Lucika Lucika – Tome 1 – Abe Yoshitoshi

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Lucika est folle, complètement folle, comme tous les enfants le sont un peu : infiniment curieuse, jamais à court d’idées saugrenues, prête à regarder le monde au travers d’un prisme déformant d’une fraîcheur extraordinaire, elle déclenche des catastrophes à répétition autour d’elle. Découvrez la guerre farouche qui l’oppose à l’armée d’invasion des + de son cahier de mathématiques, sa manière très personnelle d’interpréter la fin d’un rouleau de papier toilette, ou son émouvante commande au père Noël !Vous ne risquez pas d’oublier Lucika de sitôt : source inépuisable de fous rires assurés, l’univers décalé et absurde de cette gamine provoque une immédiate et irrépressible retombée en enfance.

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Lucika habite avec son frère et sa soeur dans une petite maison au Japon. Sa vie se trouve remplie d’aventures et de rencontres improbables pour le monde des adultes. Prêt pour une aventure assez atypique.

Abe Yoshitoshi a toujours rêvé de faire un manga en couleur. Il l’a concrétisé avec une série consacrée à une petite fille blonde avec de grands yeux rouges. Un lapin albinos ne l’a pas mordu. Quoi que cela pourrait peut-être expliqué certaines apparitions qu’elle voit. Elle va entendre la voie du Daruma qui est content qu’elle lui ai gribouillé des points noirs partout où elle voit un esprit dans le jardin qui occuperait ces chaussures en bois. L’imagination de la petite fille n’a pas de limite et déroute bien souvent sa famille qui ne l’a comprend pas vraiment.

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Une lecture un peu déroutante par sa mise en couleur qui va jusqu’à la coloration des bordures de pages. Puis par la structure qui se trouve être une succession de petites histoires des aventures de Lucika qui fait des bêtises ou qui fait des choses un peu absurdes comme tout enfant. Je pense que ce manga s’adresse à des jeunes lecteurs qui ont commencé la lecture depuis pas trop longtemps. Une sorte de Keroro pour fille avec une héroïne attachante et maladroite. Pas beaucoup de texte qui d’ailleurs ne nuit pas du tout aux histoires.

Une découverte sympathique qui va s’arrêter au tome 1 car je crois être vraiment trop grande pour lire une série si simple qui plaira à ravir à de plus jeunes lecteurs. Ses maladresses feront rire avec certitude des enfants à partir de 8 ans qui va leur rappeler leur bêtises où celles de leurs petits-frères/soeurs. A mettre dans les mains des plus jeunes pour leur donner envie de lire et d’avoir des livres adaptés à leur âge.

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Les carnets de Cerise – Le zoo pétrifié – Tome 1 – Joris Chamblain et Aurélie Neyret

images-2Et mon truc à moi pour raconter des histoires, c’est observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. on a tous un secret enfoui au fond de nous, que l’on ne dit pas, mais qui fait ce que nous sommes.

Erica, c’est l’opposé complet de Line. C’est une éternelle  râleuse, mais elle a un bon fond. Elle a quatre grands frères, du coup elle a appris à se défendre! Avec Line, on ne l’entend même plus râler, tellement c’est naturel chez elle.  
Ses parents lui ont transmis, à elle et à ses frères, de vraies valeurs de respect, d’honnêteté pour faire d’eux des gens bien. 
Alors elle n’est pas contente quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Râler c’est sa façon à elle de remettre les choses en question, d’essayer de les faire avancer, de les améliorer. Et je la respecte pour ça. 

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Pirate contre Pirate – Mary Quattlebaum et Alexandra Boiger

1374721-gfTitre : Pirate contre Pirate
Ecrit par Mary Quattlebaum
Illustré par Alexandra Boiger
Editeur : Circonflexe
Nombre de pages : 40
A partir de 6 ans
Parution : mai 2013
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4ème de couverture
Bart le Baraqué est le plus grand et le plus robuste de tous les pirates de l’Atlantique.
Mo la Mauvaise est la plus folle et la plus formidable de tous les pirates du Pacifique.
Quand leurs routes se croisent, c’est une compétition sans merci qui s’engage pour déterminer qui est le meilleur pirate du monde. Après avoir nagé avec les requins, lancé des boulets de canon et avalé des tonnes de galette, ils en viennent à comparer leurs butins. L’un des deux parviendra-t-il à battre son rival ?
Ce récit épique d’une aventure en haute mer est conté dans la langue des vieux loups de mer. Une histoire de partage et d’amitié pas comme les autres.

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Besoin d’aventures sur les grandes eaux des océans? Je pense avoir sous la main le livre qu’il vous faut, c’est Pirate contre Pirate. Car quand deux pirates se rencontrent en mer et pensent être le meilleur comment les départager? Chose qui n’est pas facile, mais pas impossible.

Bart le Baraqué rencontre Mo la Mauvaise en pleine mer. Chacun se prend pour le meilleur, le plus valeureux et le plus courageux des pirates. Le souci c’est qu’ils sont tous les deux aussi entêté alors comment faire pour les départager? Détruire leurs bateaux à coup de boulets de canon ou par le biais d’épreuves? Les moussaillons vont suggérer une série d’exercices auxquels les deux capitaines se plient. Puis une chose incroyable va se passer quand ces personnes se regardent au fond des yeux et l’amour naquit.

Une très jolie histoire, très imaginative qui nous emmène très vite dans une aventures folles. J’avoue ne pas aimer les dessins mais j’adore la mise en couleurs surtout lorsqu’on voit la mer. Gros coup de coeur pour les deux premières pages où l’on voit les deux bateaux dans la tourmente des eaux. J’apprécie beaucoup le fait que le capitaine d’un bateau soit une femme de caractère tout aussi capable qu’un homme. Il est important d’apprendre aux plus jeunes que les femmes peuvent faire pleins de choses et que dans un univers de pirate ne soit pas uniquement la princesse esseulé ou la gourgandine.

Bref, à mettre entre les mains des enfants qui j’en suis persuadée partiront à l’aventure dès la première page et vont tomber sous le charme jusqu’à la dernière. Alors, si un jour vous les rencontrez en mer, méfiez-vous, car ce sont les meilleurs et les plus impitoyables.

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Les carnets de Cerise – Le livre d’Hector – Tome 2 – Joris Chamblain et Aurélie Neyret

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Cerise revient dans un nouveau tome pour de nouvelles aventures. Apparu dans toutes les bonnes librairies en octobre 2012, elle nous revient toujours aussi charmante dans une nouvelle enquête surprenante. Etes-vous prêt pour cette rencontre?

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Le viandier de Polpette – Tome 1 – L’ail des ours – Olivier Milhaud et Julien Neel

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4ème de couverture
A l’auberge du Coq Vert, les casseroles fument, les portes claquent et les sentiments contrariés sont légion. Au cœur de cette fresque enlevée : Polpette le cuisinier, Fausto le baron propriétaire, Alméria l’employée volcanique et une tribu de furets vindicatifs… Le jour où Fausto apprend l’arrivée de son père, puissant monarque qu’il n’a pas vu depuis ses 7 ans, c’est le branle-bas de combat dans l’auberge…


Dans un cadre bucolique, au sein de l’auberge du Coq vert, on va à la rencontre de personnages hauts en couleur que cela soit le cuisinier, la réparatrice de chaudière, le serveur, une femme de ménage… et bien entendu le baron. Un homme qui a fuit la montée de la guerre pour rester isoler loin de la réalité du monde.

Tout pourrait être tranquille dans le meilleur des mondes mais une ombre arrive pour perturber l’équilibre. Le père de Fausto qu’il n’a pas revu depuis que ce dernier l’a envoyé dans ce lieu reculé avec un précepteur. L’enfer va t’il débarquer à la porte? Et bien non. Une surprise d’ailleurs, l’amour d’un papa, véritable sera le cadeau. Je ne peux pas tout vous dévoiler mais c’est simple tout en étant passionnant et palpitant.

A côté de l’histoire, la cuisine tient un rôle très important. Je dirais même que c’est le coeur de l’histoire. Polpette passionné de cuisine confectionne une grande variété de plats et donne même les recettes. Pas simplement une liste d’ingrédients, mais des conseils, des astuces avec des sublimes illustrations. Le magnifique graphisme que j’avais découvert dans la bd Lou est un vrai régal pour mes yeux. Un gros bonus qui rend l’ouvrage très agréable à lire que cela soit par la qualité du dessin ou pour la gestion des couleurs.

Lien vers l’éditeur : Gallimard

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Testament à l’anglaise – Jonathan Coe

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Mais lorsque je parvins au métro et descendis l’escalier mécanique, je m’aperçus que le quai était bondé. C’était un incident de service et il n’avait pas dû y avoir de rame depuis près d’un quart d’heure. Quoique la station de Sloane Square ne soit pas très profonde, j’eus l’impression, sur l’escalator, d’être Orphée pénétrant lentement dans les Enfers, prêt à affronter une triste et pâle peuplade pour qui la lumière du jour que je venais de quitter n’était déjà plus qu’un lointain souvenir.

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Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations…
Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…
Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment.

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Quoi encore un Jonathan Coe? Oui et j’assume ce choix littéraire. J’aime beaucoup cet auteur et sa plume si agréable à lire. J’aurais peut-être du avoir peur en voyant les 683 pages, avec une petite police. Mais non, j’ai ouvert les pages et j’ai lu cette histoire surprenante. Il est difficile au début de ce faire aux nombreux personnages, aux histoires de la famille Winshaw et de la vie de l’auteur, Michaël.

Certains passages sont très longs comme celle qui parle de politique. Mais l’intérêt pourtant y est vraiment. On découvre l’establishment britannique sous Thatcher. Les conditions de vie difficiles pour le peuple qui se fait au profit des riches qui organisent leur enrichissement. Un système révoltant où l’on voit la manipulation politique, qui nous renvoie aussi à notre propre société.

Sinon à côté on découvre des portraits d’hommes et de femmes dans leur complexité. Les vies des gens se rencontrent, s’influencent, se modifient. Petit bout par petit bout on comprend ce qui se passe, l’implication des uns et des autres. A partir de ce moment, les pages se tournent de plus en plus vite, j’avais soif de connaître ce qui allait se passer. Quel plaisir jusqu’à la dernière page.

J’ai apprécié le moment ci-dessous lorsque Michaël parle du plaisir du courrier. J’aime ouvrir ma boîte aux lettres et voir que quelqu’un a prie le temps de m’écrire.
La simple vue d’une enveloppe sur mon paillasson peut encore m’emplir d’espoir et d’impatience, si éphémères soient-ils. (…) Mais il y a l’enveloppe blanche, à l’adresse écrite à la main, ce glorieux rectangle de pure possibilité qui a pu se révéler à l’occasion n’être de moins que l’annonce d’un monde nouveau. Et ce matin-là, alors que de ma chambre je jetais un regard lourd et interrogatif dans le couloir, je vis une enveloppe de ce genre glisser silencieusement sous ma porte d’entrée, me projetant ainsi non seulement dans un avenir inconnu, mais également dans mon enfance, plus de trente ans en arrière, à l’époque où les lettres commencèrent à jouer un rôle important dans ma vie.

Bref, un bon moment de lecture avec quelque longueur je l’avoue. J’ai aimé les changements de styles de l’enquête, du portrait, des échanges de lettres, du policier… Et quelle fin qui pourra ravir plus d’un adepte d’agatha.

Prix
1995 : Prix Fémina

Du même auteur
La pluie avant qu’elle tombe
La vie très privée de Mr Sim

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