ne vous quit-tent plus parce qu’immédiatement vous les reconnaissez pour ce qu’elles sont : en prise directe avec nos déboires, nos misères, notre corps, notre esprit.


Lire Bukowski, c’est une aventure quand on y met les pieds pour la première fois. Attention, esprit prude et très sensible, passez votre chemin. Sinon, ouvrez les pages et laissez la folie ordinaire vous envahir.

Tais-toi, traînée! Tu as vidé plus de couilles qu’il y a de boules sur un sapin de Noël. Le ton est donné. 21 nouvelles vont se succéder ayant toutes deux choses en commun : du sexe, du sexe, du sexe et la femme. Et ici pas de détour de forme pour parler de sexe. Pas de mots tels que pénis ou vulve ou d’image pour parler sexualité. Une bite, une couille, un doigt, c’est clair et direct. Derrière cette thématique, on découvre une société pauvre, qui coule, qui sombre, qui n’a plus de repère. L’espoir est une utopie de riche.

Charles Bukowski dit Hank est le personnage principal de ces histoires. Profitez de la vie, c’est profitez de chaque instant de plaisir : le plaisir de la chair, la drogue, la nourriture. Demain, est un autre jour et on verra à ce moment là. Bien entendu, cela ne se fait pas avec le sourire et la bonne humeur. Hargneux, mécontent, chieur, grossier, il déteste les gens. Sa haine c’est sa manière d’aimer le monde.

Les histoires malgré le désespoir ont une intensité qui m’ont touché. Surtout la nouvelle où une jeune fille se suicide, où la petite parcelle de lumière qui commençait à luire ne lui à pas permis de se battre. J’ai ri dans la découverte extraordinaire de la « machine à baiser ». Un peu dangereuse quand même, surtout si vous tenez à votre service trois pièces.

Bref, des histoires qui mettent un bon coup de pied dans les couilles qui permettent de bien prendre en compte que le monde des bisounours c’est pas là. A moins que cela soit la version non officielle.

Une lecture qui à mon avis va se compléter par la découverte de ces autres romans.

L’avis du Bison

Lu du même auteur
Apporte moi de l’amour – Charles Bukowski et Robert Crumb

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Gray Horses – Hope Larson

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4ème de couverture
Noémie, une jeune Française originaire de Dijon, arrive à Onion City, dans l’Illinois, pour y suivre des études artistiques. Un peu déboussolée par ce monde qu’elle découvre et encore mal remise d’une rupture récente, elle éprouve des difficultés à s’intégrer. Noémie est également préoccupée par ses rêves, dans lesquels elle est un cheval gris qui porte secours à une petite fille malade.
Quels sont les liens entre ces rêves et la réalité ? Qui est ce garçon qui la suit et la prend régulièrement en photo à son insu ? Noémie sera amenée à faire des choix pour pouvoir aller de l’avant.


Noémie, jeune française arrive dans l’Illinois avec dans son sac de la peur d’un nouveau monde et l’espoir de découvertes et de rencontres. Par chance, elle va trouver son petit chez soi et une amie fidèle. Mais qui peut-être cet homme qui l’a prend en photo?
Inquiétant tout de même d’être poursuivi par quelqu’un qui n’ose pas vous parlez. L’inquiétude la guette d’autant plus que son copain rester en France l’abandonne et que ces rêves sont étonnants.

Hope Larson nous propose une bande dessinée avec un format particulier. Adieu les cases et bonjour l’occupation de l’espace en bichromie. Une couleur qui est importante car elle permets de différencier le monde réel de celui du rêve. Le texte ne sert pas uniquement à traduire la parole des interlocuteurs ou un contexte. Il précise la gestuelle « hausse les épaules » ou encore les bruits « flap », « clac », « vrr »…

Une lecture sympathique et surprenante pour une jeune auteure américaine que je prendrais plaisir à suivre.

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Le chat qui lisait à l’envers – Lilian Jackson Braun

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– Comme détective, Jim, vous êtes un grand critique d’art! 

4ème de couverture
Pour Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel, un poste de rédacteur artistique est une véritable gageure étant donné qu’il ne connaît rien à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contrebalancer celui d’un féroce critique d’art, attaché au même journal et détesté de tout le monde. Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d’un fin gourmet et l’homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K’o Kung – Koko pour Qwilleran – qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l’envers les manchettes de journaux. Dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent et c’est grâce au flair de Koko…

Le chat qui lisait à l’envers est la premier tome, d’une longue série policière écrite par une américaine, paru en 1966 dans un style so british. On découvre un personnage qui va être celui que l’on va suivre dans les autres histoires. Jim Qwilleran, ancien chroniqueur criminel devenu journaliste artistique. Il n’y connaît rien en art, mais c’est d’autant mieux. Son trait physique caractéristique c’est sa moustache qui le titille par moment. Il n’aime pas l’alcool et adore boire des jus de tomates.

Bienvenu au coeur d’un journal, avec l’odeur du vieux papier, le bruit des machines à écrire et aussi le fameux Club de la presse où le serveur connaît pleins de ragots. Son journal le Daily Fluxion, était surtout réputé pour sa rubrique artistique avec les articles de George Bonifield Mountclemens III qui n’hésite pas à être acerbe et sans pitié. Ce dernier va être au coeur de l’intrigue qui va composer l’histoire. Jim va rencontrer George chez lui et toute sa vie va se transformer.
Suite à cela, il a un petit appart pour pas cher juste à l’étage en dessous de son compère journaliste et un nouvel ami très spécial. Un chat siamois à l’instinct développé au nom Kao k’o Kung dit Koko.

Le patron d’une agence d’art meurt assassiné, puis George Bonifield Mountclemens III, un artiste nommé Ciseau mais qu’est-ce qui relit toutes ces personnes? Un tueur en série? Il veut mener l’enquête pour comprendre et le chat va beaucoup l’aider. D’ailleurs, sans lui il n’aurait rien compris, il serait d’ailleurs même mort.

L’histoire n’est pas structurée comme peut l’être à un Agatha Christie. Ici tout est lent, calme et tranquille. Pas de précipitation pour découvrir la ville, les gens, les artistes, on a le temps. L’avantage, cela vide la tête. La lecture ne stress pas et ne perturbe pas. La lecture d’un nouveau tome dans quelque temps n’est pas à exclure.

L’avis de Les livres de Georges 
L’avis d’Asphodèle 

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La véritable Histoire des Superhéros – Dulce Pinzon

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Minerva Valencio, de Puebla, est nourrice à New York. Elle envoie au Mexique 400$ par semaine.

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4ème de couverture
Après le 11 Septembre, la notion de  » héros  » a commencé à se manifester de plus en plus fréquemment dans la conscience collective : en ces temps de crise nationale et globale, reconnaître le courage et la détermination extraordinaires de certains individus devant le danger s’imposait, ceux-ci sacrifiant parfois leur propre vie pour tenter de sauver celle des autres. Il était légitime que catastrophes et états d’urgence fassent la une ; mais au milieu de cette tornade médiatique, on est facilement passé à côté d’autres héros qui, chaque jour, donnent pourtant énormément d’eux-mêmes pour le bien d’autrui, quoique d’une façon moins spectaculaire. Le travailleur mexicain immigré à New-York constitue l’exemple même du héros que l’on ne remarque pas. Il travaille souvent d’interminables heures dans des conditions extrêmes, pour un salaire très bas qu’il économise, aux prix de lourds sacrifices, afin de l’envoyer au Mexique et de permettre à des familles et des communautés de survivre. l’économie mexicaine est devenue, de fait, dépendante de l’argent envoyé par les travailleurs immigrés aux États-Unis. Et réciproquement, l’économie américaine repose désormais en partie sur le labeur des travailleurs mexicains. C’est précisément la discrétion de ce lien de dépendance, conjuguée à l’ampleur de leurs sacrifices quotidiens, qui fait de ces travailleurs mexicains un sujet particulièrement intéressant. L’objectif principal de cette série de photographies est de rendre hommage à ces hommes et à ces femmes pleins de courage et de détermination qui s’efforcent, tant bien que mal, sans l’aide d’aucun superpouvoir, de faire face à des conditions de travail très rudes pour aider leurs familles à survivre et à prospérer. Le projet se compose de vingt photographies en couleurs représentant des immigrés latino-américains déguisés en superhéros américains et mexicains célèbres. Chaque cliché met en scène le travailleur / superhéros dans son environnement professionnel et s’accompagne d’une légende indiquant son nom, sa ville ou son État d’origine, et la somme d’argent qu’il envoie chaque semaine ou chaque mois aux siens.

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A l’heure où les superhéros sont à la mode, Dulce Pinzon nous en propose une autre vision. Elle regroupe ici des portraits d’hommes et de femmes qui ont du quitter leur famille au Mexique pour l’Amérique pour trouver un emploi. Des métiers où on les exploitent. Ils sont des superhéros invisible du quotidien.

Chaque portrait est accompagné d’une légende avec le nom, la ville natale, la profession exercée et la somme d’argent ainsi que la fréquence qu’il envoie à sa famille. Une simplicité qui montre à mettre le doigt sur cette économie parallèle. Une sorte de rencontre entre la réalité et les idées reçues. J’aurai aimé une précision, le nom du super héros en question.

Une belle rencontre en image qui m’a donné envie de pousser encore la découverte d’artistes photographes.

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Visite guidée « Les femmes et Victor Hugo »

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La maison de Victor Hugo propose plusieurs visites guidées, dont les femmes dans la vie de l’artiste. Hier, j’ai fait cette visite où j’étais la seule intéressée, quelle chance.

Victor Hugo a toujours vécu entouré de femmes. Déjà sa mère, Sophie, vendéenne, issue d’une famille riche et royaliste. Il est très proche d’elle et a eu beaucoup d’influence sur ces enfants, dont la passion de l’écriture. Dés l’âge de 13 ans, il commence à écrire et remporte des prix. En 1821, il se fiance avec Adèle Foucher, avec laquelle il a grandit. L’année suivante, le 12 octobre, ils se marièrent. Ensemble, ils sont cinq enfants : Léopold en 1823, Léopoldine en 1824, Charles en 1826, François-Victor en 1828 et Adèle en 1830. A la suite de ces naissances, les époux font chambre à part à la demande de Mme Hugo.

Victor Hugo fréquentait beaucoup de femmes dont des prostituées. En 1833, il fait la rencontre de Juliette Drouet qui joue dans Lucrèce Borgia, dont il tombe amoureux. L’attirance et réciproque et à partir de ce moment, ils vont devenir des amants indissociables. Elle habitera toujours prêt de lui. Sa proximité avec l’homme va lui permettre d’acquérir un emploi : copiste, qu’elle va occuper jusqu’à la fin de sa vie.

En 1843, Léopoldine, la fille préféré de l’auteur meurt subitement de noyade. Il ne reprendra la plume qu’en 1852. Peu de temps par la suite, il va avoir une nouvelle amante permanente en plus de Juliette. Léonie qui a l’âge environ de sa fille disparue. Elle possède la faveur de sa femme qui n’apprécie pas son autre maîtresse, qui considère qu’elle profite de son mari pour l’argent. Ils vont rester ensemble quelques années, mais elle veut qu’il choisisse entre elle et son autre favorite. Juliette aide Victor à s’enfuir à Bruxelles en 1851. Lors du coup d’Etat du 2 décembre 1852, il tente d’organiser la résistance contre Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci échoue et il doit fuir pour éviter l’emprisonnement. Elle va lui apporter de l’argent et l’ensemble de ces oeuvres. Cette action héroïque va lui permettre de devenir la préférée.

En 1868, sa femme Adèle meurt. Il ne se remarie pas à la suite du décès de son épouse et vit très proche de Juliette, puisqu’elle loge l’appartement en dessous du sien. Elle continue à être la copiste de Hugo. Il ne peut plus écrire, mais dicte. Le 11 mai 1883, Juliette meurt. A partir de ce jour, il ne produira plus aucun écrit et meurt le 22 mai 1885.

Une histoire passionnante. J’ai appris que c’était un homme à femme. Suite au succès de ces écrits, sa popularité comme politique, les femmes l’adorent et lui font beaucoup de charme. Il va en profiter beaucoup d’ailleurs, mais mystérieusement il ni a aucun enfant hors mariage. Un homme complexe, qui aime écrire, lire et aussi créer, sculpter, peintre. Il créait des meubles en détruisant certains pour en faire de nouveaux. Un grand esprit créatif. Un jour, peut-être, je me plongerai dans son oeuvre.

Adresse
Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris

Horaires d’ouverture
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

Accès
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8), Bréguet-Sabin (ligne 5), Saint-Paul (ligne 1) ou Chemin-vert (ligne 8)
Bus : 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 96
Velib’ : 105-109 terre plein Saint-Paul, 27 Boulevard Beaumarchais, 36 rue de Sévigné
Autolib’ : 2 rue Neuve Saint-Pierre