Lire – Spécial Etats-Unis

Lire

Le magazine Lire a sorti en octobre 2011 (n°399) une édition spéciale « Etats-Unis » dans lequel est conseillé les incontournables à lire.

Voici « les hérauts des lettres américaines » :

imagesFreedom – Jonathan Franzen
4ème de couverture
Patty a décidé une fois pour toutes d’être la femme idéale. Mère parfaite, épouse aimante et dévouée, cette ex-basketteuse ayant un faible pour les bad boys a fait, en l’épousant, le bonheur de Walter Berglund, de St. Paul (Minnesota). A eux deux, ils forment le couple « bobo » par excellence. En devenant madame Berglund, Patty a renoncé à bien des choses, et d’abord à son amour de jeunesse, Richard Katz, un rocker dylanien qui se trouve être aussi le meilleur ami de Walter. Freedom raconte l’histoire de ce trio, et capture le climat émotionnel, politique et moral des Etats-Unis de ces 30 dernières années, dans une tragi-comédie d’une incroyable virtuosité. Comment vivre ? Comment s’orienter dans une époque qui semble devenue folle ?

41aQcg0iLmL._SY445_Mohawk – Richard Russo
4ème de couverture
Mohawk son dinner, sa middle class résignée, ses vies contrariées, ses secrets : une bourgade ouvrière piégée par la crise, ordinaire. Pourtant, Anne avait des rêves, Wild Bill n’a pas toujours été fou et la famille Grouse tolérait les Gaffney… Mais dans l’ombre des seventies, entre la honte des uns et le sacrifice des autres, l’étrange fils Younger pourrait bien contrer le destin.

 

 

Unknown-1Le rabaissement – Philip Roth
4ème de couverture
Pour Simon Axler, tout est fini. Il fut l’un des plus grands acteurs de sa génération. Il a maintenant soixante ans passés, et il a perdu son talent, sa magie, sa confiance en lui. Falstaff, Peer Gynt, Vania, ses plus grands rôles : il n’en reste rien, du vent. Quand il monte sur scène, il se sent incapable de jouer, d’entrer dans la peau d’un autre. Son épouse l’a quitté, son public aussi, son agent ne parvient pas à le convaincre de remonter sur les planches. Mais voici qu’une femme apparaît dans sa vie, et avec elle le désir et l’estime de soi…

 

41kU3RKlogL._SY445_Sunset Park – Paul Auster
4ème de couverture
Parce qu’il s’est toujours senti coupable de la mort accidentelle de son demi-frère, Miles s’est banni de sa propre histoire. Il a quitté sa famille, abandonné ses études, et travaille, en Floride, à débarrasser les maisons désertées par les victimes des subprimes. Amoureux d’une fille trop jeune, passible de détournement de mineure, Miles fait bientôt l’objet d’un chantage et est obligé – encore une fois – de partir. Il trouve alors refuge à Brooklyn où son fidèle ami Bing Nathan squatte une maison délabrée, en compagnie de deux jeunes femmes, elles aussi condamnées à la marge par l’impossibilité d’exprimer ou de faire valoir leurs talents respectifs. Désormais, Miles se trouve géographiquement plus proche de son père, éditeur indépendant qui tente de traverser la crise financière, de sauver sa maison d’édition et de préserver son couple. Confronté à l’écroulement des certitudes de toute une génération, il n’attend qu’une occasion pour renouer avec son fils afin de panser des blessures dont il ignore qu’elles sont inguérissables… Avec ce roman, Paul Auster rend hommage à une humanité blessée en quête de sa place dans un monde interdit de mémoire et qui a substitué la violence à l’espoir.

Drood – Dan Simmons
4ème de couverture
9 juin 1865. Le train qui ramène Charles Dickens à Londres déraille. Sur les lieux de l’accident, l’écrivain croise un mystérieux personnage : Drood. Créature spectrale, hallucination, obsession… Il guidera Dickens dans sa lente déchéance. Ami de l’écrivain et témoin de sa chute, Wilkie Collins tente d’en comprendre les raisons. Les bas-fonds de Londres feront office de cathédrale pour célébrer la veillée funèbre.

 

41f3IQw5xHL._SY445_Désolations – David Vaan
4ème de couverture
Sur les rives d’un lac glaciaire en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd’hui adultes. Mais après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l’accompagner dans ce projet fou en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent. Leur fille Rhoda, tout à ses propres rêves de bonheur, devient peu à peu le témoin impuissant du face-à-face implacable de ses parents, tandis que s’annonce un hiver précoce et violent qui rendra l’îlot encore plus inaccessible. Après Sukkwan Island, prix Médicis étranger 2010, le second livre de David Vann est une oeuvre magistrale sur l’amour et la solitude. Un roman inoubliable.

41Uyosnbg3L._AA160_La femme du tigre – Téa Obreht
4ème de couverture
Dans un pays des Balkans qui se remet d’un siècle de guerres, Natalia est chargée de vacciner les pensionnaires d’un orphelinat. Autour d’elle, tout n’est que superstitions. Les épidémies seraient des malédictions, les morts, des forces vives. Natalia rattache ces croyances absurdes aux contes que lui a transmis son grand-père. Mais l’histoire la plus extraordinaire, celle de la femme du tigre, il l’a emportée dans la tombe. En confrontant présent, souvenirs et légendes, Natalia comprendra les errements des générations passées, et les travers de la sienne.
512DoN37mAL._AA160_Cet instant-là – Douglas Kennedy
4ème de couverture
Ecrivain new-yorkais, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d’intervalle deux courriers qui le replongent dans son passé : les papiers de son divorce après vingt ans de mariage, puis le journal de son premier amour. 1984 : parti à Berlin pour écrire, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour Radio Liberty. Il rencontre Petra, sa traductrice. Entre eux, naît une passion dévorante. Peu à peu, Petra lui confie son histoire et le récit de son passage à l’Ouest. Thomas est bouleversé. Rien désormais ne semble pouvoir séparer les deux amants…

51f9S27bw-L._AA160_Jerzy Kosinski – Jerome Charyn
4ème de couverture
Portrait romancé du plus romanesque des écrivains du siècle dernier, Jerzy Kosinski tente de rendre l’énigme d’une vie littéraire tout en démesure et livre une chronique douce-amère de l’intelligentsia new-yorkaise des années 60.

 

 

51H0+xCbeHL._SY445_Un été à Cold Spring – Richard Yates
4ème de couverture
Après l’échec cuisant d’un premier mariage, Evan Shepard voit en la jeune Rachel Drake, joyau fragile d’une famille névrosée, la chance d’un nouveau départ. Mais, au cours de cet été 1942 à Cold Spring, la vie, la guerre et le poids des liens familiaux l’aideront à mesurer l’ampleur des désillusions à venir…

 

 

513ziUbr0+L._SY445_Un bouddhiste en colère – Seth Greenland
4ème de couverture
A Palm Springs, Californie, le soleil brille en permanence. Mais pas pour Jimmy Duke, ex-flic, ex-mari, ex-alcoolique. La déprime le guette dans son mobil-home, et ce n’est pas la présence de ses deux frères qui va lui remonter e moral. Quelle proximité pourrait-il avoir avec Randall, représentant au Congrès en pleine campagne électorale, en quête d’une image impeccable et séduisante à fournir aux médias ? Et avec Dale, petit malfrat qui à peine sorti de prison sur son fauteuil roulant imagine comment monter un coup ? Plus que jamais Jimmy voudrait être fils unique. Mais, malgré une pratique assidue du bouddhisme en ligne, il aura bien du mal à laisser ses frères s’agiter dans le bocal californien sans être tenté d’intervenir… D’autant qu’avec un chef de la police irascible, une candidate pétroleuse qui monte dans les sondages, une technicienne du bronzage dangereusement sexy et deux voyous prêts à tout, le cocktail pourrait être explosif… Avec le cynisme d’un Tarantino, Greenland s’amuse à regarder ses personnages courir à leur perte.

La médiathèque d’Epernay

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Pour l’été, la médiathèque d’Epernay (51) propose des sacs en papier craft surprises, histoire que l’on ne sache pas ce qui les compose. Une indication, une petite étiquette avec juste un sujet. J’ai emprunté la pochette avec noté dessus Amérique qui contient des coups de coeurs des bibliothécaires.

51F7FT9AZVL._SX342_ Sur les routes de l’Ouest : Sur les traces de l’expédition Lewis et Clark – Françoise Perriot
4ème de couverture
Le 3 mai 1803, Bonaparte cède définitivement aux Etats-Unis la Louisiane pour la somme dérisoire de quinze millions de dollars. La France ne se préoccupe guère de cette colonie américaine. Elle comprend pourtant ce que sont aujourd’hui (tout ou en partie) 15 États. Avec cette acquisition de 2 145 000 hectares les Etats-Unis doublent d’un coup leur superficie. Pour dompter cette terre du début du monde, qu’aucun Blanc n’a encore jamais foulée et peuplée de tribus indiennes inconnues, le président Thomas Jefferson envoie deux jeunes capitaines, Lewis et Clark, à la tête d’une petite équipe d’hommes sûrs et rudes, avec pour mission de découvrir une voie fluviale, qui, remontant le Missouri, conduirait jusqu’au Pacifique… Cette expédition qui changea la destinée de la nation américaine se nommait  » Corps of Discovery « . Au milieu de cette troupe d’hommes – dont plusieurs Frenchmen – aux caractères bien trempés, une jeune femme avec un bébé : Sacajawea, l’Indienne Lemhi Shoshone. Son courage et son endurance lui vaudront l’admiration de tous et lui ouvriront les portes de la légende. L’envergure et le succès de cette expédition – la première exploration officielle des Etats-Unis – l’ont classée parmi les explorations les plus importantes du monde. Alors que les Etats-Unis célèbrent avec éclat le bicentenaire de l’expédition (1804-1806), l’auteur, qui a vécu plusieurs années au Montana, où pendant près de six mois, les explorateurs vécurent des événements marquants, décide de remonter le temps en suivant le tracé de l’exploration ; sortant des sentiers battus du récit historique, elle se mesure, 200 ans après, au souvenir de cette grande épopée. En suivant la route des explorateurs on peut encore s’aventurer dans des paysages indomptés et ressentir l’émotion des premiers découvreurs.

51NJ4R929GL._AA160_Sacrés Américain! Nous les Yankees, on est comme ça – Ted Stanger
4ème de couverture
Après Sacrés Français !, son impertinent best-seller, Ted Stanger récidive. À l’issue de dix années passées en France, notre Yankee parisien est retourné chez lui, dans l’Ohio, et nous livre ses impressions sur une Amérique qu’il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l’Amérique profonde. Ted Stanger décrypte avec humour le système électoral diaboliquement complexe de ce pays où les lois changent d’un État à l’autre. Il raconte la patrie du Dieu Dollar et des fous de Dieu ; le sexe à l’américaine où puritanisme et sexualité débridée se côtoient allègrement ; l’apocalypse gastronomique qui sévit au pays du fast-food et nous menace déjà… Anti-américains ou pro-américains, chacun se régalera à la lecture de ce livre qui nous permet de mieux comprendre le nouvel Empire.

L’erreur est humaine – Woody Allen
4ème de couverture
Woody Allen mêle le ridicule à l’invraisemblable sans oublier d’y mettre une pincée d’acide. Il renoue avec un sens du décalage, de la dérision et de l’absurde qui rappelle l’esprit de ses premiers films. Avec, comme toujours, des dialogues à hurler de rire.

 

 

41VU3YoZrmL._SY445_Tout ce que j’aimais – Siri Hustvedt
4ème de couverture
Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d’artistes ont partagé les rêves de liberté de l’époque. De l’art et de la création, ils ont fait le ciment d’une amitié qu’ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n’a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies… Siri Hustvedt convie ici à un voyage à travers les régions inquiétantes de l’âme : bouleversant, ambigu, vertigineux, Tout ce que j’aimais est le roman d’une génération coupable d’innocence qui se retrouve, vingt ans plus tard, au bout de son beau rêve.

UnknownMon vélo et autres amis – Henry Miller
4ème de couverture
Dans cet ouvrage, véritable cantique à l’amitié, Henry Miller dessine les portraits colorés de ses compagnons des bons et des mauvais jours, comme il a commencé à le faire dans Le Livre des amis.
S’ils sont moins connus qu’Anaïs Nin, Alfred Perlès ou encore Conrad Tericand, le  » diable au paradis « , ces autres amis n’en méritaient pas moins l’hommage vibrant que leur rend ici l’auteur des Tropiques et de La Crucifixion en rose.

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Libralire – 11ème – Paris

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Voici les conseils que m’a donné la charmante libraire de la librairie la Libralire, juste à deux pas de La maison des métallos. Gentiment avec un regard souriant j’ai senti son amour des livres qu’elle exprimait à demi-mots.

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Fille noire, fille blanche – Joyce Carol Oates
4ème de couverture
Elles se rencontrent au coeur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collège prestigieux où elles entament leur cursus universitaire. Genna Meade, descendante du fondateur du collège, est la fille d’un couple très  » radical chic « , riche, vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d’une école communale de Washington. Nourrie de platitudes libérales, refusant l’idée même du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d’une fille noire issue d’un milieu modeste et affrontant l’oppression. Et ce, malgré l’attitude singulièrement déplaisante d’une Minette impérieuse, sarcastique et animée d’un certain fanatisme religieux. La seule religion de Genna, c’est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l’époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu’à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans – et des vies détruites – plus tard, elle tente de s’expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l’Amérique.

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Moins que zéro – Bret Easton Ellis
4ème de couverture
En 1985, le roman d’un jeune homme de vingt et un ans prenait la température de l’Amérique. Et prédisait, avec l’autorité et la lucidité exceptionnellement accordées à la jeunesse, que le climat allait se refroidir. Le livre, vite acclamé pour être plus vite encore réduit à une célébration du vide, décrivait en réalité, avec ironie et compassion, la misère de la jeunesse dorée de Beverly Hills ou de Bel Air. Misère de la drogue devenue pharmaceutique, du sexe cadenassé par la pornographie, de l’argent fétichisé, du langage édulcoré surtout. Jamais la richesse n’avait été aussi pauvre. Mais, indifférent au sort des particules pétrifiées, trop savant pour se soucier de l’avenir, assez élégant pour dissimuler ses inspirations, Bret Easton Ellis détournait déjà son regard de la religion cathodique pour le poser ailleurs :  » […] ils se retournaient pour lever les yeux vers l’écran monolithique sur lequel on balançait les images. Certains prononçaient les paroles de la chanson en cours. Mais je me concentrais sur ceux qui ne prononçaient pas les paroles ; sur ceux qui les avaient oubliées ; sur ceux qui ne les avaient peut-être jamais sues ». Impassible, Bret Easton Ellis invite à le lire ceux qui savent se taire, ceux qui savent oublier, ceux qui n’ont jamais cru devoir apprendre.

51HivjYEjzL._SY445_ La tête hors de l’eau – Dan Fante
4ème de couverture
Après Rien dans les poches réédité par 13e Note, voici la suite des aventures de Bruno Dante à Los Angeles. Notre héros, apparemment assagi, gagne maintenant sa vie dans le télémarketing. C’est le calme avant la tempête, une tempête nommée Jimmi. « Dans la rue, en allant au magasin, j’ai eu comme un éclair de compréhension. Ma vraie difficulté, mon problème, ce n’étaient pas mes accès de dépression ou mon alcoolisme ou mes échecs professionnels, ni même la peur inexprimée d’être un foutu cinglé. Mon problème, c’étaient les gens. Et il yen avait partout. Pour sortir de l’enfer, il reste l’humour et l’écriture : ça tombe bien, Dan Fante a une forte propension au- premier et un réel talent pour la seconde. Marchant la tête haute dans les pas de Bukowski et de Hubert Selby Jr, son idole révérée, il fait de son odyssée sur le fil […] un petit chef-d’oeuvre d’émotion, de drôlerie désabusée et de compassion. Un roman violent et plein de vie, hérédité oblige. Tendrement rock’n’roll.

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Un livre de John Carver

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116 rue Saint-Maur
75011 Paris

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I Love my blender – 4ème – Paris

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Je suis allée voir le très charmant et sympathique libraire de I love my blender au coeur du marais, pour lui demander des coups de coeurs en littérature américaine.

 

 

 

 

 

Voilà ces deux conseils du moment :

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Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka
4ème de couverture
Empruntant largement à l’histoire de ses grands-parents, déportés comme des centaines de milliers de citoyens américains d’origine japonaise, après l’attaque de Pearl Harbour, Julie Otsuka retrace le destin d’une paisible famille de Berkeley. Dans ce climat de psychose et de peur collectives où chacun est soupçonné d’être un traître au service de l’empereur, commence une lente descente aux enfers… Alors que le père est déjà interné, la mère et ses deux jeunes enfants sont envoyés dans un camp de l’Utah aux confins du désert. Un exil fait de privations et de souffrance, où les pires sévices sont perpétrés dans l’indifférence générale. Trois ans plus tard, lorsque le monde sort de sa folie et qu’arrive le temps des retrouvailles, c’est une famille brisée qui doit réapprendre à vivre avec ses voisins.

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Huit saisons – Justin Cronin
4ème de couverture
– Mes parents ne sont pas là, explique 0’Neil. Ils sont morts il y a longtemps. Je me marie tout à l’heure et c’est peut-être ça qui me préoccupe. – Ça ne m’étonnerait pas, dit Alice. C’est très dur, dans ce genre d’occasions. Ils doivent vous manquer. – Il me reste ma soeur, en revanche, dit 0’Neil. Et Mary, évidemment. J’ai Mary. – Alors vous avez une famille, dit Alice. Une famille, c’est ça, d’après moi : des gens qui veillent sur vous. Et c’est l’histoire d’une famille, sur une génération, qu’on découvre dans Huit saisons, au fil de huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. Chacun de ses membres va son chemin, les études, le travail, le mariage, les enfants… Mais chez Justin Cronin, ce n’est jamais un chemin facile, car chacun a son secret : un amour qui n’ose pas se déclarer, une grave maladie qu’on tente de cacher, un drame vécu autrefois qui revient vous hanter… Sous l’apparente banalité des jours et des destins, sous le tissu protecteur de l’affection et de l’entraide, se dissimulent bien des angoisses et des détresses.

I love my blender
36 rue du temple
75004 Paris

 

Site : www.ilovemyblender.fr

La médiathèque de Sèvres

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La médiathèque de Sèvres vous propose une liste d’ouvrages cultes de la littérature américaine, sur New-York pour les adultes et les enfants.

Lien vers les suggestions adultes : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/litt_am_adu.pdf

Lien vers les suggestions enfants : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/bibliojeunesseusa.pdf

Lien vers les suggestions autour de livres sur New-York : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/new_york_bio.pdf

Lien des suggestions de films américains : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/cine_us_bio.pdf

Lien vers des suggestions de bande-original de film : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographiebandesoriginalesdefilmsaus.pdf

Lien vers des suggestions pour découvrir le jazz : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographiejazzus.pdf

Lien vers des suggestions des compositeurs américains : www.ville-sevres.fr/e_upload/pdf/discographielescompositeursdemusiqueclassiqueus.pdf

Chantelivre – Issy-les-Moulineaux

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Je suis allée à la rencontre du libraire roman adulte de la librairie à Issy-les-Moulineaux en face de la sortie de métro Mairie d’Issy pour lui demander des conseils de lecture concernant la littérature américaine.

Voici les livres conseillés « qui l’ont touché« .

  • Féroces de Robert Goolrick – Pocket

51zDSAeF13L._SY445_4ème de couverture
Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler.
C’étaient les années 1950, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l’esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c’était la seule chose qu’ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d’ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker. Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l’extérieur de ce qui se passe à la maison. A la maison, il y avait des secrets… Les Goolrick étaient féroces.

  • Blessés de Percival Everett – Babel

41fzLinT+6L4ème de couverture
Voilà des années que John Hunt, qui a maintenant atteint la quarantaine, a choisi de se détourner de la société des hommes en allant vivre dans un ranch où, aux côtés d’un oncle vieillissant, il élève des chevaux. Mais le fragile éden de ces deux hommes noirs dans le grand Ouest américain vient à se fissurer : un jeune homosexuel est retrouvé dans le désert battu à mort, un fermier indien découvre deux de ses bêtes sauvagement assassinées, et l’inscription « Nègre rouge » en lettres de sang dans la neige… C’est dans ce contexte menaçant que John s’interroge sur ses choix de vie depuis la mort tragique de sa femme, sur les silences coupables qui couvrent les agissements d’un inquiétant groupe néonazi, sur la fin imminente de l’oncle Gus, sur l’amour, enfin, qu’une jeune femme vient réveiller en lui… Privilégiant une écriture de l’action qui exalte les puissances du non-dit, Percival Everett propose, à travers une subtile dénonciation de toutes les haines – raciale, sexuelle – qui meurtrissent l’Amérique contemporaine, une variation sur l’humaine condition, dans sa bouleversante vulnérabilité.

  • Emily de Stewart O’Nan – Points

4ème de couverture
Dans la vie d’Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd’hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-soeur, Arlene, lui tient compagnie. Emily aime la musique classique, les musées, les petits déjeuners copieux du Eat’n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. A 80 ans, le temps semble infini et la solitude se change en une liberté inédite.

  • Parlez moi d’amour de Raymond Carver – Points

51+OB68ovyL._AA160_4ème de couverture
En pleine nuit, Nancy discute dans son jardin avec Sam, son voisin, pour fuir le souffle alcoolisé de son mari. Entre deux avions, Les risque une impossible réconciliation avec son père. Lors d’un dîner entre amis, Mel tente vainement de donner une définition de l’amour. Dans une Amérique moderne déchiquetée, une humanité à la dérive s’accroche à une idée fixe : la poursuite du bonheur.

  • Un don de Toni Morrison – 10/18

images-284ème de couverture
Dans l’Amérique du XVIIe siècle, celle des vastes étendues et des territoires vierges, Blancs, Noirs, Indiens subissent encore la même oppression. Jacob, un négociant anglo-néerlandais vit avec sa femme Rebekka en Virginie. Lorsqu’il se rend chez un planteur de tabac qui lui doit une forte somme, ce dernier ne pouvant le payer, lui propose une esclave. En dépit du mépris qu’il a pour ce système, Jacob accepte de prendre avec lui Florens, une enfant noire de huit ans. Elle formera avec Lina, seule survivante de sa tribu indienne et Sorrow, une adolescente blanche, un surprenant trio de domestiques. Roman polyphonique, Un don traverse l’Amérique des origines, transcende les genres, bouleverse.

  • Dites-leur que je suis un homme de Ernest J. Gaines – Liana Levi

4ème de couverture
Dans la Louisiane des années quarante, un jeune Noir, démuni et illettré, est accusé d’avoir assassiné un Blanc. Au cours de son procès, il est bafoué et traité comme un animal par l’avocat commis d’office. Si le verdict ne fait aucun doute, l’accusé, lui, décide de mener un combat pour retrouver aux yeux de tous sa dignité humaine…

 

Chantelivre
Esplanade de la Mairie
92130 Issy-les-Moulineaux
01 41 46 00 92