Le vieux qui lisant des romans d’amour – Luis Sépulveda

LevieuxromansLe vieux qui lisait des romans d’amour
Luis Sepulveda
Editeur : Points
Nombre de pages : 121
Traduit de l’espagnol par François Maspero
Publication en France : 1992

Partez à la découverte de cette magnifique ode à la nature. Il ne faut pas hésiter et suivez l’appel de la peinture de couverture du Douanier Rousseau.

Luis Sepulveda a rédigé ce premier roman en hommage à un de ces ami, Chico Mendes qui c’est fait tuer car il protégeait la forêt amazonienne. Ici, le personnage principale, est le vieux Antonio José Bolivar Proaño. Il a quitté une ville de la Cordillère des Andes avec sa femme Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupiñan Otavalo pour s’installer sur les rives du Nangaritza près d’El Idilio. Mais après deux ans de la vie intense et très difficile une maladie l’emporta. Il se retrouve seul, mais les shuars qui peuple la forêt vont lui apprendre à chasser, pêcher et manger les fruits comestibles.

Il va découvrir une autre culture qui vit en harmonie avec la nature. Un mode de vie qui lui convient très bien en plus qu’il a découvert une passion, lire des romans d’amour. Un jour qu’il devait s’inscrire pour voter, il apprit qu’il savait lire, il ne restait plus qu’à trouver quoi lire. Le dentiste passe tous les 6 mois et à cette occasion, il remet deux livres au vieux qu’il connaît bien.

La société change et évolue, il s’en rend vite compte. On détruit la nature, des maisons se construisent et les chercheurs d’or sont de plus de plus présents et de moins en moins prudents. On en retrouve souvent mort emportés par les fortes pluies ou tuer par des animaux sauvages. D’ailleurs, il entra en conflit un jour avec le maire surnommé la limace, car il accusa deux shuars d’avoir tué un homme, un chercheur d’or pour le voler de ces biens. Le vieux était là, il les a défendu en prouvant que l’homme possédait encore sur lui tous ces biens et aussi que c’était un animal qui l’avait tué. Une femelle ocelot qui folle de rage a voulu tuer ce gringo qui a abattu ces petits.

A partir de là, le maire va lui chercher des ennuis et le menace de l’expulser de sa maison. Il va aider à tuer cette femelle vengeresse pour éviter quelle attaque le village. Mais le voilà face à un conflit intérieur, face à un choix culturelle de la vision du monde que les shuars lui ont inculqué.

Un sublime livre sur la nature, qui l’instant de quelques pages m’a fait voyager et d’autant plus rendu compte l’importance de la nature et des cultures présentes. On apprend les rites de vie et de mort dans ce peuple qui vit au rythme des saisons. On ne tue pas de bébés, on ne capture que des animaux adultes pour ce nourrir. J’ai aimé le rite quand les personnes meurent, où on enduit leur corps d’une substance ce rapprochant du miel. Puis on dépose le corps dans la nature. Le lendemain, on vient récupérer les os qui ont été nettoyé par les fourmis. Et on découvre, avec stupeur la destruction de la nature sans se préoccuper autre chose que le profit, l’installation de l’homme moderne qui se croit supérieur et meilleur.

Prix
1992 : Prix Relay du roman d’évasion
1992 : Prix France Culture étranger

Cinéma
Adapté en 2001, par Rolf de Heer

L’avis des participantes au challenge Le nez dans les livres
Book Addictes : thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/08/18/21791301.html
Le petit livre de Mia : hibiscus971.eklablog.com/le-vieux-qui-lisait-des-romans-d-amour-l-sepulveda-a21426377

L’avis d’un participant au challenge Romans Cultes
Ps aime lire : psaimelire.blogspot.fr/2013/03/le-vieux-qui-lisait-des-romans-damour.html

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