Livre voyageur

livrev Je décide de proposer des livres en Livre voyageur.

Mais quel est le concept?
Je propose un livre, si ce dernier vous intéresse :
– Laisser un message sur ce billet.
– Je n’accepte que les personnes que je connais un minimum ou des blogueurs ayant un blog actif.
– Seule les personnes vivant en France peuvent participer
– Chaque personne de la chaîne ainsi constituée envoie le livre à la personne suivante (à ses frais). La dernière personne de la chaîne renvoie chez moi et la boucle est bouclée. Si vous voulez mettre un petit message ou une carte, c’est possible 🙂
– Lorsque vous aurez écrit votre article, vous devrez me communiquer le lien pour que je le mette à jour ici.
– Le livre se lit très vite donc je demande à ce qu’un délai d’un mois maximum soit respecté entre la réception et l’envoi à la personne suivante de la liste, ceci afin de favoriser un maximum les lectures.
– Dernière chose mais non des moindres: le livre n’est pas neuf, je l’ai obtenu en troc, il est néanmoins en très bon état. J’apprécierai donc de le retrouver dans le même état lors du retour. Pour ma part j’utilise des marque pages. Je vous demande donc de faire de même. Merci d’avance.

Une première proposition avec La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel, qui rentre dans le cadre d’une lecture commune dans le cadre du challenge Le challenge US pour le 20 novembre. Déjà trois inscrits. 🙂

Qui est intéressés?
Denis
Titine
Viviana
– Anne-Lise

Inconnu à cette adresse – Kressmann Taylor

imgresInconnu à cette adresse
Auteure : Kressmann Taylor
Editeur : Le livre de poche

Katherin Kressmann Taylor publie pour la première fois son roman dans Story Magazine en 1938 au Etats-Unis, et le succès a été au rendez-vous, à tel point que tous les exemplaires du journal ont été épuisés. Sous forme d’une correspondance épistolaire fictive du 12 novembre au 3 mars 1934, entre deux amis, Martin Schulse, 49 ans, père de trois enfants et Max Eisenstein, 50 ans, une soeur, américain ayant fait ces études en Allemagne. Ils sont associés dans une galerie, la Galerie Schulse-Eisenstein, d’art à San Francisco.

Martin décide de retourner dans son pays qui est censé avoir une situation plus stable, suite à 1929. Les deux amis souhaitent garder le contact par un échange de lettres. « Il existe un havre où l’on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension. » On découvre la passation de pouvoir d’Hindenburg à Hitler et la monter du nazisme par conséquence. Les violences faîtes aux juifs et la restriction des libertés se fait sentir à chaque échange. « Franchement, Max, je crois qu’à nombre d’égards, Hitler est bon pour l’Allemagne, mais je n’en suis pas sûr; […] il possède une force que seul peut avoir un grand orateur doublé d’un fanatique. Mais je m’interroge : est-il complètement sain d’esprit ? » En 1933, il renie son amitié avec Max à cause de ces origines juives. « Nous sommes tous embarqués dans la même galère. Nous sommes futiles et malhonnêtes parce que nous devons triompher de personnes futiles et malhonnêtes. »Leur correspondance reste seulement financière suite à leur entreprise commune. « Maintenant je dois te demander de ne plus m’écrire. Chaque mot qui arrive dans cette maison est désormais censuré, et je me demande dans combien de temps, à la banque, ils se mettront à ouvrir le courrier. Je ne veux plus rien avoir à faire avec les juifs, mis à part les virements bancaires et leurs reçus« . Toutefois, Max contacte plusieurs fois son ancien frère de coeur, car sa soeur Griselle, veut partir en concert à Berlin. Il lui demande de prendre soin d’elle. La réponse au bout de trois courriers, se fait directe et très distante. Il lui annonce que sa soeur s’est faîtes tuer par les SA. Sa vengeance se fait sinueusement par des lettres, tout en sachant que ces dernières étaient par lu par la censure. Max sous entend par des pseudos commandes de tableaux que son ami aide l’ennemi. Il fait référence à Picasso, peintre détester du Reich. Jusqu’au jour où il reçoit son courrier avec noté dessus « Inconnu à cette adresse ».

Un petit roman qui se dévore et qui dresse un tableau de cette Allemagne en pleine mutation. Un pays qui a besoin d’espoir et de changements. Hitler arrive au pouvoir légalement et justifie la haine du juif pour sauver un pays. Personne ne bouge, tous le monde soutient. A travers les échanges de lettres, on sent la modification de la perception de la réalité et de la société. Ce qui est dommage c’est sa brièveté.

Un livre a mettre entre toutes les mains, surtout dès le plus jeune âge.

Cinéma
Le film a été adapté en 1944 par William Cameron Menzies.

Si vous avez aimé vous aimerez
Maus d’Art Spiegelman

81330859_pchallenge-2critiquesABC2013

Challenge Romans épistolaires

81330859_p

Je vais participer au challenge proposer Près de la plume… au coin du feu.

L’objectif? Se fixer un objectif de lecture pour l’année 2013. Fin du challenge : janvier 2014.

Mon 2ème challenge est la lecture de 10 romans épistolaires.

1) Oscar et la dame en rose – Eric-Emmanuel Schmitt
2 ) Inconnu à cette adresse – Kressmann Taylor
3) 84, Charing Cross Road – Helene Hanff
4) Lettre d’une inconnue – Stefan Zweig
5) Un homme à distance – Katherine Pancol