L’oiseau Canadèche – Jim Dodge

images-4

4ème de couverture
Orphelin, Titou est recueilli par son grand-père, solitaire et excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôts en premier lieu.
Malgré quelques divergences de caractère – Titou a la passion des clôtures, Pépé Jake les déteste – le duo fonctionne bien, et mieux encore du jour où déboule Canadèche, canard boulimique hautement sympathique, qui devient leur inséparable compagnon. Trésor de malice et de tendresse, « L’Oiseau Canadèche » est un délicieux conte naturaliste moderne, brillant comme un coeur de canard.

Jake apprend qu’il a un petit fils, Titou et que ce dernier est devenu orphelin. Son coeur fit un bon de tendresse et remua ciel et terre pour adopter ce bout de chou. Il devient pépé Jack et fier papi.

L’histoire pourrait paraître toute simple. Le papi et le petit fils vivent ensemble et heureux. Jake fabrique de l’eau de feu qui selon lui permettra de vivre indéfiniment. Titou perfectionne sa passion pour faire des clôtures. Chacun vit tranquillement jusqu’au jour où il découvre un oeuf hors du commun. D’ailleurs, il va naître un oiseau hors du commun, qui va être nommé Canadèche. Une sorte de canard géant gourmand, qui ne sait pas voler et qui aime partir à la chasse. C’est l’animal de compagnie qui va encore plus rapprocher ces deux hommes.

Mais sous l’apparence d’une simple histoire se cache un conte initiatique. L’esprit d’un vieil indien se sera réincarné dans ce fameux sanglier. Et Canadèche, il est aussi, peut-être, l’esprit d’un femme, d’une maman??

Malgré une écriture très agréable, l’histoire m’a semblé très étrange par moment, surtout vers la fin.

« Calant le corps du sanglier contre sa jambe, il sortit son couteau de sa poche, dégagea la longue lame affillée dont il se servait pour dépecer le gibier. Il commença à trancher la peau au niveau de l’os pelvien et remonta le long du pénis jusqu’au sternum. Quand il laissa le sanglier retomber sur le flanc, les boyaux se répandirent sur l’herbe et, parmi les replis de la tripaille chaude, il distingua une mince poche membraneuse, lisse, d’une couleur orangée, sanguine, et qui palpitait. Adroitement, de l’extrême pointe de son couteau, Titou fendit ce sac.
A l’intérieur, il vit ce que sa mère avait vu briller au fond du lac : un point lumière, dense, fixe, intense. Ce point lumineux se divisa en deux, puis en quatre. En huit… Il commençait à tourbillonner tandis qu’il se multipliait d’instant en instant – aveuglante trajectoire de la matière lancée vers une nouvelle cohérence. Un rouleau de parchemin d’un blanc éclatant se déroula la lumière du soleil.  »

Je me suis demandée si l’auteur n’avait pas écrit sous LSD. Certains moment de l’histoire m’échappait. Comme si l’auteur était dans un trip et que je n’arrive pas à atteindre son imaginaire. J’ai peut-être l’esprit qui commence à devenir étriqué. Je dis pourquoi pas au canard mais cette scène avec le sanglier. C’était trop pour moi. D’autant plus que cela arrive vers la fin. Je vais laisser le livre dans ma bibliothèque dormir pendant un temps indéterminé. Un jour, je le relierai et une autre vision s’offrira à moi ou pas.

Un avis mitigé du coup de ma libraire. Espérons que le suivant sera mieux 🙂

Wonderpatate challengeus