Cartes et images des Nouveaux mondes – Jean-Yves Sarazin

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Cartes et images des Nouveaux mondes
Jean-Yves Sarazin
Editeurs : Gallimard et la BNF
Année de parution : 2012

Ce livre a été publié dans le cadre de l’exposition « L’âge d’or des cartes marines. Quand l’Europe découvrait le monde » qui a eu lieu jusqu’au 27 janvier 2013 à la BNF. Il permet en quelques pages de découvrir rapidement l’évolution de la découverte du monde en bateau et l’évolution des cartes marines.

Le livre donne des rapides repères historiques, découpé en huit catégories :
– L’Orient merveilleux de Marco Polo
– L’Afrique contournée par les Portugais
– Inde ou Amérique?
– L’océan Indien, un espace convoité
– Les îles du Japon
– Les Amériques, une épopée française
– L’invention des terres australes
– Le Pacifique, le dernier mystère pour les Européens
Chaque chapitre se compose d’une page d’explication et de trois pages d’illustrations avec des cartes, des peintures, des citations ou des objets de navigation, avec des compléments d’informations.

A travers les quelques pages, on y découvre des brèves de l’histoire de la marine, que je vais présenter de façon succinte. Ainsi, du XIIIème au XVIIIème siècle, les Européens voulant mettre en place des voies navigables pour aller en Orient, découvrent le monde et créent des cartes. L’observation des astres et l’utilisation de la boussole, permettaient de naviguer, toutefois sans grande précision. Il est impossible encore de calculer les longitudes. Les bateaux ne pouvaient affronter les hautes mers, ils devaient naviguer le long des côtes.
De nouveaux territoires sont découverts comme l’Amérique par Christophe Colomb (1451-1506) qui a accoste sur les rivages du Venezuela et du Honduras, croyant être en Inde. Amerigo Vespucci (1454-1512) propose de baptiser ce pays America, inspiré de son prénom, même si d’autres le baptise les « Indes occidentales », d’où le nom d’indiens pour les habitants.

« En cette année 1492, Vos Altesses m’envoyèrent aux Indes. Il me semblait que tous Indiens étaient des gens très pauvres en tout. Tous étaient nus, comme leurs mères les avaient faits, même les femmes. Certains se peignaient en noir, d’autres en blanc, en rouge. Ils ne possédaient rien en fer. Je crois qu’ils deviendront facilement chrétiens, cr il me semble qu’ils n’ont aucun culte. Je me suis employé à savoir s’ils avaient de l’or. » Christophe Colomb, Journal de bord.

De nombreux planisphères nautiques montrent une ligne de démarcation qui a été établie par les portugais et les espagnols, issue du traité de Tordesillas (1493). L’objectif est de partager en deux les terres découvertes, ainsi les Portugais possédaient les terres à l’est du Brésil et les Espagnols celles à l’ouest, sachant que l’Amérique est encore à découvrir. Ce traité ne dura qu’un temps, car de nouveaux explorateurs comme les Verrazzano, Cartier, Ribaut, Balboa, Magellan, Lemaire partent en quête d’épices, d’or et d’esclaves et  à la conquête de nouveaux mondes que cela soit vers le Japon ou l’Amérique.

Un livre qui se lit vite et qui donne quelques bases sur la découvertes du monde, de la vision ethnocentrique et religieuse de ces conquérants. Il s’adresse très bien à des jeunes dès 13/14 ans. Une fois que j’eu terminé, je n’avais qu’une envie en savoir plus  sur ces marins prêt à s’aventurer sur des mers sans savoir ce qu’il pouvait y avoir derrière. Une petite mise en bouche avant de passionnantes découvertes par de prochaines lectures.

« Essaie de te représenter comment ils se lançaient dans l’inconnu, ignorants de la route à suivre, perdus dans l’infini. »
Stefan Zweig, Magellan, 1938

lu le 31 janvier 2013

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