Le front de Seine par Thomas Clerc et Lionel Engrand

images-2

4ème de couverture
Un voyage fiction sous la plume de Thomas Clerc et une analyse historique et contemporaine de Lionel Engrand sur le site du Front de Seine, l’un des programmes de rénovation urbaine les plus ambitieux et controversés du Paris des Trente Glorieuses. Depuis 2003, la SemPariSeine a engagé une réhabilitation lourde du site dont l’échéance est programmée en 2014. L’objectif est de moderniser des installations vieillissantes et de remédier aux dysfonctionnements de cet ensemble qui accueille aujourd’hui 10 000 habitants et 5 000 emplois : coupure physique avec l’environnement immédiat, difficultés d’accès, dégradation du paysage de la dalle, obsolescence des parcs de stationnement et des équipements, inadéquation et déclin du centre commercial… Aujourd’hui, la mue du Front de Seine dépasse les enjeux d’un toilettage de circonstance. Derrière cette volonté de redynamiser un quartier assoupi se dessine l’enjeu patrimonial des opérations de rénovation des années 1960-70 et notamment de l’urbanisme de dalle.

Le Front de Seine est un ensemble d’immeubles construit pendant les Trente Glorieuses. De grandes tours à des aspects plus étranges et surprenantes les unes des autres fait à présent l’objet de rénovations. Ce quartier qui avait pour objectif de rassembler les gens tout en proposant des activités aussi bien professionnelles que divertissantes va se transformer. Comment?

Le livre propose deux regards sur le Front de Seine. Le premier, celui de Thomas Clerc, romancier qui a reçu le prix de la nouvelle de l’Académie française. Il va nous raconter une histoire se déroulant au sein de ces 5 hectares de sol artificiel. Et le second, celui de Lionel Engrand, architecte et critique. Lui, va plutôt nous présenter le côté historique et aménagement de l’espace entre 1959 à nos jours. En effet, le front de Seine devient l’espace Beaugrenelle ou les tours d’habitation vont côtoyer un gros centre commercial qui pour objectif de dynamiser le quartier.

J’avoue avoir été frustrée de la première partie du livre. Une fois les personnages mis en place, je me suis bêtement attachée à ces femmes infidèles, à la femme guide, à ces jeunes hommes amoureux… J’aurais voulu savoir ce qu’ils allaient leur arrivée. Mais non. Tout s’arrête brutalement pour laisser place de façon équitable à la seconde partie.  Autre point assez énervant, la liste des marques des produits. L’auteur touche t’il des primes. Un homme porte des chaussures Mephisto, il va sur un canapé Knoll, il téléphone d’un iPhone… C’est quoi l’intérêt?

Ce détective-sprinter est incompétent, mais il est le seul à le savoir. Il a l’excuse d’être jeune dans un métier qui n’est pas le sien. Arrivé très (trop) en avance – ce qui est mieux que l’inverse, certes, mais qui dénote une certaine fébrilité, une certaine impréparation dans l’exercice de ses fonctions -, il aborde la dalle par la façade orientale, c’est-à-dire par la rue du Docteur-Finlay, croyant gagner du temps : selon les instructions de Jack, son payeur, il est plus rapide de passer par là pour accéder à la tour Paris côté Seine, cette tour transformée en hôtels-appartements où Jack pense que Béatrice se rend avec un autre homme que lui pour jouir, accessoirement, de la vue. 

Après avoir laissé la légère contrariété s’évanouir, je poursuis l’aspect projets. Malgré une grande quantité d’informations importantes, j’ai des difficultés à lire. Le bus n’est pas le lieu adéquate à la concentration minimum demandée pour la compréhension. Les explications auraient été plus parlantes avec des illustrations. Certes, il y a des photos mais elles ne sont pas liées toujours aux textes.

Les concepteurs ont revisité l’imaginaire et les figures imposées du grand magasin, archétype du commerce parisien : occupation d’îlots entiers cerclés de verre sérigraphié et de vitrines engageantes; liaison aérienne entre les îlots par une passerelle couverte; distribution autour d’atriums dont les éclairages zénithaux aux facettes irisées changent de couleur selon l’intensité de la lumière. 

Une lecture enrichissante qui m’a permis de changer ma vision de ce quartier. J’ai très envie d’aller y faire un tour ainsi que des photos pour découvrir l’histoire d’une « utopie » sociale.

Wonderpatate

tous les livres sur Babelio.com

Tous les gratte-ciel sont dans la nature – Didier Cornille

images

Depuis Babel, on a toujours construit des tours impressionnantes. Avec l’apparition de l’architecture de fer, dont la tour Eiffel est l’emblème, on a pu construire de plus en plus haut. 
Le gratte-ciel est une invention urbain américaine beaucoup plus récente. On en trouve aujourd’hui partout dans le monde. 
Ce livre explique l’histoire de ces tours et gratte-ciel qui ont fait rêver tant d’architectes. Tu verras ce qu’ils ont mis au point pour les rendre hauts et légers, mais surtout solides et capables de vaincre la force du vent. Et, par dessus-tout, très beaux, pour mériter ta visiter et de te donner, pourquoi pas, l’envie d’y vivre un jour. 

4ème de couverture
L’architecture, c’est (presque) un jeu d’enfants!
Toujours plus haut, toujours plus beau! Tours et gratte-ciel font rêver ingénieurs et architectes, qui inventent chaque fois de nouvelles façons de construire solide, léger et aussi, aujourd’hui, bioclimatique.
Voici quelques-unes de ces prouesses architecturales qui côtoient le ciel.

Un petit livre pour montrer l’architecture autrement aux enfants. Ces bâtiments nous entourent et racontent l’histoire d’hommes qui voulaient être novateurs et marquer l’espace urbain. Ainsi on découvre des hommes qui ont imposé leur bâtiment dans le monde entier. L’ouvrage débute avec Gustave Eiffel et sa fameuse tour construite pour l’Exposition universelle de 1889 qui devait être temporaire. Puis Louis Sullivan qui a construit l’un des premiers buildings américains en 1895. On continu avec William Van Alen avec le Chrysler Building en 1930 qui avait atteint une hauteur record de 319 mètres. Mies Van Der Rohe, va grâce à la collaboration du promoteur Herbert Greenwald, réaliser des tours de verre. Fazlur Rahman Khan qui conçoit d’imposant bâtiments. Ken Yeang avec des tours bioclimatiques où la verdure est importante. Jean Nouvel avec sa tour Agbar en forme de suppositoire qui change de couleurs la nuit. Et enfin Adrian Devaun Smith qui réalisa la plus grand tour au monde « La Burj Khalifa » qui mesure 828 mètres de hauteur. Il a aussi participé avec Gordon Gill la Pearl River, tour aérodynamique où des éoliennes produisent de l’énergie pour la structure.

En effet, il existe beaucoup d’architectes qui ont fait d’incroyable créations, mais Didier Cornille a du faire des choix. Une lecture agréable et simple avec quelques illustrations. J’aurai apprécié voir des photos des réalisations, où au moins des liens sur lesquelles on peut avoir plus d’informations.