Bienvenue au club – Jonathan Coe

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4ème de couverture
Imaginez ! L’Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats prospères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l’extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom. Mais dans ces années où l’État-providence laisse place au thatchérisme, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont d’autres choses en tête : s’intégrer aux clubs de leur lycée, oser parler aux filles, monter un groupe de musique, s’échapper de Birmingham l’endormie pour des aventures londoniennes… Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu’à ce que le monde les rattrape. Dans ce roman foisonnant, premier volet d’un diptyque,
Jonathan Coe renoue avec la veine de Testament à l’anglaise, usant de tous les styles, entremêlant en virtuose récits et personnages, tirant d’une main experte tous les fils du destin, pour nous offrir à la fois un roman d’apprentissage nostalgique, et le tableau ample, grave et lucide d’un pays en pleine mutation.

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Meurtres au manoir – Willa Marsh

imagesMeurtres au manoir
Willa Marsh
Editeur : J’ai lu
Nombre de pages : 255

En sortant de ma librairie préférée, j’ai dans mon sac un conseil du libraire Meurtres au manoir de Willa Marsh. Je suis persuadée que cela reste un bon conseils, surtout que j’avais lu et aimé Le journal d’Amy Wingate. Alors prenons le direction le manoir anglais.

On pourrait croire que c’est l’histoire d’une femme, Clarissa, assez simple d’esprit et très facilement manipulable qui habite Londres. Jusqu’au jour où elle rencontre Thomas, jeune veuf possédant un manoir Tudor. Elle tombe déjà sous le charme du manoir que de l’homme, mais les deux sont bien quand même. Surtout qu’elle est très bien accueilli par les deux tantes et la fille de son époux, Mégan. Elle se sent bien surtout parce qu’elle n’a pas grand chose à faire. On prend soin d’elle.

Bien entendu, les choses ne peuvent pas être aussi facile, surtout par rapport au titre. Mais qui va crever dans ce manoir??? Je ne peux pas vous le dire. D’autres personnages vont se glisser au fur et à mesure de l’histoire. Thomas le grand cousin, beau gosse qui à des gènes de Mortimer. Elément important car les tantes ne sont pas innocentes, bien au contraires, se sont des sorcières qui honorent leurs ancêtres. Elles veulent un descendant pour reprendre le flambeau. Un cousin éloigné est important à avoir sous la main, surtout quand Thomas suite à un accident ne peux plus avoir d’enfants, même si il est déjà père. Et Georgy, la meilleure amie, tout du moins dans les mots de Clarissa, qui convoite le manoir. Derrière chacun, vit les ancêtres de la maison qui veille sur leurs habitants. Des présences non négligeable pour l’avenir du lieu…

Alors si vous aimez les aventures au fin fond du pays de Galles avec un manoir, des tantes, des moutons, le calme, les fantômes et les ancêtres, allez voir votre libraire. Vous comprendrez que parfois va falloir se méfier de ses meilleures amies, elles ne veulent pas forcément votre bien. J’ai beaucoup aimé la lecture, car j’attendais le dénouement de l’histoire au fur et à mesure que je tournais les pages. Une petite déception tout de même, je m’attendais à tout pleins de meurtres, qu’il n’a pas eu. Le gros point positif, c’est que tout bientôt je vais découvrir les autres livres de cette auteure anglaise.

L’avis de Plaisir à Cultiver : plaisirsacultiver.wordpress.com/2013/06/11/meurtres-au-manoir-de-willa-marsh/comment-page-1/#comment-5437

Si vous avez aimé vous aimerez au cinéma
Arsenic et Vieilles Dentelles

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Testament à l’anglaise – Jonathan Coe

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Mais lorsque je parvins au métro et descendis l’escalier mécanique, je m’aperçus que le quai était bondé. C’était un incident de service et il n’avait pas dû y avoir de rame depuis près d’un quart d’heure. Quoique la station de Sloane Square ne soit pas très profonde, j’eus l’impression, sur l’escalator, d’être Orphée pénétrant lentement dans les Enfers, prêt à affronter une triste et pâle peuplade pour qui la lumière du jour que je venais de quitter n’était déjà plus qu’un lointain souvenir.

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Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations…
Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…
Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment.

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Quoi encore un Jonathan Coe? Oui et j’assume ce choix littéraire. J’aime beaucoup cet auteur et sa plume si agréable à lire. J’aurais peut-être du avoir peur en voyant les 683 pages, avec une petite police. Mais non, j’ai ouvert les pages et j’ai lu cette histoire surprenante. Il est difficile au début de ce faire aux nombreux personnages, aux histoires de la famille Winshaw et de la vie de l’auteur, Michaël.

Certains passages sont très longs comme celle qui parle de politique. Mais l’intérêt pourtant y est vraiment. On découvre l’establishment britannique sous Thatcher. Les conditions de vie difficiles pour le peuple qui se fait au profit des riches qui organisent leur enrichissement. Un système révoltant où l’on voit la manipulation politique, qui nous renvoie aussi à notre propre société.

Sinon à côté on découvre des portraits d’hommes et de femmes dans leur complexité. Les vies des gens se rencontrent, s’influencent, se modifient. Petit bout par petit bout on comprend ce qui se passe, l’implication des uns et des autres. A partir de ce moment, les pages se tournent de plus en plus vite, j’avais soif de connaître ce qui allait se passer. Quel plaisir jusqu’à la dernière page.

J’ai apprécié le moment ci-dessous lorsque Michaël parle du plaisir du courrier. J’aime ouvrir ma boîte aux lettres et voir que quelqu’un a prie le temps de m’écrire.
La simple vue d’une enveloppe sur mon paillasson peut encore m’emplir d’espoir et d’impatience, si éphémères soient-ils. (…) Mais il y a l’enveloppe blanche, à l’adresse écrite à la main, ce glorieux rectangle de pure possibilité qui a pu se révéler à l’occasion n’être de moins que l’annonce d’un monde nouveau. Et ce matin-là, alors que de ma chambre je jetais un regard lourd et interrogatif dans le couloir, je vis une enveloppe de ce genre glisser silencieusement sous ma porte d’entrée, me projetant ainsi non seulement dans un avenir inconnu, mais également dans mon enfance, plus de trente ans en arrière, à l’époque où les lettres commencèrent à jouer un rôle important dans ma vie.

Bref, un bon moment de lecture avec quelque longueur je l’avoue. J’ai aimé les changements de styles de l’enquête, du portrait, des échanges de lettres, du policier… Et quelle fin qui pourra ravir plus d’un adepte d’agatha.

Prix
1995 : Prix Fémina

Du même auteur
La pluie avant qu’elle tombe
La vie très privée de Mr Sim

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France – John Burningham

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Présentant le projet de loi, le Ministre de la Culture, Jacques Toubon, a déclaré que son gouvernement avait décidé de faire de la politique de la langue française une « cause nationale » et cherchait à protéger le droit des Français à être interpellés dans leur propre langue.

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4ème de couverture
John Burningham aime la France, mais c’est un amoureux lucide. Petits portraits parfois tendres, parfois cruels mais toujours amusés pour nous faire découvrir travers et bons côtés du Français éternel, râleur et bon vivant.

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On croirait un ouvrage réalisé par une classe d’école primaire qui devrait présenter la France avec quelques dessins. L’innocence du  dessin à pour moi gâcher l’objectif du livre qui est de refléter la France à un moment vu par un anglais. Les pages sont complétées par des citations, des extraits de classique, d’articles, de règlements…

Je ne suis pas certaine qu’en lisant cela les anglais aient très envie de venir découvrir la recherche de truffes dans le sol, les bouchons au mois d’août ou une centrale nucléaire. J’y ai retrouvé une grande diversité comme celle qui peut exister dans toutes les villes du monde. Si par hasard, je découvre un livre de cet auteur, je passerai mon chemin.

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