Les Fourmis – Boris Vian

fourmisLes fourmis
Boris Vian
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 219

Avec Valentyne et L’oeil qui fume, nous avons décidé de faire une lecture commune du recueil de nouvelles Les fourmis de Boris Vian. On retrouve dans cet ouvrage onze nouvelles de jeunesse publié par l’auteur en 1949.

La première nouvelle « Les fourmis » débute ainsi « On est arrivé ce matin et on n’a pas été bien reçus, car il n’y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. Il venait des balles d’un peu partout et je n’aime pas ce désordre pour le plaisir. » Le ton d’écriture est donné. Le souci c’est que je n’ai pas du tout accroché. Et cette fin, « Je n’ai gardé que mon carnet et mon crayon. Je vais les lancer avant de changer de jambe et il faut absolument que je le fasse parce que j’en ai assez de la guerre et parce qu’il me vient des fourmis. » Pff.

Bon, je reste positive, peut-être que la nouvelle qui suit sera mieux, elle se nomme Les bons élèves. « Lune et Paton descendirent l’escalier de l’Ecole des Fliques. Ils sortaient du cours d’Anatomie contribuable et s’apprêtaient à déjeuner avant de reprendre leur stage devant l’immeuble du Parti Conformiste dont les vilains énergumènes venaient de briser les vitrines avec des bâtons noueux. » La mauvaise impression reste pareil. Je me force à lire avec une profonde déception de ce qui m’attends. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas trouvé un livre que je n’aimais pas du tout lire, où chaque page me demande un effort.

Pour la première fois de ma vie, j’ai sauté des pages, tellement que j’en avais raz le bol. Le soulagement arrive enfin quand la dernier nouvelle débute, j’ai pensé trop vite. « A dix-huit kilomètres de l’après-midi, c’est-à-dire neuf minutes avant que l’horloge sonne douze coups, puisqu’il faisait du cent vingt à l’heure et ceci dans une voiture automobile, Phaéton Bougre s’arrêta sur le bord de la route ombreuse, obéissant à l’appel d’un pouce braqué vers l’avant et que prolongeait un corps prometteur. » Le ton était encore indiqué et l’exaspération à son comble encore. J’ai sauté des pages, je ne me voyais pas faire autrement avant d’avoir un mal de crâne impossible à soigner sans une bonne dose d’anti-douleur.

Une lecture très fastidieuse qui m’a permis de le classer comme le pire livre que j’ai lu depuis le début de l’année.

L’avis de la Jument Verte

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