René, qu’est-ce qui te fait vivre? à la Maison des Métallos

thumbLaurence Vielle, auteure et comédienne a décidé de donner la parole à ceux qui vivent où passent un moment dans un centre hospitalier psychiatrique. Accompagnée d’un musicien, Bertrand Binet et d’une plasticienne, Eva Grüber, ils donnent une autre réalité aux réponses à la question : Qu’est ce qui te fait vivre ? Lire la suite

Les carnets de Cerise – Le zoo pétrifié – Tome 1 – Joris Chamblain et Aurélie Neyret

images-2Et mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. on a tous un secret enfoui au fond de nous, que l’on ne dit pas, mais qui fait ce que nous sommes.

Erica, c’est l’opposé complet de Line. C’est une éternelle  râleuse, mais elle a un bon fond. Elle a quatre grands frères, du coup elle a appris à se défendre! Avec Line, on ne l’entend même plus râler, tellement c’est naturel chez elle.  
Ses parents lui ont transmis, à elle et à ses frères, de vraies valeurs de respect, d’honnêteté pour faire d’eux des gens bien. 
Alors elle n’est pas contente quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Râler c’est sa façon à elle de remettre les choses en question, d’essayer de les faire avancer, de les améliorer. Et je la respecte pour ça. 

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Sabine et Griffon – Nick Bantock

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Pardonnez-moi si la mémoire me fait défaut, mais suis-je censé vous connaître?  Comment avez-vous bien pu avoir connaissance de la première esquisse d’une tasse brisée que j’avais faite pour cette carte?

Le phénomène qui nous lie m’en a appris beaucoup sur vous, et pourtant j’ignore tout de votre histoire. Quel plaisir d’avoir vos oeuvres sous une forme tangible. 

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4ème de couverture
Tout avait commencé par une mystérieuse carte postale, apparemment bien innocente, mais depuis, plus rien n’allait comme avant pour le peintre Griffon Moss, dans sa tranquille solitude de Londres. Son monde de logique et de méthode était brutalement renversé par l’existence lointaine d’une femme sur une île des Tropiques, à des milliers de kilomètres de lui. Qui est Sabine ? Comment peut-elle voir ce que peint Griffon, quand ils ne se sont jamais vus ? Est-elle son âme soeur depuis toujours perdue ? Ou une magicienne ? Un ange exterminateur ? Assistons-nous aux prestiges d’une communion par l’imaginaire ou à une descente dans la folie ? Cet étonnant roman visuel se déroule en plusieurs lettres et cartes postales, parsemées d’illustrations fascinantes de monstres et d’inventions saugrenues, de paysages obscurs… Les lettres de Sabine et Griffon, on les trouvera à l’intérieur du livre dans leurs enveloppes, pour que le lecteur ait la curiosité de lire la correspondance intime de ces deux étrangers inexplicablement liés l’un à l’autre. Cet ouvrage auquel on chercherait en vain l’équivalent ailleurs, mêle audacieusement la poésie de sa narration onirique à un luxe d’images dans une présentation aux mille et une surprises.

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L’histoire d’un échange entre deux protagonistes à deux endroits du monde m’a tout de suite séduite. En plus, le fait que l’ouvrage contient des lettres était un sacré plus. Sabine et Griffon s’envoient des cartes postales créatives pour apprendre à se connaître. La seule chose qui les lie serait un lien télépathique graphique. Ils se séduisent puis d’un coup plus rien. Une rupture se fait très vite et le livre s’arrête là tout net. Rien n’a eu le temps de se construire, juste mettre un peu en appétit le lecteur.

Une promesse de belles lettres, d’échanges et puis rien. Quelle déception, véritablement.

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Mariko Parade – Boilet et Takahama

imagesUne fleur n’est jamais plus belle qu’à l’instant précis ou elle commence à faner…

Cela fait quelques années que je vous fréquente ! Plus fort que l’amour c’est… le déclin de l’amour.

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4ème de couverture
C’est la saison des pluies, les hortensias sont en fleur. Le mangaka français, 42 ans, et Mariko, jeune japonaise de 24 ans, son modèle, partent trois jours en repérages sur l’île d’Enoshima. Depuis leur rencontre quatre ans plus tôt, Mariko est devenue indispensable au dessinateur, dans son travail comme dans sa vie. Après deux journées, elle révèle qu’elle a décidé de quitter le Japon pour quelques années..

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J’avais lu ce manga voilà un bon moment maintenant. Quand par hasard, je suis retombée dessus, il fallait absolument que je le relise. Il ne restait dans ma mémoire qu’un vague souvenir de beaux dessins de femme japonaise. La couverture est très jolie, une sorte de sérénité s’en dégage.

Le mangaka français et son modèle, Mariko, vont sur une île, Enoshima pour préparer un nouveau manga, celui que nous sommes entrain de lire. L’histoire n’est pas le plus important, c’est à prétexte à la découverte de l’autre, d’un lieu et aussi des sentiments. Tout tourne autour de Mariko. Sa beauté est sublimée par plusieurs médias qu’utilise Boilet. Il nous dévoile la jeune fille, même au coeur de son intimité par le biais de photos, de croquis, de dessins, de peintures… avec différents cadrages.

On oublie parfois que c’est un manga qu’on lit et pas un reportage sur deux personnes. Beaucoup d’éléments dans les positions, les mimiques, ces sourires au regard triste. La variation des couleurs utilisés a confirmé cette impression, allant du noir et blanc à l’impression peinture acrylique. Mais un sentiment perdure au fils des pages, la mélancolie.

Bref, une bonne lecture agréable avec de sublimes dessins.

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Un jour, un chien – Gabrielle Vincent

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Un jour, un chien
Gabrielle Vincent
Les albums duculot
Première édition ; 1982

Pas de texte, juste un simple trait de crayon qui raconte l’histoire d’un chien. Une famille abandonne leur animal de compagnie en le laissant sur le jetant sur la route. L’animal ne comprend et essai de rattraper la voiture de ces maîtres qu’il aime tant. Il ne comprend pas ce rejet et erre sur la route en causant un accident.

Un jolie album qui parle de ce comportement immoral des gens qui abandonnent leurs animaux de compagnie au bord de route. Immonde comportement qui se reproduit toujours trop tous les ans au moment des vacances. Une dessinatrice découverte grâce à Pennac qui lui rend hommage dans Le roman d’Ernest et Célestine.

Du même auteur
Ernest et Célestine, musiciens des rues

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