Motherfucker – Tome 2 – Sylvain Ricard et Guillaume Martinez

images-12Point 6
Que tous les hommes noirs soient exemptes du service militaire.

Point 7
Nous voulons l’arrêt immédiat de la brutalité policière et des meurtres de personnes noires.


4ème de couverture
Dans l’Amérique des années soixante, la ségrégation raciale reste une plaie ouverte depuis la fin de la Guerre de Sécession. Sylvain Ricard et Guillaume Martinez racontent avec force, en un récit coup de poing, cette époque qui n’est toujours pas totalement révolue…

En plein coeur des années 60, les Black Panther se battent toujours pour l’égalité des personnes noires. Un combat bien difficile avec beaucoup d’obstacles.

Le noir et blanc accentue la haine, la souffrance, la colère et la violence que l’on retrouve à chaque page que l’on tourne. La colère des partisans rêvant d’égalité rencontre le racisme enraciner d’années d’obscurantisme. Une confrontation menant à la mort, au rejet, à l’injustice… Les marches silencieuses pour le respect n’ont pas d’impact à court terme et les mentalités stagnes.

La perte d’une mère, l’emprisonnement d’un père, la passivité d’un grand-père, voilà le cadre dont lequel grandir cette petit fille au coeur de l’histoire des Etats-Unis. Au fil des pages pas d’espoir, d’ailleurs cela est-il permit? Faut-il croire à des jours meilleurs quand chaque jour est un combat pour des choses simples?

Une lecture saisissante qui remet en perspective des comportements qui reviennent dans le quotidien en France. Un beau livre qui pourrait avoir une suite.

Mon avis
Motherfucker – Tome 1

Wonderpatate challengeus

 

Motherfucker – 1ère partie – Sylvain Ricard et Guillaume Martinez

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Abigail  a été menacée de pendaison par des blancs du même âge qu’elle, des enfants blancs déguisés avec des cagoules du KKK!

4ème de couverture
Point 1 : Nous voulons le pouvoir de déterminer le destin de notre peuple noir. Point 2 : Nous voulons le plein emploi pour notre peuple. Point 3 : Nous voulons que le peuple noir ne soit plus volé par les capitalistes. Point 4 : Nous voulons des logements décents, dignes. Point 5 : Nous voulons une éducation pour notre peuple qui expose la véritable nature de cette société américaine décadente. Nous voulons une éducation qui nous enseigne notre véritable histoire et notre rôle dans la société d’aujourd’hui.

Me voilà aux Etats-Unis, dans une Amérique où le racisme fait rage. Nous suivons un personnage,  Vermont Washington, qui lutte pour les droits de l’Homme auprès de Black Panthers. Il regarde sa femme et sa fille et espère des lendemains meilleurs. Pour cela, qu’une seule chose possible, lutter. Son père, ne le comprend pas et souffre encore de la mort de son propre père tué par KKK.

Dans un univers noir et blanc, les dessins de Guillaume Martinez nous dirigent à pas léger et avec beaucoup de vraisemblance au coeur de cette histoire. Je tourne les pages, et j’oublie que je lis une bande dessinée. Je suis au coeur du récit, de l’injustice, de la haine et du rejet.

Une surprenante lecture qui me donne envie de lire la suite.

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