La ballade de Willow – Jamie Ford

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1934. Depuis qu’il a été abandonné quand il avait 7 ans, William Eng est pensionnaire de la très stricte institution du Sacré-Coeur, à Seattle. Cinq années ont passé, personne n’est venu le chercher. Aucune nouvelle de Liu Song, sa mère.

Un jour pourtant, alors qu’il est au cinéma avec les autres garçons de l’orphelinat, il reconnaît le visage de sa mère dans une bande-annonce. Troublé par cette apparition qu’il n’osait plus espérer, William décide de s’enfuir pour retrouver celle qui se nomme désormais Willow Frost…

Conteur hors pair, Jamie Ford tisse avec un immense talent une intrigue riche, tendre et bouleversante, au temps de la Grande Dépression.

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Jamie Ford décide de nous raconter une histoire en relation avec sa famille avec son roman fiction La ballade de Willow. Il emmène son lecteur au coeur des Etats-Unis après la Grande Dépression où il est encore mal vu d’être chinois et encore plus une femme. Une histoire touchante qui nous est raconté à travers le regard d’un petit garçon.

William est depuis 5 ans dans un orphelinat catholique nommé l’institution du Sacré-Coeur. Il rêve de retrouver sa mère comme les autres locataires. Il sait, comme son amie, Charlotte qu’ils ne pourront jamais être adoptés. Lui, parce qu’il est chinois et elle, parce qu’elle est aveugle. Le jour de l’anniversaire des garçons, date identique pour tous grâce à l’idée des soeurs pour une gestion plus facile, il découvre à l’écran au cinéma, une bande annonce où une femme asiatique est présente. Son coeur se serre, il est persuadée, c’est son ah-ma, sa mère. Mais comment en avoir la certitude? Par chance, elle se produit dans la même ville pour quelques jours, il faudrait qu’il aille voir. Soutenu par son amie Charlotte, il va arriver à la rencontrer.

De cette rencontre, va naître le récit de l’histoire de sa mère et de sa naissance. Ainsi pendant plus de la moitié du roman, le récit d’une jeune fille abusée par son beau-père qui doit élever un enfant seule dans un pays qui accepte très mal les chinoises et des chinois qui ne respecte pas les filles au père. Face à sa solitude, elle va utiliser son don pour le chant pour survivre et nourrir son fils. Mais la pression que son beau-père lui enlève son enfant au prétexte que c’est un homme lui est insupportable. Alors à la suite de sa fausse couche, elle confit son fils à une assistante sociale qui va placer son fils dans un institut catholique afin de l’aider à suivre le bon chemin.

Une histoire qui se lit très bien et très vite car il faut dire que l’auteur maîtrise très bien les mots. Mais bon, j’avais que je me suis ennuyée à chaque page car je m’attendais à quelque chose que je n’allais pas prévoir. Même si, un petit élément m’a légèrement surprise, il apporte juste un côté plus larmoyant à l’histoire. Tout est fait pour que l’on puisse se dire, que c’est bien triste et que c’est dommage pour ce petit garçon et de cette jeune fille. Il faut reconnaître que l’auteur parle de chose réel comme le racisme, le fait que les immigrés viennent avec le même état d’esprit que dans leur pays et ne sont pas très solidaires, la difficulté d’être une femme libre et seule.

On a un récit fidèle d’une période historique qui malheureusement ne me suffit pas. L’histoire si touchante pourrait-elle paraître, tout est assez prévisible et donc sans surprise. Pourquoi en faire une histoire qui finit bien? Pour être gentil avec les lectrices et des mouchoirs? En plus, cela m’a beaucoup fait penser à Julie Otsuka qui à l’avantage de faire des romans plus courts, elle.

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L’empereur de Jade – Cirque Phénix


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Depuis le 16 novembre 2013, le Cirque Phénix propose L’empereur de Chine, un spectacle en plein coeur de culture chinoise. Cette nouvelle création d’Alain M. Pacherie nous présente une succession de tableau pour appeler au voyage.

Un jour, le Tigre, le Phénix et le Dragon demande une audience au Palais Céleste auprès de l’Empereur de Jade pour dénoncer la maltraitance qu’ils subissent de la part des hommes. Soucieux de maintenir la paix entre animaux et homme, il décide de choisir douze nouvelles espèces qui seraient les douze premières devant la Porte Sud de son palais. Ces derniers seraient des symboles et ne subiront plus de persécution. Ils deviendront les signes du zodiaques.

Pour illustrer ce début d’histoire, le directeur du cirque de Phénix est allé en Chine rechercher des artistes pour monter son spectacle. Il dénicha des acrobates aux nombreux talents, fit développer des vidéos pour le fond de scène et coudre de très beaux costumes. Mais cela suffit-il à faire un beau spectacle?

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Il est difficile de vouloir copier le cirque du Soleil non seulement par la qualité du spectacle, des costumes, des décors mais par la magie et l’onirisme qui est ressort. Je me suis sentie très frustrée pendant le spectacle. Outre le terrible inconfort des sièges, la grande proximité des voisins et le froid, il manquait au spectacle ce que petit quelque chose qui le rend inoubliable.

Les numéros en soi sont très beaux, avec une véritable recherche de nouveauté et d’innovation. J’ai vu des choses surprenantes que je n’avais jamais vu ailleurs. Mais même si beaucoup de chutes ou de ratés, les liaisons de danse sont réalisées avec tristesse, sans aucune conviction et ressemble à du remplissage temporaire avec des gestes milles fois répétés sans incarnation des personnages. A aucun moment je suis partie en Chine, ni par les costumes, par la musique ou le dynamisme. J’étais là sur mon affreux siège orange à regarder de beaux numéros mais sans âme mais je n’étais pas ailleurs.

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C’était fabuleux ce numéro de femme qui porte des bancs à bout de jambes sur lesquelles viennent trois jeunes filles faire de l’équilibrisme tout en haut. Ou encore les petites filles sur les vélos qui bondissent d’un vélo à l’autre ou monte les unes sur le dos des autres. Comme je le redis, il y a beaucoup de recherche dans les numéros pour les rendre rares et incomparables. Cela ne fait pas tout. J’avais l’impression que l’on avait monté un spectacle en y mettant les moyens financiers et que l’on voulait me le vendre. Je suis restée sur ce sentiment et non sur celui d’avoir voyager dans un autre univers. Tout ou presque était mécanique et froid.

Un spectacle en demi-teinte vraiment pour moi. Je ne pense pas remettre les pieds avant un bon moment dans ce cirque car j’en ressors toujours très partagée et souvent frustrée. Heureusement, Paris regorge de magnifiques de spectacles de cirques et je vais pouvoir continuer à enrichir mes rêves de magie humaine.

Cirque Phénix
Pelouse de Reuilly
75012 Paris

Opium – Maxence Fermine

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Dès l’adolescence, Charles Stowe avait pris l’habitude de boire plus de quinze tasses de thé pa jour. Cela lui donnait une énergie hors du commun et un penchant précoce pour la méditation. Et surtout, lorsqu’il  buvait du thé, il lui semblait respirer le parfum de chacune des femmes, qui avaient cueilli, pour lui, pour ces feuilles étranges à l’arôme doux et amer. Un parfum dont il s’enivrait sans jamais se lasser. 

Il pensa que le bonheur était aussi impalpable qu’une bouffée d’opium, aussi éphémère qu’une gorgée de thé. 

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C’est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se perd irrémédiablement dans l’Empire de la Chine. Un périple que l’on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s’y aventurer, décidé à percer le secret des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre. Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l’invisible empereur du thé, et Loan, une Chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l’opium. Un amour que l’on ne choisit pas.

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Une couverture légèrement verte, des fleurs de pavot et une femme au regard lointain. Pour une fois, ce n’est pas une simple illustration, c’est une mise en bouche des éléments clés de l’histoire. Charles Stowe, influencé par son père tombe amoureux du thé et par conséquent du thé. Pour respecter une parole donnée à son père, il va partir dans l’empire du milieu. Il va aller à la découverte du thé tout en partant en quête du thé blanc et de cette femme qui a conquis son coeur.

Me voilà embarqué dans un conte philosophique où je tourne chaque page avec un bonheur simple et évident. Une aventure, de l’amour, de la folie, de la peur, un délicieux mélange servi avec une plume simple et au combien efficace. J’étais parti dans les denses forêts en plein coeur de la Chine en quête de ces feuilles de thé et de l’opium. Un vrai délice de lecture. J’ai beaucoup apprécié la référence à Robert Fortune, cet anglais qui a vraiment fait l’aventure pour découvrir le secret du thé et qui y est arrivé, d’ailleurs.

Bref, une bonne lecture dont il serait bien dommage de passé à côté.

Merci Asphodèle du conseil 🙂

L’avis du Bison : leranchsansnom.free.fr
L’avis d’Asphodèle : leslecturesdasphodele.wordpress.com

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Neige

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Soie – Alessandro Barrico
La route du thé et des fleurs – Robert Fortune

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