Comme un roman – Daniel Pennac

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Comme un roman
Daniel Pennac
Date de parution : 1992
Nombre de pages : 175

Aimez lire est un vrai problème, surtout pour les jeunes qui clament avec ferveur : « J’aime pas lire ». Mais pourquoi tant de haine?

Pour Daniel Pennac, l’amour du livre est une évidence. Ce qui l’est moins, est de comprendre pourquoi tous le monde n’aime pas lire. A travers son livre, il fait le portrait de l’enfant à l’adulte de parcours de rencontre de la lecture. Tout petit, certains parents lisent une histoire à leurs enfants pour qu’ils s’endorment. Et lorsqu’ils commencent à apprendre à lire, on les laisse se débrouiller tout seul. Et beaucoup de parents, récupèrent ce temps pour eux. On les laisse à lecture silencieuse.
A l’école, vient l’obligation de lire de gros ouvrages comme Mme Bovary de Flaubert avec de longues descriptions. Ici, commence à apparaître un problème, un blocage. Cela va devenir trop difficile. Peut-être une peur sous jacente de ne pas comprendre l’histoire, de ne pas s’approprier les mots. Alors, un rejet en bloc va se faire.
Les parents disent qu’il faut aimer lire, mais ne sont pas les premiers à pratiquer et accusent ouvertement la télévision, le cinéma et même l’écoute du walkman. Donner envie de  lire n’est pas chose aisé.
Daniel Pennac, professeur de littérature, va dans sa classe lire à haute voie des ouvrages comme Le Parfum de Süskind. Et sans détour, les élèves ont adhéré, jusqu’à trouver le livre en dehors de cours pour les relire ou connaître la fin. Il leur a permis d’acquérir assez de confiance en eux pour aller vers la lecture sans apriori et se laisser aller aux mots.
Ils pensent qu’il doit avoir 10 droits du lecteurs, comme les 10 commandements mais sans éléments liés à la souffrance, douleur ou mort.

Les droits imprescriptibles du lecteur : 

1 –     Le droit de ne pas lire.
2 –     Le doit de sauter des pages.
3 –     Le droit de ne pas finir un livre.
4 –     Le droit de relire.
5 –     Le droit de lire n’importe quoi.
6 –     Le droit au bovarysme ( maladie textuellement transmissible ) .
7 –     Le doit de lire n’importe où.
8 –     Le droit de grappiller.
9 –      Le droit de lire à haute voix.
10 –    Le doit de nous taire.

Beaucoup prétendent ne pas lire car le temps manque entre le boulot, les enfants, les courses…. Mais le temps, on choisit de le prendre dans beaucoup de chose de notre quotidien. Il écrit un paragraphe sur ce sujet qui m’a beaucoup fait sourire.
« C’est sans doute la raison pour laquelle le métro – symbole rassis dudit devoir – se trouve être la plus grande bibliothèque du monde. 
Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.
Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait? Qui a le temps d’être amoureux? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux, ne pas prendre le temps d’aimer? 
Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais n’a pas m’empêcher de finir un roman que j’aimais. 
La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être.
La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si j’offre ou non le bonheur d’être lecteur. »

La plume de Pennac se fait agréable et linéaire, ponctuée de cours chapitre. Même si le livre a été publié en 1992, j’entends encore les parents dirent qu’internet nuit à la lecture du livre, qu’ils n’ont pas le temps le soir de raconter une histoire. Les choses n’ont pas changé. Je garde aussi en mémoire des livres qui m’ont paru illisible et d’ailleurs, je n’en ai pas lu même pour passer le bac. J’ai fortement croisé les doigts pour ne pas tomber dessus. Et à contrario, je me souviens de livre comme Le joueur d’échecs que j’avais aimé et des discussions que nous avions eu en classe. Peut-être que la taille de l’ouvrage a joué dans sa lecture. Maintenant adulte, j’apprécie les livres, j’ai une bibliothèque et j’adore partagé mes lectures sur mon blog certes, mais aussi avec mon père, des inconnus du métro…  J’aurais aimé avoir Pennac en professeur à l’école et qu’il m’ouvre les portes d’un univers si riche et réconfortant.

Les avis des participantes aux challenges Le nez dans les livres et celui sur Daniel Pennac
Elora : lireparelora.wordpress.com/2013/01/16/comme-un-roman-daniel-pennac
Itzamma : itzamna.over-blog.fr/article-comme-un-roman-daniel-pennac-76488493.html
La vie page à page : nath-pageapage.blogspot.fi/2012/09/comme-un-roman-de-daniel-pennac.html
Thé, lecture et macarons : sylectures.wordpress.com/2012/12/03/jolie-libraire-dans-la-lumiere
The book addictes : thebookaddictes.canalblog.com/archives/2011/09/06/21963322.html

Du même auteur
Le roman d’Ernest et Célestine

lu le 5 février 2013

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