Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

imgresVingt-quatre heures de la vie d’une femme
Stefan Zweig
Editeur : Bibliothèque cosmopolite Stock
Traducteurs : Olivier Bournac et Alzir Hella
Nombre de pages : 179
Publication : 1927

Au début du siècle dernier, dans une pension sur la Riviera, l’aventure de Mme Henriette secoue vivement les locataires. Elle est parti avec un jeune homme qu’elle connaissait peu et à quitter son mari et sa famille. Quel comportement déplacé pour la plupart de ces gens de la haute société. Le narrateur pourtant l’a défend, lui permettant de s’attacher les faveurs de Mme C., une octogénaire.

Elle souhaite souvent faire sa rencontre pour discuter et surtout savoir vraiment ce qu’il pense du comportement de Mme Henriette. Une légère enquête non sans importance, car elle souhaite partager son secret. Un terrible secret selon ces dires. Elle aurait bien voulu se confesser pour libérer un peu ces remords, mais elle n’est pas catholique. Alors, elle invite un soir ce jeune narrateur dans sa chambre pour lui raconter les plus bouleversantes 24h de sa vie. Ne voyez ici aucun sous-entendu avec les cougars.

Il va dans sa chambre au moment convenu et elle lui raconte ce moment qui a chamboulé son univers. « Vieillir n’est, au fond, pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé. ». A la suite de la mort de son mari, elle a continué à beaucoup voyagé et aller dans les casinos pour combler l’absence de feu son aimé mari. Un jour dans un casino à Monte-Carlo, elle observe les mains des joueurs comme à son habitude et tombe sous le charme de mains aux comportements assez atypiques. Elle reste pendant 1h à les fixer sans pouvoir détacher son regard. L’homme a tout perdu, il quitte la salle de jeux et s’enfuit à l’extérieur. Inextricablement attiré, elle le suit car elle sait ce qu’il va faire. Mettre fin à ces jours. Une idée inaceptable pour elle. Elle arrive à le persuader d’aller à l’hôtel et de rentrer chez lui le lendemain. Mais au moment d’aller à l’hôtel, il lui saisit la main, l’incite à monter dans la chambre. Son statut social lui indique que ce n’est pas convenable. Toutefois, son corps reste en accord avec celui du jeune homme. Une nuit charnelle s’est offerte à eux.

Le lendemain, quelle confusion. Elle, une dame a offert son corps à un inconnu. Le trouble et la honte l’envahissent. Elle lui donne de l’argent pour qu’il puisse prendre le train pour retourner à Nice dans sa famille et se désintoxiquer du jeux. Pendant le temps où il devait acheter son billet de train, elle rencontre sa cousine. Son esprit se met à lui jouer des tours, la passion la dévore. Elle veut, elle doit absolument être avec ce jeune homme quitte à déshonorer sa famille, son nom. Zut, elle arrive trop tard à la gare et n’a pu suivre son amour. Pour récupérer un peu de ces moments magiques qu’ils ont passé ensemble, elle va redécouvrir les lieux de leur passage. Lorsqu’elle rentre dans le casino, elle n’en croit pas ces yeux. Il joue comme un fou avec l’argent qu’elle lui a donné. Il a brisé son serment qu’il arrêtait le jeux. Elle tente de stopper sa frénésie de joueur mais il l’a repousse et l’humilie devant toutes les personnes présentes. Une blessure profonde l’envahit et l’a pousse à s’enfuir « partir, partir, partir... ». Après, elle tenta de reprendre une vie normal en continuant de voyager.

Malgré beaucoup de longueur descriptive, la lecture est agréable. L’histoire aurait pu tenir en 50 pages avec la même moralité et moins de mots pour dire peu. Si vous avez besoin de longue description, je vous invite à vous replonger dans Madame Bovary de Gustave Flaubert. Et quelle image de la femme aussi, qui je comprends bien correspond à un état d’esprit de l’époque. Elle doit se marier avec un homme qu’on lui a imposé. L’amour reste une histoire de gourgandine et de femme légére. Sinon, les femmes ne savent pas vraiment ce qu’elles font, elle reste assez faible et tellement influençable. Alors que les femmes dans la vie de Zweig ont été très importantes. C’étaient des vraies amies, des confidentes, des conseillères aussi. Elles lisaient ces ouvrages, les corrigeaient, organisaient sa vie. Un sentiment partagé à la fin de cette lecture, entre la qualité de l’écrit, la contextualisation et de l’autre des longueurs de descriptions et un personne principale faible.

Cinéma
– 1967 par Dominique Delouche avec Danielle Darrieux
– 2003 par Laurent Bouhnik avec Agnès Jaoui et Michel Serrault

Du même auteur
Lettre d’une inconnue

Les avis des participantes à la lecture commune proposée par Métaphore
Métaphore : metaphorebookaddict.wordpress.com/2013/03/26/vingt-quatre-heures-dans-la-vie-dune-femme-stefan-zweig/
Bianca : deslivresdeslivres.wordpress.com/2013/03/25/vingt-quatre-heures-de-la-vie-dune-femme-2/
A Little bit dramatic : a-little-bit-dramatic.skyrock.com/3152232064-Vingt-Quatre-Heures-de-la-Vie-d-une-Femme-Stefan-Zweig.html

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