Né d’aucune femme – Franck Bouysse

Tout commençait simplement. Un enfant qui s’enfuit de la maison pour voir les chevaux. Puis c’est un curé qui partage son mal-être. Et enfin, on va rencontrer Rose. Et son histoire va vous bouleverser. Vous voulez savoir pourquoi?

Le livre débute avec la course d’un enfant dans un box pour caresser un cheval. On connaît juste son prénom. Il a profité d’un moment d’absence de surveillance pour s’enfuir. Devant le jeune garçon, le cheval se cabre. Puis nous changeons de personnage pour rencontrer un prêtre. Un homme qui a voué sa vie à garder les confidences mais cette histoire lui pèse sur la conscience. Un jour, une femme au confessionnal lui a demandé de récupérer des journaux intimes qui seront sous la robe d’une femme internée décédée. Il a fait la promesse de le faire. Une fois dans l’asile au plus prêt du corps, il s’acquitte de son engagement. A partir de ce moment, sa tranquillité d’esprit prend fin. Il découvre dans un journal intime la terrible vie de la jeune Rose qui n’a pu garder sa part d’innocence que jusqu’à ces 14 ans. Très vite, elle va découvrir ce qu’elle est le sens d’être une femme et d’être seule. Ensuite cela a été une descente dans la souffrance et la désillusion. Autour de son histoire, des personnages terribles et sensibles se profilent. Aucune rédemption ne sera possible pour aucun d’entre eux.

La première surprise quand on débute la lecture, c’est la qualité d’écriture de Franck Bouysse. La beauté des mots m’a tout de suite séduite. Qu’importe où il voudra m’emmener je le suivrai page après page. Et il sait y faire. Car il nous invite à suivre les petits cailloux qu’il sème. C’est juste pour mieux nous perdre par la suite et nous surprendre à la fin. La noirceur et la faiblesse humaine l’inspire indéniablement. Faut-il de longue description et des détails pour décrire l’horreur? Quelques mots suffisent pour parler d’un viol. En faut-il pour le lecteur pour comprendre l’horreur de la situation? Non. On se sent mal et on en enrage face à tant d’injustice. J’avais envie d’aller la protéger face à cette famille des Forges si cruelle. Pourtant, Rose reste digne et reste forte dans la mesure du possible. Un flot de sentiments divers me traverse au fur et à mesure de l’histoire. Impossible de rester insensible du début jusqu’à la fin. Quand enfin on arrive à la dernière page, je me suis sentie un peu soulager.

Franck Bouysse montre à nouveau son incroyable talent de conteur dans ce roman choral. Ne ratez pas une rencontre avec l’Homme et sa cruauté.

Un grand merci à Belette qui m’a incité à lire ce roman.

L’avis de Belette : « Amoureux des grands romans, amoureux des belles plumes, lecteurs/trices qui veulent lire autre chose que de la littérature fast-food (sans pour autant commencer à lire des Classiques), ceux ou celles qui aiment qu’on leur retourne les tripes avec des mots et des personnages qui marquent, à tous ceux et celles qui aiment les belles histoires, je ne dirai qu’une seule chose : lisez-le, nom de Dieu ! »

L’avis de Dealer de lignes : « Une nouvelle histoire qu’il murmure à l’oreille des lecteurs, bouleversant leur cœur, et hantera pour toujours et à jamais les lecteurs qui croiseront le chemin de Rose. »

L’avis du Collectif Polar : « Sur la toile au final, une vie qui chaque fois s’élance et chaque fois retombe, coupée dans son élan par le sort qui s’acharne. Las, cette dynamique répétitive, cette plongée lente dans le drame, cette surenchère de malheurs ont fini par me lasser. Le début du récit, volontairement énigmatique, m’a aussi déconcertée.  J’aurais voulu qu’il en soit autrement.« 

L’avis de Stelphique : « Mon cœur a littéralement explosé. Et je ramasse encore les mots-morceaux éparpillés , et j’écris, avec dans les yeux la plus passionnée des admirations dans mon petit carnet: Coup de Coeur !  »

L’avis d’Au milieu des livres : « Si, comme pour ma précédente lecture, le récit m’a paru parfois légèrement cousu de fil blanc, j’ai pris un plaisir évident à lire cette histoire polyphonique qui donne une voix à chaque personnage pour mieux le lier au lecteur. De l’attachement à la répulsion, il restera suspendu à ces pages hypnotiques où l’écriture incisive et tranchante traduit un besoin impérieux de consigner sur le papier, l’emprise des monstres aux multiples visages. »

L’avis de Mes échappées livresques : « Une plume envoûtante, d’une grande sensibilité. Et, il y a cette odeur de terre et de mousse qui nous envahit tout au long de cette lecture. »

L’avis de Gruznamur : « Avec Né d’aucune femmeFranck Bouysse signe son roman le plus émouvant. A n’en point douter, une histoire et des personnages qui resteront longtemps en mémoire, et des émotions ineffaçables. Il n’y a que les écrits d’un très grand écrivain pour réaliser une telle performance. Inoubliable, j’insiste ! »

Lire l’interview de Gruznamur avec Franck Bouysse

Du même auteur : Glaise

2 réflexions sur “Né d’aucune femme – Franck Bouysse

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