Les Outrepasseurs – Tome 1 – Les héritiers – Cindy Van Wilder

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Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…

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Les éditions Gulf Stream pour lancer leur nouvelle collection Young Adult propose le premier tome, Les Héritiers de la trilogie Les Outrepasseurs. L’auteure nous emmène pour son premier essai livresque dans une aventure au coeur du fantastique.

L’histoire débute dans une époque qui nous est très contemporaine. Un jeune garçon, Peter, assiste à la transformation de sa mère en renard pour le protéger d’une agression magique. Il n’a pas trop le temps de comprendre qu’on l’emmène dans un château avec des gens qu’il ne connaît pas du tout. Cependant, il y a beaucoup de jeunes de son âge, dont une jeune fille dont il tombe sous le charme. Personne ne leur explique pourquoi ils sont présents. le seul moyen de savoir le pourquoi du comment reste de plonger dans un étrange bassin. Une fois plongé, l’histoire de leurs ancêtres va leur être raconté par leurs souvenirs. Bienvenue dans le 13ème siècle, dans le Moyen Age à un moment charnier dans l’évolution d’une société. L’histoire prend sa source dans une ville qui se créée, qui est en pleine mutation.

Le premier plongeon permet à chaque enfant de définir à quelle famille il appartient : lion, renard, chat… Et chacun découvre qu’en lui sommeille l’esprit d’un animal avec qui maintenant il va devoir partager la vie psychique et physique. Puis un deuxième et un troisième plongeons vont les propulser littéralement au coeur de leur origine. Leurs ancêtres ont été maudits pour avoir combattu des forces obscure cela va les pousser à devoir quitter leur village, leurs amis. Mais ensemble, ils sont plus forts. Pour aller où? Pour cela, il faudra lire le tome 2.
Malgré la très belle écriture de Cindy van Wilder, j’avoue avoir été très déçue par l’histoire. Pourquoi prendre le Moyen Age réel comme base du lieu de déroulement de l’action? Tellement cliqué. Et puis après on passe à l’affrontement du mal qui vit au sous-sol contre le bien, représenté par les croyants et les prières. Certes, c’est une période au règne l’obscurantisme mais pourquoi reprendre ce cliché qui me semble d’un autre temps. Petit détails qui m’a gêné, l’orthographe du mot fée qui s’écrit aussi fé. Cela m’a beaucoup perturbée. Les stéréotypes m’ont gâché la lecture tout comme la structuration de l’histoire.

Bref, je remercie Babelio de m’avoir permis de découvrir une maison d’édition et une jeune auteur. Mais une certitude après tournée la dernière page, je n’ai pas envie de lire la suite. le roman va partir dans les oubliettes de ma mémoire. Toutefois, je l’ai offert à une jeune fille qui elle devrait être ravie.

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Le baiser du rasoir – Daniel Polansky

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Il y a eu la vie dans la rue. Il y a eu la peste. Il y a eu la guerre. Il y a eu la magie…
Prévôt a survécu.
Il règne désormais sur le quartier de Basse-Fosse, dealant pour les faibles comme pour les puissants, rappelant à l’ordre de manière définitive les inconscients qui viendraient empiéter sur son territoire. Pourtant, plusieurs enfants sont retrouvés morts. Pas question pour Prévôt de laisser ces crimes impunis, d’autant que les agents de la Couronne ne semblent pas pressés de résoudre l’affaire.
Mais qui, du meurtrier ou de Prévôt, connaîtra le baiser du rasoir?

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Bienvenue dans le quartier de Basse-Fosse où un phénomène étrange va bouleverser le fragile équilibre. Prévost en se baladant découvre le cadavre d’une enfant portée disparue depuis peu. Mais que ce cache t’il derrière cet étrange meurtre?

Nous sommes dans un futur lointain où la guerre et la maladie ont fait rage. Des millions de personnes sont mortes dans d’atroces souffrances. L’histoire se déroule autour d’un anti-héros, solitaire, sarcastique, Prévost, trafiquant de drogue qui s’occupe de la protection d’une zone du quartier des entrailles de Basse-Fosse. Ancien enquêteur de la Couronne, il sait en trouvant le cadavre de la petite fille que quelque chose n’est pas normal. D’ailleurs, lorsqu’il rencontre son ancien collègue avec lequel il n’est pas resté spécialement en bon terme, ils s’accordent sur l’étrangeté de l’affaire. La curiosité de Prévost va le pousser à enquêter pour connaître le fin de l’histoire.

Si la race humaine a inventé une institution plus efficace que la noblesse, pour la propagation des handicapés de l’intellect et de l’éthique, je ne suis pas encore tombé dessus. Prenez la progéniture d’un demi-millénaire de mongoliens consanguins, de cousins germains et d’hémophiles. Elevez-les via une série de nourrice bouffies, de confesseurs abrutis par la boisson et d’universitaires ratés, parce que Sakra sait que Papa et Maman sont bien trop occupés à se tripoter à la Cour pour prendre en main l’éducation d’un enfant. Veillez à ce que toute la formation qu’ils reçoivent dans leur jeunesse ne concerne jamais rien de plus pratique que le maniement de l’épée et l’étude de langues que plus personne ne parle, dotez-les d’une fortune quand ils atteignent leur majorité, placez-les hors des limites de tout système légal plus développé que le code duello, ajoutez la tendance instinctive à l’humanité à la paresse, l’avarice et l’intolérance, remuez soigneusement, et voilà: vous obtenez l’aristocratie. 

Il contact son réseau afin de pouvoir trouver des indices surtout liés à cette odeur très particulière que dégageait le corps abandonné. Son enquête va le mener vers le tueur mais une chose incroyable va se produire. Un personnage fort, sans visage et sans nom va apparaître. Une rencontre semblable faîte déjà pendant la guerre. A partir de ce moment, il ne va plus lâcher l’affaire jusqu’à connaître le véritable commanditaire car les meurtres d’enfants commencé à s’accumuler. Son flair va le mener à des conclusions qui vont lui même le déboussoler.

En magnant avec talent les mots, Daniel Polansky m’a emmené en plein coeur d’un policier fantastique où je me suis laissé entraîné avec plaisir et tension. Et puis ce délai de 7 jours avant que le personnage principal risque de se faire tuer donne un rythme dynamique et tranquille à la fois qui m’a beaucoup plu. Tout comme la construction sous forme de courts paragraphes qui permet de gérer ma lecture dans les transports jusqu’au travail et bien entendu de structurer l’histoire. Bref, un roman passionnant où je n’avais absolument pas deviné qui était le meurtrier. Les personnages secondaires sont réalistes et souvent attachants le tout dans une société assez noire où la misère côtoie l’opulence.

Prix
Imaginales 2012 du meilleur roman étranger de fantasy.

Lien vers la fiche présentation de l’édition Folio

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Créatures fantastiques – Josette Gontier et Marc Mosnier

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Prends ton masque et entre dans cette nouvelle collection documentaire grâce à de spectaculaires images en 3 dimensions. Ces grandes illustrations en relief sont accompagnées d’informations claires et originales pour t’expliquer l’histoire des hommes et du monde naturel. Découvre qui se cache derrière la face monstrueuse des CRÉATURES FANTASTIQUES qui peuplent l’imagination des hommes depuis la nuit des temps.


Les créatures fantastiques peuplent le monde depuis que la planète est apparue. Ce livre permet une petite présentation avec en plus un masque pour voir des illustrations en 3D. Les auteurs proposent à travers sept catégories les différentes monstres qui peuplent le monde aussi bien dans la littérature que dans la religion. Partons à la découverte de ces mythes.

Le 1er novembre, les Celtes qui occupaient l’Europe de l’Ouest, il y a plus de 2 000 ans, fêtaient Samain, le dieu de la Mort où ils sacrifiant un cheval. Une soirée obligatoire pour tous sous peine de mort, afin de rencontrer les fantômes des gens que l’on a aimé. Mais c’est aussi l’occasion autour d’un grand et bon banquet de se réunir avant le début du froid de l’hiver. Au Moyen Age, le christianisme s’impose dans les pays celtes et la fête de Samain laisse place à la Toussaint. Cette date sera confirmée par le pape Grégoire III pour célébrer la fête des Saints.
Dans les pays anglo-saxons, on célèbre toujours la fête des morts le 31 octobre, le fameux Halloween. Les druides allaient de maison en maison afin de demander des offrandes. Et ceux qui refusaient se voyaient jeter un mauvais sort. Une petites histoire qui donne l’origine de ce fameux Trick or Treat (un bonbon ou un sort).

Quand revient le temps d’Halloween, montres, fantômes, sorcières et autre créatures mystérieuses quittent le royaume des ombres pour se mêler au monde des vivants. La dernière nuit d’octobre, c’est-à-dire la veille de la Toussaint, leur est dédiée. 

Mais d’autres monstres peuplent le monde qu’ils soient issus des ténèbres, de la forêt ou de l’eau. Ainsi au XVème siècle, sous l’Inquisition on fait la chasse aux sorcières, ces femmes avec des cheveux longs, volant sur des balais, accompagnée de chats noirs et de corbeaux. On rencontre depuis l’Antiquité, des fantômes à l’apparence vaporeuse. Puis des loups-garous depuis le Néolithique, qui sont des hommes se métamorphosant en loup la nuit. Ou encore le Basilic qui était selon Pline l’Ancien une sorte de serpents portant une crête de coq sur la tête avec une haleine mortelle.

Créatures féminines aillées, à la tête effroyable, à la chevelure de serpents et aux mains de bronze, les Gorgones sont munies de défenses de sanglier. Elles sont trois soeurs et parmi elles, Méduse est la plus redoutable : elle a le pouvoir de changer en pierre ceux qui la regardent. Et elle seule est mortelle : pour la tuer, Persée lui coupe la tête après s’être servi de son bouclier poli comme miroir, pour ne pas la regarder. 

Se succèdent ainsi d’autres légendes comme la licorne, le dragon, les nains, les lutins, les trolls, les elfes, le Léviathan, la sirène, le drac, le cerbère, les Gorgones, Elephant Man, King Kong…. A chaque type, une petite histoire de son origine, sa progression et surtout sa représentation. Une lecture très agréable et intelligente pour une mise en bouche sur l’univers fantastique qui est très riche et rempli d’imaginaire. Par contre, le masque 3D est sans grand intérêt mais peut être amusant pour un enfant en bas âge.

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Portrait du sorcier en jeune homme – Ted Naifeh

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Portrait du sorcier en jeune homme
Courtney Crumrin
Ted Naifeh
Editeur : Akileos

Un album hors série dans la collection des Courtney Crumrin où l’on découvre la jeunesse d’Aloysius. A t’il toujours été cet homme mystérieux?

Aloysius travaille dans un cabinet juridique, dans lequel il rencontre Alice Crips, la fille d’un éminent avocat. Il va découvrir que son père dirige une société secrète qui enquête sur les phénomène surnaturel afin de les éradiquer. Elle souhaite prendre la suite de son père qu’elle admire, même si cela n’est pas réciproque. Aloysius va lui dévoiler son plus grand secret, il est un sorcier. Un certain trouble va lui monter à l’esprit, est-ce que toute la sorcellerie est mauvaise?

Les amateurs de magie noire et de créatures fantastiques ne seront pas déçu pas ce nouvel opus, très court tout de même. On découvre la jeunesse d’Aloysius qui est un personnage clé de l’univers de Courtney Crumrin. On découvre un lien qui se crée entre lui et Alice, sans qu’il soit établi véritablement à la fin.

Du même auteur
Courtney Crumrin et le royaume de l’ombre
Courtney Crumrin et le monde de la nuit
Courtney Crumrin et l’assemblée des sorciers

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Le K – Dino Buzzati

LeK

Il existe parfois des rencontres avec des livres. Ils vous attendent. J’avais acheté en occasion il a fort longtemps un livre que l’on m’avait chaudement conseillé comme étant un des meilleurs livres au monde. 10 années passent et le livre déménage de ville en ville en me suivant. Un jour, me dis-je, j’aurais une bonne raison de le lire. Voilà que le mois dernier, une rencontre numérique m’a poussé à le sortir de son classement alphabétique. Une liseuse passionnée de mot : Asphodèle, qui propose une lecture commune.

Je saute sur cette opportunité qui en fin de compte était un sort délicat. Une fois le livre ouvert plus moyen de le refermer. 50 nouvelles à lire d’enviro 6 pages. Mais chaque nouvelle avait pour moi l’impression d’en faire 20 pages. A chaque page tournée, je regardais le numéro en bas de page en ayant l’impression de ne jamais en finir. Les notes de l’album « The Human Octopus » de Cascadeur, me berçait au fur et à mesure des histoires.

Le livre débute avec la nouvelle le K, un animal fantastique qui suit un homme qui est obnubilé par l’animal que seul lui voit. Il pense qu’il veut sa mort. Alors lorsque l’instant fatidique arrive, il prend une barque en pleine mer et va à sa rencontre. Mais l’animal voulait juste lui remettre une perle qui lui offre réussite et bonheur. L’homme meurt alors seul et malheureux. Dino Buzzati maîtrise avec un grand talent l’utilisation avec justesse de chaque mot pour que le lecteur crée directement l’univers de l’histoire et ne s’y perde pas. Que cela soit « Pauvre petit garçon » qui raconte l’histoire du petit Adolf  ou Voyage aux Enfers du siècle, les univers se succèdent et cohabitent avec ce filon de la folie, de la tristesse et de la dépression. Aucun espoir ne brille, le monde est forcément rempli de noirceur et de désespoir. L’Homme n’est qu’un profiteur, un égoïste et négligeant.

400 pages plus tard, une boîte de chocolat et un moral en berne, j’ai fermé mon livre. Je voudrais l’abandonner, mais un rude enchantement a du me lier à ce livre. Il va retourner dans la bibliothèque. Un jour quelqu’un me parlera de ce livre et je lui offrirais à ce moment le sort sera dissou.

Avis des participantes à la lecture commune
Asphodèle : leslecturesdasphodele.wordpress.com/2013/01/31/le-k-de-dino-buzzati
Laure : madansedumonde.wordpress.com/2013/01/31/dino-buzzati-le-k
La comtesse : eeguab.canalblog.com/archives/2013/01/31/25734353.html
L’écho des écuries : l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-lecture-commune-le-k-dino-buzzati-114211807.html
Chroniques littéraires : chroniqueslitteraires.wordpress.com/2013/01/30/le-k-dino-buzzati/

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