Vivre au Moyen Age : La France en 1400 – Christine Desgrez

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Paris 1400 : la France est en conflit avec l’Angleterre depuis plus de 40 ans et pour longtemps encore… Le long règne de Charles VI (1380-1422), qui couvre une période dramatique, est pourtant marqué par une éclosion artistique tout à fait exceptionnelle. Le Moyen Age se termine, on s’achemine vers la Renaissance, la capitale est à son apogée. Protégée du reste du royaume par d’épais murs fortifiés, elle abrite un épanouissement artistique sans précédent et devient le principal lieu d’approvisionnement des princes, tels que les ducs de Berry et de Bourgogne, en œuvres d’art. Les poètes et les musiciens gagnent l’enthousiasme de la Cour, les orfèvres créent des pièces toujours plus somptueuses, les enlumineurs réalisent des livres précieux, tant par leur contenu que par la richesse de leurs illustrations. Cet ouvrage met en lumière un pays de contraste, riche par le raffinement de ses arts, pauvre en raison de la guerre de Cent Ans.

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Le Moyen Age est une période historique très longue qui a connu beaucoup de changement et d’évolution. Christiane Desgrez propose ainsi dans son ouvrage Vivre au Moyen Age. La France vers 1400 de mieux comprendre l’Histoire dans sa globalité.

Bienvenue en 1400, vers la fin du Moyen Age en plein coeur de la guerre de 100 ans. La France connaît la guerre et quelques incertitude politique jusqu’au sacre de Charles VII en 1380 à Reims. Le livre traite l’aspect politique certes, mais aussi de la vie du monde paysan, la construction des palais, l’art, l’orfèvrerie, des divertissements, de la religion… Chaque double page est consacré à un sujet comme De l’homme à l’individu ou Vivre au mourir avec des illustrations qui peuvent être aussi bien des peintures, des sculptures ou de la tapisserie.

Les mécènes ont l’habitude de se faire représenter dans une oeuvre d’art pour que l’on se souvienne de leur puissance et de leur générosité. Le plus souvent représentés à genoux en prière, on les trouve parfois debout, tenant dans leurs mains la maquette d’un monument qu’ils ont fait construire. C’est une inscription ou des armoiries qui gardent la mémoire de leur nom. Le portrait, à partir de celui de Jean le Bon, n’a plus la même fonction. Il devient indépendant. Sa seule raison d’être est de survivre à son modèle. 

Un livre très complet qui montre l’évolution d’une société avec des explications courtes mais très précises. Les termes compliquées sont expliqués en marge du texte ou de l’image. Un plongeon dans une époque en pleine révolution artistique et culturelle. Toutefois, j’ai trouvé que l’auteure a très peu abordé l’influence du pouvoir catholique et la position de la femme, car cela restait une société très masculine et croyante.

Un ouvrage instructif et très intéressant surtout du fait qu’elle cible une période et qu’elle donne les clés pour comprendre des thématiques importantes. Une bonne mise en bouche sur la fin du Moyen Age.